Monday, July 30, 2007

NY Times: The Week Ahead

July 30, 2007

Listing by Daniel J. Wakin

There is more Beethoven throughout the week, including a performance by the DEUTSCHE KAMMERPHILHARMONIE BREMEN, a stripped-down precision ensemble led by Paavo Jarvi, the music director of the Cincinnati Symphony. His Beethoven performances with the Bremen chamber orchestra are notably fleet and vivid. The pianist Ingrid Fliter is the soloist.
Thursday, August 2, at 8 p.m., Rose Theater, Broadway at 60th Street; $30 to $60.

DKAM Tour blog!

This is a link to a travel blog. it has all the nessesary info about the tour!

http://www.radiobremen.de/magazin/kultur/musik/kammerphilharmonie/reise_2007/

CD REVIEW: Beethoven Symphonies 3 & 8

24 July, 2007

Another fantastic review!

www.classicstoday.com


Beethoven Symphonies 3 & 8
10/10

Unbelievable! Just when you thought you'd heard it all, along comes a new Beethoven symphony disc that proves once again that there's no such thing as a definitive performance, and that the music still has more to say than even the most diehard collector has yet heard. The Eroica is probably the most difficult of all the Beethoven symphonies to play and conduct, requiring endless reserves of stamina and a powerful interpretive imagination, and those are exactly the qualities in evidence here. The fact is that we live in a wonderful time if you're a fan of classical-period orchestral music. The authentic-performance-practice movement has convincingly demonstrated the validity of many of its precepts not so much in the number of outstanding performances it has delivered, but by showing how with proper attention to questions of balance, texture, accent, and phrasing, it's possible to improve the overall quality of results. In short, Beethoven's music responds better to this approach.
So take this extremely propitious interpretive paradigm, and add to it the playing of arguably the greatest chamber orchestra in the world, led by a conductor with exciting but always idiomatic and musically apt ideas, and you get a joyous, athletic Beethoven at his very best. The first thing you notice about this swiftly paced, irresistibly urgent Erocia is the exceptional clarity of texture. For example, listen to the woodwinds (bassoons particularly) at the start of the first-movement development section, or in the rugged, minor-key variation at the center of the finale. It's impossible to praise the playing highly enough: the solo oboe in the funeral march is simply magnificent, as are the horns in the trio of the scherzo.
Järvi deserves just as much credit. He creates an incredible amount of tension in the first-movement development's dissonant pile-up, and plays the heroic main theme in the coda as Beethoven scores it, but without any sense of anticlimax. Best of all, he offers the most physically exciting account of the coda since Szell, and no praise can be higher than that.
The Eighth Symphony is equally splendid: in the outer movements especially you just might think you're hearing the music for the very first time. Beethoven's scoring seldom has sounded less clogged, with each layer of texture distinctly audible and in perfect balance. Järvi builds the development section to a positively explosive climax at the moment of recapitulation, but you can actually hear the main theme as it enters in the bass. The second movement is notable for its wit, the chirping winds complemented by violin playing of stunning finesse. Careful observance of Beethoven's dynamics makes the whole thing especially delicious. Järvi captures the mock pomp of the minuet with just the right emphasis at a tempo that never drags, while the finale is simply insane, an unforgettable romp that banishes forever the notion that the Eighth Symphony is in any way slighter or less engaging than its formally larger and more popular predecessor.
The performances are complemented by SACD stereo and surround sonics that have the music leaping from the speakers. On evidence here, this cycle (which Järvi is currently taking on tour) is going to be absolutely stupendous. It's wonderful to see a major label going to bat for it, and it deserves to sell like the latest Harry Potter novel. I don't care if you already own three or four dozen recordings of this music: you really do need this one.

