Sunday, January 31, 2010

Ehrenurkunde für Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen

KLASSIK HEUTE

(20.01.2010)

Die Jury des renommierten Preises der Deutschen Schallplattenkritik hat die Künstler bekannt gegeben, die im Rahmen der Jahrespreise 2010 eine Ehrenurkunde erhalten. Mit den Ehrenurkunden werden keine speziellen Aufnahmen ausgezeichnet, sondern die Ehrenurkunden werden an Persönlichkeiten vergeben, die sich um die Musikaufzeichnung auf Ton- und Bildträgern in besonderer Weise verdient gemacht haben. Sie werden jeweils an einen Interpreten aus den Bereichen Klassik, Nichtklassik sowie an einen Produzenten vergeben. Mit der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen wird zum ersten Mal ein Orchester mit einer Ehrenurkunde ausgezeichnet. In seiner Begründung schreibt der Preis der Deutschen Schallplattenkritik: „Im Klassik-Bereich wird Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen ausgezeichnet, die in den vergangenen Jahren immer wieder und zuletzt mit ihrem Beethoven-Zyklus unter Paavo Järvi hochkarätige Produktionen veröffentlicht hat.“ Die Preisvergabe verbunden mit einer ausführlichen Würdigung des Orchesters erfolgt im September 2010 im Rahmen eines Konzertes der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen beim Beethovenfest Bonn.


Diese Auszeichnung durch den Preis der Deutschen Schallplattenkritik ist eine große Ehre für Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen,“ bedankt sich Orchestergeschäftsführer Albert Schmitt. „Über die Ehrenurkunde freuen wir uns ganz besonders, weil sie die künstlerischen Leistungen über einen jahrelangen Zeitraum würdigt und damit die Kontinuität unserer Arbeit auf höchstem Niveau unterstreicht.“

Da in der Begründung der gerade vollendete Beethoven-Zyklus besonders erwähnt wird, gilt diese Ehrung natürlich auch für Paavo Järvi, den Künstlerischen Leiter der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen.


Friday, January 29, 2010

Apothéose sonore et adieu à la vie

ResMusica.com
par Michèle Tosi
(07/01/2010)


Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°9 en ré mineur. Frankfurt Radio Symphony Orchestra, direction : Paavo Järvi. 1 CD RCA. Code barre et référence : 8697542572. Enregistré en novembre 2008 à l’Alte Oper de Frankfurt (enregistrement live). Notice trilingue (allemand, anglais, français). Durée : 65’39’’



Anton Bruckner travaillera près de dix ans à sa neuvième et dernière symphonie - qu’il dédie « au Bon Dieu »- sans pour autant parvenir à la terminer. Si le projet d’un quatrième mouvement est attesté par la présence d’esquisses, le sous-titre d’Abschied vom Leben (Adieu à la vie) donné à l’Adagio laisse à penser que Bruckner, sentant la mort venir, renonce à aller plus loin, considérant d’ailleurs ce troisième mouvement comme ce qu’il avait écrit de plus beau.

A la tête de l’Orchestre de la Radio de Frankfort devenu spécialiste de ce répertoire symphonique, son directeur musical Paavo Järvi met à l’œuvre son sens de l’architecture et sa capacité à maîtriser les forces en présence. Dès le premier mouvement, le son, dans son ampleur et sa plénitude, se déploie dans un espace idéal confrontant dans un bel équilibre des masses, la verticalité du premier thème et l’horizontalité du second. C’est la gestion du temps – entre suspension et relance d’énergie – et la juste mesure des respirations qui donnent souffle et cohérence à cet admirable premier mouvement d’une puissance sans monumentalité et d’une expressivité sans grandiloquence. La ronde fantastique du Scherzo est menée avec une implacable rigueur, l’énergie du son et la jubilation des timbres captivant l’écoute au même titre que la précision des contours et la netteté des attaques. Si l’Adagio referme presque symétriquement ce triptyque, il nous immerge mieux encore dans son flot symphonique dont l’intensité vibrante, sous la conduite habitée de Paavo Järvi, devient ici une quête mystique ouvrant sur l’infini : à écouter religieusement.

« Rroognntuudjuuu ! » Järvi encore !!!

Resmusica.com
par Pierre-Jean Tribot
(21/10/2007)


Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonies n°3 en mi bémol majeur op. 55 ; n°4 en si bémol majeur op. 60 ; n°7 en la majeur op. 92 ; n°8 en fa majeur op. 93. Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, direction : Paavo Järvi. 2 CD RCA 88697029332 (n°4 et n°7) & 8697006552 (n°3 et n°8). Code barre : 8 86970 06552 (n°3 et n°8) et 8 86971 29332 (n°4 et n°7). Enregistré entre juin 2004 et août 2005 au à Berlin. Notice de présentation en anglais, français et allemand. Durée : 69. 32’et 69’23.


Nouveaux enregistrements et nouveaux miracles de la part du chef Paavo Järvi. Après avoir revisité en profondeur, les concertos pour orchestre de Bartòk et Lutoslawki, la musique anglaise, Rachmaninov et en attendant un album Tchaikovsky, le futur directeur de l’Orchestre de Paris décape Beethoven avec une rare efficacité.

Il peut être difficile au lecteur de croire qu’après Harnoncourt il est encore possible d’aller plus loin dans les symphonies du grand sourd et à la tête d’un orchestre de chambre. Mais Jarvi, au lieu d’enfoncer les portes ouvertes avec une lecture rapide et brutale façon Antonini, prend le temps d’ausculter les moindres parcelles de musique à la recherche d’un éclairage ou d’un contre-chant inattendu. Dès lors, la force du musicien c’est de combiner l’horizontalité, la verticalité, avec le sens des détails et un beau travail sur les contrastes. Il suffit d’écouter la Symphonie n°8, souvent passage obligatoire des intégrales, et en particulier le délicat allegretto pour avoir une synthèse de son apport beethovénien. Dans un tempo allant, mais pas trop précipité, le chef tisse un véritable univers sonore suggestif où les allusions au métronome de Mälzel sonnent ici comme un véritable réveil matin alors que les nuances et les dynamiques sont saisissantes comme rarement. La Symphonie n°7 est l’autre merveille de ces deux albums, allégée à l’extrême la pâte sonore arrive à s’épancher et à danser avec des lignes qui s’imbriquent avec logique. On continue notre ascension des sommets avec une Symphonie n°4 qui se hisse au rang du légendaire enregistrement de Carlos Kleiber (Orfeo). Le sens des moindres détails et un irrésistible élan beethovénien arrachent absolument tout sur leur passage et toute indication de la partition prend ici un sens qu’il s’agisse d’un pizzicato des cordes ou d’une note grave du basson. La célèbre symphonie « héroïque » est emportée par la même rage.

Mais un tel travail serait impensable dans un orchestre au diapason des intentions du chef. C’est là que la Philharmonie de chambre de Brême font un malheur par l’écoute mutuelle des vents et des cuivres et la précision radicale des cordes.

On l’aura compris après les relectures pionnières des baroqueux, un nouveau stade de l’interprétation des symphonies de Beethoven est en passe d’être franchit : c’est un véritable bonheur pour l’oreille et l’esprit.

Saturday, January 23, 2010

Bruckner's "cathedral of sound"

Janelle Gelfand, Arts in Focus Blog
Cincinnati Enquirer
January 23, 2010

Paavo Järvi and the Cincinnati Symphony Orchestra performed Bruckner’s Symphony No. 8 on Friday. This performance will be remembered as one of the finest of his tenure here in Cincinnati. Bruckner’s symphonies have been described as “cathedrals in sound.” Few orchestral experiences can surpass Bruckner’s Symphony No. 8 in C Minor, for not only the thrilling sound of the Cincinnati brass, but also for the transcendent beauty and power of Paavo Järvi’s reading with the Cincinnati Symphony Orchestra.

The monumental work, which had 100 musicians on Music Hall’s stage on Friday, was paired with a glittering showpiece in the first half. Pianist Alice Sara Ott, 21, made her United States debut in Liszt’s Piano Concerto No. 1.

The concert marked Järvi’s first performance with the Cincinnati Symphony of Bruckner’s Eighth. It was inspired, beautifully shaped and propelled with such sweeping momentum, that the listener barely noticed 75 minutes had elapsed at its conclusion.