David Hurwitz

Paavo Järvi à la recherche du vrai Beethoven

26 July, 2007



www.cyberpresse.ca

Article by Claude Gingras

La Presse

La Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (Philharmonie allemande de chambre de Brême) donne l'intégrale des neuf Symphonies de Beethoven avec son chef Paavo Järvi en quatre concerts ce week-end à l'Amphithéâtre de Lanaudière. Et par ordre numérique. Premier concert demain soir, 20 h: Symphonies nos 1, 2 et 3, dite Eroica.

La brochure du Festival annonce 60 musiciens. Surprise du chef: «Nous sommes 43, comme lors de notre première visite ici, en 2005 (pour un concert Beethoven comportant l'Eroica). Ce nombre correspond aux orchestres du temps de Beethoven.»

Le chef estonien - fils d'un autre chef, le réputé Neeme Järvi - utilise la nouvelle édition Bärenreiter de Jonathan Del Mar. C'est aussi le texte choisi par Nézet-Séguin pour son intégrale (de 2005 également) et par Nagano pour ses Beethoven isolés.

Basée sur les manuscrits et parties orchestrales de l'époque, l'édition Bärenreiter découvre des articulations, staccatos, liaisons, dynamiques, des notes même, absents des éditions courantes comme Eulenburg. «Ceux qui préparaient ces éditions (chefs d'orchestre pour la plupart) prenaient pour des erreurs certaines audaces de Beethoven, explique M. Järvi. C'est pour cela que Mahler, par exemple, prend la peine d'écrire: «Ceci n'est PAS une erreur!» Par contre, l'instrumentation et les tempi demeurent les mêmes dans toutes ces éditions. Mais tous ces détails restent assez secondaires. Ce qui compte, c'est ce que Beethoven a cherché à exprimer derrière les notes.»

M. Järvi précise qu'il fait toutes les reprises, dispose ses violons à gauche et à droite du podium et dirige avec la partition.

Une certaine raideur marquait l'Eroica de 2005 et revient dans le tout récent enregistrement Järvi-Bremen de l'oeuvre (dans le cadre d'une intégrale en cours, chez Sony-BMG). Le vibrato est-il en cause? Laissons M. Järvi expliquer. «Nous n'avons pas de philosophie pour ce qui concerne le vibrato. Nous ne sommes pas fanatiquement contre. Nous l'employons selon le contexte, quand cela est nécessaire, mais nous n'en abusons pas.»

Je reviens sur la raideur. «Beethoven ne connaissait pas Wagner, lance M. Järvi. Je veux dire: Beethoven ne connaissait pas l'expression romantique que Wagner créa plus tard.»

Cette expression a nourri les interprétations de Furtwängler, Klemperer, Knappertsbusch et Bruno Walter, qui restent les préférées de M. Järvi. Furtwängler surtout. «Oubliez les Norrington et Harnoncourt. Personne ne connaît Beethoven comme Furtwängler!»

Des chefs beethovéniens surestimés? «Toscanini. Trop de stress.»

Paavo Järvi place les neuf Symphonies de Beethoven au sommet du répertoire orchestral tout entier. Sa préférée: l'Eroica. «Un choc. Rien de tel n'avait été écrit jusque-là.» Une qu'il aime moins? «J'ai des problèmes avec la septième. Je trouve le final vide. (Pause.) Mais toutes sont des chefs-d'oeuvre!»

Thursday, July 26, 2007

CD REVIEW: Beethoven Symphonies 3 &8

25 July 2007



ClassicsToday.com 10/10




Here is a wonderful review of Paavo's latest Beethoven Symphonies instalment!