The Austrian composer, an organist, was deeply religious. There is something awe-inspiring about his musical universe, with its massive organ-like sonorities, scored in the full-blown, Wagnerian style, which drop suddenly to moments of the most intimate beauty.

The orchestra included three harps, brass and timpani arrayed across the back, and nine French horns, four of whom doubled on Wagner tubas.

The outer movements had a kind of raw power, with the conductor always pressing ahead. Yet he also stood back to allow the artistry of the wind and horn soloists to shine, or to coax a glowing sound from the strings against the three harps. (Among the many fine soloists, principal horn Elizabeth Freimuth must be singled out.)

The conductor plunged without a break into the scherzo. Its pulse-quickening tempo gave a new brilliance to the brass, and he drew an extraordinary sound from the basses, cellos and violas. For once, this movement made sense.

The heart of the work is the famous Adagio, and Järvi lavished care on every phrase. His view had breadth and spaciousness, with wave upon wave of glowing sonorities colored by choirs of horns and Wagner tubas. The orchestra played magnificently, and the movement drew to its final summit thrillingly.

The attack of the brass in the finale was fierce, yet the warmth of the strings was always audible. No one who witnessed it will ever forget the driving power, precision and glory of this performance.

In the first half, Ott displayed stunning technique in Liszt’s Concerto No. 1 in E-flat Major. The pianist, of German and Japanese heritage, is an immense talent who effortlessly tackled cascades of glittering runs and was able to summon beautiful sonorities as she did it.

There were times when I wished for more weight and poetic feeling in the lyrical themes. But her interpretation was fresh and not at all showy, even though this is mainly a brilliant showpiece. Järvi’s orchestra supported her well.

The concert repeats at 8 p.m. today in Music Hall. Tickets: 513-381-3300,www.cincinnatisymphony.org

Bruckner Eight Wins Over Music Hall Audience

Mary Ellyn Hutton
MusicinCincinnati.com
Posted: Jan 23, 2010


Never have 75 minutes passed so quickly -- for this writer and many more who attended Friday night's Cincinnati Symphony Orchestra concert at Music Hall.
The second half comprised Anton Bruckner's Symphony No. 8, one hour and fifteen minutes of rapt listening for a crowd that included a larger than average number of college students.
Young people flocking to Bruckner is counter-intuitive, considering the attention span required. And in fact, the young people were attracted by the CSO's special "College Nite" discount ($10 admission, including a free party with music director Paavo Järvi, CSO musicians and guest artists). However, no one was complaining, and the accolades heaped on the performance included bravos, whistles and cheers from young and old alike.