LUDWIG VAN BEETHOVENSymphonies n° 3 et 8 Deutsche Kammerphilharmonie Bremen Paavo Järvi RCA- 88697 00655 2(SACD)Référence: Gielen (Vox et EMI); Scherchen (Westminster); Karajan 1977 (DG)


Si vous avez lu l'éditorial dans lequel je traite Paavo Järvi de "Nouveau Grand-Prêtre de Beethoven" ce commentaire ne sera pas une surprise pour vous. À paraître en Amérique du Nord le 31 juillet 2007 (en même temps que les intégrales de ce tandem à New York et Chicago), récemment paru en Europe, ce SACD, premier volet d'une intégrale, est ce qui est arrivé de plus fulgurant sur le marché beethovénien depuis les versions Scherchen et Harnoncourt.
Il y a évidemment lieu de détailler par le menu la fulgurance visionnaire (car ce Beethoven est avant tout fulgurant et visionnaire) des interprétations beethovéniennes de Paavo Järvi, mais on ne va pas s'appesantir longuement. Si vous ne me croyez pas lorsque je vous dis que ce disque est purement et simplement frappé du sceau du génie, tant pis pour vous et passez à autre chose. Car il y a des moments, rarissimes dans une vie de critique, où on entend une interprétation à propos de laquelle on se dit que toutes les respirations, tous les tempos, tous les phrasés, toutes les couleurs jusqu'au moindre dosage de la timbale, sont le très exact reflet de ce qu'on a toujours voulu entendre dans une oeuvre. Par rapport à mon parcours musical, mes goûts, mon imaginaire, l'Héroïque et la Huitième de Beethoven par Paavo Järvi représentent exactement cela.
Les éléments majeurs en sont les suivants. L'Héroïque est, à la base, la symphonie de l'espoir français de Beethoven, au moment où il envisage d'aller quêter la reconnaissance à Paris. Cette destination a une notable influence sur l'orchestration, le rôle des cuivres et timbales, mais, plus que tout, sur l'esthétique du 2e mouvement: une marche dans une couleur proche des Gossec et autres Méhul, mais avec, en prime, le génie de Beethoven. Järvi en concert avance la timbale dans l'orchestre, sur la droite. Les couleurs sont uniques dans toute la discographie, riche pourtant sans doute de deux cent versions.
On pourrait avoir peur que l'approche soit très "rentre dedans" (violente) avec des pets de cuivres ici ou là. Mais la musicalité racée de Paavo Järvi nous évite tout cela: cela reste du Beethoven et ne tient pas de l'agitation baroquisante. De fait, les cordes gardent la primauté, le reste agissant en coloration de cette masse en perpétuel mouvement (ici la Huitième devient une étude sur l'imbrication des lignes et motifs, souvent en syncope d'ailleurs).
Le Beethoven de Järvi est vif, mais pas d'une vivacité crispée. Il y a un sens de la cinétique et de l'accumulation d'énergie que l'on trouve très rarement ailleurs (écoutez la dernière minute du 3e mouvement de l'Héroïque ou la fulgurance inimaginable des volets extrêmes de la Huitième). Paavo Järvi ne fait aucune concession: les pizzicatos du Finale de la 3e Symphonie sont a tempo. Tant dans le 1er mouvement que dans le Finale des symphonies on n'observe pas le moindre relâchement alors que l'heure n'est même pas à la tension; elle est à la surtension! À noter que le thème du Finale de l'Héroïque est joué par un concertino de cordes. De toutes manières ce disque est inépuisable. On l'écoute trois fois, six fois, neuf fois... C'est à chaque reprise encore meilleur que le souvenir qu'on en avait.
Le grand frisson dispensé par ce SACD tient au double fait que, par bonheur pour un chef souvent meilleur en vrai qu'au disque, les prestations immortalisées sont très précisément le reflet de ce qu'on peut vivre en concert et que l'orchestre qu'il dirigé joue le jeu à fond. Aucun musicien blasé ne pourrait suivre un tel rythme. C'est la MUSIQUE à son plus physique, à son plus entier, à son plus génial.
--Christophe Huss

Paavo in Canada!

25 July 2007

Here are the links to an article in the Canadian magazine La Scena Musicale

http://www.scena.org/pdf-files/sm12-X.pdf

http://www.scena.org/index-en.asp