German-Japanese pianist Alice Sara Ott, guest artist in Liszt's Piano Concerto No. 1, also enjoyed their approval with a performance bristling with virtuosity and romantic color. It was her U.S. debut.
Just 21, Ott already has an exclusive recording contract with Deutsche Grammophon, for whom she will record the Liszt First Piano Concerto. Coincidentally, Jarvi will record Bruckner's Symphony No. 8 with the Frankfurt Radio Orchestra, of which he is also music director, as part of an ongoing Bruckner cycle.
Stunning in a red, strapless gown, her long black hair flowing down her back, Ott tore into the piano with a kind of controlled abandon. Her long fingers traveled nimbly over the keys, and even when applying the softest touch at the lowest dynamic level, she achieved wonderful clarity and projection.
The CSO accompaniment was star bright, too, with solos by Richard Hawley (principal clarinet), Jasmine Choi (associate principal flute), Tom Sherwood (associate principal French horn) and Lon Bussell (associate principal oboe). All received a warm reception and enthusiastic applause.
Järvi led the CSO in Bruckner's 1890 revised version of the Eighth Symphony (edited by Leopold Nowack). To do so required a huge brass section, 17 in all, including nine horns (four of them doubling on alto and tenor "Wagner" tubas), four trumpets, three trombones and bass tuba. A full complement of strings (60 players), triple woodwinds, three harps, timpani and percussion, in addition to the luxurious brass, made for a glorious sound in Music Hall, whose three-second acoustic decay time gave the music a warm halo.
The CSO knows this music, having recorded it for Telarc under CSO music director emeritus Jesus Lopez-Cobos in 1993 and performed it most recently with Lopez-Cobos at Music Hall in October, 2005.
Järvi built brilliantly on this foundation to achieve a performance wreathed in greatness. It had everything: pacing, precision, color and a kind of undefinable spiritual quality that touched the heart as well as the ear.
The first movement, much like the opening of Beethoven's Ninth Symphony, emerged from vagueness and uncertainty to bold and stirring, before coming to an atypical quiet ending.
The Scherzo, one of Bruckner's cosmic dances, spun gleefully on its axis, relaxing somewhat in the Trio where the harps could be heard and textures took on the transparency that is fundamental to the "Cincinnati sound" under Järvi.
The soul of the symphony resides in the 25-minute Adagio, the longest of the four movements and one of the longest of all symphonic slow movements. It began with the utmost tenderness, the initial violin melody -- one note that dips gently up and back over a syncopated accompaniment -- drawn out lovingly by Järvi. From there, the music built to a climax, complete with harp arpeggios, for an transcendental effect.
The second theme, announced by the cellos, had a heart-clutching quality, enhanced by soft tracery in flute and solo violin (associate concertmaster Rebecca Culnan). Principal hornist Elizabeth Freimuth, who soared throughout the concert, joined in a gorgeous restatement of the opening theme, while the Wagner tubas cast a plangent effect over all. Notable throughout this movement was the silken texture of the violins, and there was a remarkable moment where the cellos playing alone -- in the palm of Järvi's hand, as it were -- sounded like one instrument. The end, with just Wagner tubas and violins, was sublime.
Galloping rhythms, brass fanfares and sharp strokes of timpani (Patrick Schleker) opened the final movement. It was good to hear the CSO strings at full strength here (several positions have been left open through attrition), their lush sound perfectly counterbalanced against the winds and brasses. Järvi paced the course of events beautifully, as themes from the other movements returned. The final buildup was breathtaking, with the galloping rhythms and fanfares utilized at the beginning heard again in a final affirmation of glory.
The concert repeats at 8 p.m. January 23 at Music Hall. Tickets are $10-$95 at (513) 381-3300 or order online at www.cincinnatisymphony.org
For a stimulating discussion of Bruckner and his music, attend the pre-concert lecture with CSO violist Robert Howes and CSO assistant conductor Ken Lam at 7 p.m. in the Music Hall auditorium.

Thursday, January 21, 2010

Beethoven: Symphonies Nos 2 & 6

BBC Music Magazine
CD Review
Michael Tanner

Composer(s):
Beethoven

Works:
Symphonies Nos 2 & 6

Performer:
German Chamber Philharmonic, Bremen/Paavo Järvi

This is a quite wonderful disc, in which every demand one might have on a performance of these two great works is met, and then there are plenty of delightful surprises for even the most jaded listener too.

Though the chamber forces are smaller than they ever were for these works until 30 years ago, the sound is often generously rich, and the big moments are shattering – the climax of the storm in the Pastoral, brief though it is, had me running for cover, yet didn’t at all seem out of scale with the rest of the work.

The warmth and tenderness and ease which are the predominant features of the Pastoral have rarely been more affectionately attended to than by Paavo Järvi, balanced by the peasants’ merrymaking and its rude dispersal.

The Second, which can be hard to bring off, is ebullient, high-spirited without being exhausting, and with an idyllically smooth slow movement at its heart. The German Chamber Philharmonic Bremen is a versatile orchestra, able to meet the demands of its conductor.


Running Time:
72:51 mins

Label:
RCA Red Seal

Catalogue Number:
88697542542

Wednesday, January 20, 2010

Great Music in a Great Space

Janelle Gelfand, Arts in Focus Blog
Cincinnati Enquirer
January 20, 2010

Paavo Jarvi and members of the CSO performed a concert in honor of Archbishop Daniel E. Pilarczyk at St. Peter in Chains Cathedral to a standing-room-only crowd on Sunday. Awadagin Pratt, professor of piano at CCM, was soloist in Bach’s keyboard Concerto No. 4 in A Major, and Jarvi conducted music of Bach and Arvo Part.

It all came about, Jarvi told me earlier, when he attended a concert there with an Estonian choir, met the Archbishop and discovered that his favorite composer was Bach…

The Cathedral, which seats 1,200, was estimated to have 1,400 attendees for the free event. Photos are by Philip Groshong for the Enquirer.


Awadagin Pratt and Paavo Jarvi catch up before the concert


A huge crowd mobbed the cathedral

Kammerphilharmonie erhält Ehrenurkunde

Preis für Beethoven-Projekt
19. Januar 2010
RadioBremen.de

Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen wird für ihre Aufnahme sämtlicher Sinfonien von Ludwig van Beethoven ausgezeichnet. Das Orchester erhält für dieses vom künstlerischen Leiter Paavo Järvi angeschobene und umgesetze Projekt die Ehrenurkunde des Preises der Deutschen Schallplattenkritik. Die Jury begründete ihre Entscheidung mit der künstlerisch herausragenden Qualität der Beethoven-Einspielung des Bremer Orchesters. Die Ehrenurkunden werden seit 2007 vergeben. Das Orchester soll den Preis im September 2010 beim Beethovenfest in Bonn erhalten.


Mit Beethoven weltweit erfolgreich auf Tour

Die Deutsche Kammerphilharmonie hat die Beethoven-Sinfonien über mehrere Jahre hinweg in einem Berliner Tonstudio eingespielt und war mit dem Programm weltweit auf gefeierten Konzertreisen unterwegs. Erstmals erhält damit ein Orchester diese Auszeichnung, wie ein Sprecher der Kammerphilharmonie mitteilte. Der Preis der deutschen Schallplattenkritik wurde 1980 von einer Gruppe von Schallplattenkritikern gegründet, die sich im Dezember 1988 zu einem unabhängigen eingetragenen Verein zusammenschlossen. Der Preis soll an die Tradition des gleichnamigen ersten deutschen Schallplattenpreises anknüpfen, der 1963 von dem Bielefelder Verleger Richard Kaselowsky gestiftet wurde.

Tuesday, January 19, 2010

BEETHOVEN: Symphonies Nos. 2 and 6 – German Chamber Philharmonic, Bremen/ Paavo Jarvi – Sony/RCA Red Seal

********* MULTICHANNEL DISC OF THE MONTH ********

by Tom Gibbs

Audiophile Audition (http://www.audaud.com/article?ArticleID=6876)

January 18, 2010


BEETHOVEN: Symphonies Nos. 2 and 6 – German Chamber Philharmonic, Bremen/ Paavo Jarvi – Sony/RCA Red Seal Multichannel SACD – 88697-542542, 73 mins.


The fourth installment in this enthralling and impressively compelling cycle of Beethoven Symphonies by Paavo Jarvi and the German Chamber Philharmonic, this entertaining disc again proves that these near-definitive chamber performances are setting a very high bar indeed for historically-informed presentations of these works. This ambitious project has fully affirmed for me that chamber performances of works that are more typically given “big-band” presentations can indeed succeed on just about every artistic level and provide a truly satisfying listening experience. The performances here are staggeringly good; the tempi seem just about perfect, and the caliber of the playing is impeccable, with heart-pounding, visceral dynamics often giving way to moments of breathtakingly beautiful delicacy. This Beethoven cycle is one for the ages, and with only the Ninth remaining, I can’t begin to tell you how impatiently I’m awaiting that disc’s release!

The sound quality of this multichannel SACD disc is positively impressive; I just recently upgraded to a newer generation SACD player, replacing my five-year-old Sony machine, and I have to tell you – I may have misjudged just how exceptionally good the previous three releases in this series are! My overwhelming enjoyment of the current release prompted me to revisit the previous three, and in retrospect, I’d easily give each of those discs the highest possible marks for their amazing sound quality. Whereas I’d previously felt that in certain of the prior three installments, the recorded acoustic seemed perhaps a bit sterile or maybe a touch dry, that dryness was now completely replaced with an almost unbelievable warmth and a much more palpable sense of presence of the individual players. With each of these excellent discs the soundstage is both wide and deep; you get a true sense of the dimensions of the recording space, and it’s easy to close your eyes and place the various groups of instruments within the soundfield.

While listening to Paavo Jarvi’s incredibly good readings of these seminal works, I’ve often reflected on how amazing it is that he’s infused such a sense of newness in these most familiar of symphonies, and his choices – whether that of tempi or orchestration – have never failed to enlighten and entertain. But I also couldn’t help but wonder how the genius that’s so very much in evidence throughout these magnificent discs seems nearly totally lacking on most of his vast recorded output for the Telarc label! Yes, it seems true that (like his father before him) he has a nearly limitless musical knowledge and an impressively vast repertory, but many of his Cincinnati Orchestra Telarc recordings strike me as less than totally idiomatic interpretations – it’s very puzzling indeed.

Equally puzzling is how this disc arrived as an SACD – especially considering that Sony/BMG has essentially abandoned the format! Don’t get me wrong – I’m truly grateful that by whatever means they arrived at the decision to choose to release this excellent disc as an SACD, they did, and the disc offers a veritable clinic on great multichannel sound. But we keep getting mixed signals from Sony/BMG on their support of the SACD format. Especially when you consider that an excellent release like the recent Rachmaninoff disc from Zenph Labs – whose previous releases had all been SACDs – is inexplicably released only as a Red Book CD. Then, surprise – this Beethoven release shows up as an SACD! I can only hope that what little dedication to the format they’ve shown will carry through at least to the final disc of this Beethoven cycle – what a crushing disappointment that would be to get the Ninth as a Red Book-only release! Oh, well, anyway – this disc is very highly recommended! Five stars!

[It's probably an SACD due to the insistence of conductor and performers that it be released as such in the U.S., just the same as in the rest of the world. Several European-sourced SACDs have been available here in a similar way, instead of being converted to standard CD-only by their U.S. label or distributor - as has been frequently done because SACDs haven't previously sold at high enough numbers in the U.S. to please a label's bean-counters...Ed.]


Album: Paavo Järvi, Beethoven: Symphony No 9 (RCA Red Seal)

Reviewed by Andy Gill, The Independent
Friday, 15 January, 2010

In some interpretations of Beethoven's 9th, it can seem like three lengthy preambles to the Greatest Tune Ever Written, a sustained bout of deferred gratification; but not in this latest performance by Paavo Järvi and the Deutsche Kammerphilharmonie.

Which is not to say the finale here doesn't deliver completely. The exuberance of the first two movements is epitomised by the flamboyant gusto of the tympani towards the conclusion of the second section, before the third movement is treated with a great tenderness and sensitivity. Even if you think you know the work intimately, Järvi's interpretation will likely render it afresh in many ways, a precious gift from a major talent.

Monday, January 18, 2010

Järvimuusika

Ivalo Randalu
15.1.2010
sirp.ee


30. detsembril jõudis ETVs ekraanile muusikatuttavatest oodatud „Järvimuusika” (kordusega 1. jaanuaril), mida vaadanuksin uuesti ilma lubadusetagi nähtust kirjutada. Teistkordsel vaatamisel asetusin mõttes muulase positsioonile, s.t et kuidas võtaks pakutava vastu näiteks iirlane või austerlane? Meil teab iga mõistlik koolinoorgi, kes on Järvi(d) ja mis on Leigo oma „Järvemuusikaga”.

Selge, et raja taga filmi originaalpealkiri – nii mõistetav ju meil – ei lähe, mida kus asemele pakutakse, ei tea. Samas tuleb siingi toonitada, et tegu pole kontsertfilmiga, vaid kokku on esmakordselt tulnud ühest kännust võrsunud kolme põlvkonna 16 nii suurt kui väikest inimest USAst, Saksast, Inglismaalt, Šveitsist ja Soomest. Keskmes muidugi mentor Neeme. Usutavasti tõi film Neeme Järvi tundjaile meelde ka mõnda tähelepanu väärivat mäluriiulilt. Mõistagi ootasime 1960. aastal väga tema noort annet stagneerunud esindusorkestrit parendama ja saime peatselt ka tasutud. Mina isiklikult eriti meeldiva jahmatusega 1964. aastal Šostakovitši IV sümfooniaga, kui võtsin Järvit ja meie tagasihoidlikku orkestrit võrrelda suure Svetlanovi ja Moskva tippsümfoonikute igati normaalse esitusega: Järvi vaid tegi kiired osad pisut kiiremini, aeglased aeglasemalt ning saavutas hoopiski rabavama tulemuse – imelihtne, eks? Järvi on muidugi tempode suurmeister, hoidis niiviisi ärkvel ju teatrietendusigi. Tal on haruldane võime saada sisse võetud sellest, mis parajasti käsil. Igas, ka keskpärases partituuris leiab ta iva (Artur Uritamm!), rääkimata väärtmuusikast.

Esimeselt Ameerika reisilt naastes mängis Neeme ETV toimetuses vaimustusega Yvesi plaati – sisemine põlemine on talle omane, sellega haarab ta enda ümber kõiki. Nõnda siin filmiski, kuigi väliselt ei särisegi suurt. Veel ootasin ja otsisin pildis Liliani. Kui nad 1960. aastal Tallinna saabusid, keeldus nääpsuke proua venekeelsena meiega vene keeles suhtlemast – vähem kui aastaga võinuks Järvide siis veel olemata lapsed pidada emakeeleks eesti keelt. Filmis hoidub Lilian fookusesse sattumast, kroonikakaadris kodumaad esimest korda taaskülastades (1989) pöörab ta kõrvale, varjamaks liigutuspisaraid. Tean, et Lilian on olnud kõige olulisem inimene Neeme ja nende laste elus. Ei kipu aga mees-Järvid temast otsesõnu rääkima, Neeme üksnes: „Elu organiseerimine, see on naise roll. Hea, kui ta ei ole muusik”... „Meie, muusikud, oleme erilised inimesed,” kiidab Paavo riburada. Ja see ei ole poos, on lihtsalt tõdemus. Kuidas siis kujutatakse muusikutest Järvide kokkutulekut (pärast kaadritagust tekstilist ekspositsiooni, kus kuuleme Neeme Järvi elutööst: 50 välisriiki, 400 helikandjat, maailmaorkestrid ...)?

Üheks elemendiks on loomulikult piki päeva kulgevad Soome Järvide kammeransambli, perekammerorkestri ja vilksamisi ka sümfooniaorkestri proovid, seda nii otsetähenduses kui enamgi veel keskkonnana. Sest peamiseks on ikkagi dünastia liikmed, nende tutvustus, lood ja seosed. Neid pole vähe: Neeme ise, Paavo koos viiuldajast abikaasa Tatjanaga, Kristjan koos flötistist abikaasa Hayleyga, flötistist tütar Maarika (sedakorda prantslasest meheta), vennapoeg Teet pianistist abikaasa Mariga, nende tšellistist poeg Marius ja veel mõned, kelle vanaisaks Vallo Järvi. Kõigil on midagi jutustada, pea kõigile lisavad mõnda autorirepliigid. Siinkohal tulebki kiita kaadritagust teksti, mis antud lühidalt ning mõjub oma sagedusele vaatamata diskreetsena, sulandub hästi narratiivi. (Võib ette kujutada muret balansi otsimisel: kui palju pakkuda infot võõrastele, omasid sealjuures tüütamata? Siiski – küsige kodus või kõrgkoolides, kas või, mis oli/ on Rooma Accademia Nazionale di Santa Cecilia dirigentide konkurss, millal ja kuidas see puutus Neeme Järvisse?)

Kui veel prooviepisoodidel eraldi peatuda, siis ühte suhteliselt pikemat ja meeldejäävamat stseeni kannavad Neeme ja Kristjan kahekesi, jälgides kaadri taha jääva Paavo juhatatavat barokset flöödikontserti. Papa, viidates mitte just täiuslikule pulsi tabamisele, seab noorema poja kätt tundlikumale tööle ja käsib teda selles asjas nimekale vennale „ära teha” – tõsine meistrikursuse demonstratsioon mõnusas huumorikastmes! Kogu filmi ainukeseks fopaaks pean aga üldisest leebest tonaalsusest välja kukkuvat lõiku orkestriga, kus Neeme Järvi teeb kurja häält – tundub uskumatu, et keegi hakkab mängima enne märguannet või unustab noodid proovi kaasa võtmast! Oli see nali või mitte, mõlemal puhul sobiks antud koolipoisilik seik kõrvale jätta. Üheks pealiiniks Neeme kõrval on Vallo Järvi ja tema pere oma, kus on kasutatud samuti parajal määral filmi- ja fotomaterjale, mis eeldas põhjalikku tööd ja ka raskeid valikuid. Mahukas on kahtlemata olnud filmimine Leigol (juhtoperaator Teet Konksi), seda paralleelselt vähemalt kümnel suunal.

Paradoksaalne küll, kuid pea alati on filmidokumentalistikas, nagu raadio- ja telesaadeteski, formaati vormimine vähem piinav materjali nappuse, mitte külluse korral. Kõnesolevas filmis on aga tegu just paljude üksiklugude ja mitut puhku veel ajaliste tagasihaaretega. Ometi suudeti hoiduda ülekoormamisest, montaaž on elulooliste võtmemomentide kronoloogia paigutise vabaduse juures sujuv (näiteks Neeme rida alustatakse sisuliselt lahkumisavalduse ja -kontserdiga Estonia kontserdisaalis 1. oktoobril 1979. aastal, isa-ema juurde pöördutakse seevastu alles pärast tutvumist Teedu poja Madisega). Nii või teisiti, film sujub ikkagi loomulikult ja ambitsioonitult. Meeldival kombel puuduvad igasugused enesekergitused ja suured sõnad, möödaniku valud jäetakse vaataja enda ohata. Ning huumor on soe – mäletate laulupeolt väikemeest, Kristjani poega, kes laulukaare ees isaga võidu vahvasti takti lõi (kroonika)? Filmist saame teada, et peagi järgnes tõsine tragöödia – miks ka temale pärga kaela ei pandud! Muide, filmi „motoks” on valitud stseen kiigel, kus kolm tüdrukutirtsu üksteise järel avaldavad otsusekindlalt soovi saada viiuldajaks. Armas naiivsus, kui me ei teaks, kes on Järvid, ja kui 50 minuti möödudes ei elataks kaasa öisele finaalile, täis muusikat ja elavat tuld. Saabuvad lahkumishetked, mil vaatajale peaks meenuma, et just äsja oli vanaisa rahul: „Musu saab palju!”. Väga õige asja eest, ütleksid nagu filmi tegijadki.

Kuid lõputekst pole verbaalpateetiline, konstateeritakse üksnes, et esimene, kes tuleb poole sajandi järel sügisel 2010 tagasi ERSOt hoidma, on Neeme Järvi. Õnnitlus juba teise väärttöö eest Ruth Alakülale!

Saturday, January 16, 2010

CSO gives 'Carmina Burana' new life

BY JANELLE GELFAND, CINCINNATI ENQUIRER •
JGELFAND@ENQUIRER.COM • JANUARY 16, 2010
"Melt away and disappear, hail, ice and snow."

No doubt many in the Cincinnati Symphony Orchestra’s audience on Friday were glad to hear those words, which are part of Carl Orff’s lusty ode to spring, “Carmina Burana.”

But, as familiar as music lovers are with Orff’s hedonistic cantata, nothing prepared the listener for this galvanizing and exuberant performance under conductor Paavo Järvi. This was “Carmina Burana” as you have never heard it before. Among the surprises, baritone soloist Stephen Powell’s abbot made the audience laugh out loud.

Further, the evening included a rapturous performance of Berlioz’ “Les nuits d’été,” sung by Measha Brueggergosman, a Canadian soprano who is making an amazing comeback after a close brush with death.

The medieval poems selected by Orff for his engaging cantata shed light on the youth of eight centuries ago: They celebrate spring with wine, dancing and love, girls paint their cheeks red to attract young men, men gamble and regret it, a swan bemoans his fate while roasting on a spit and an abbot admits that he likes to drink a bit too much with his friends.

The May Festival Chorus, prepared by Robert Porco, was arrayed behind the expanded orchestra (which included two pianos, celesta, and a large battery of percussion). Music Hall’s packed stage included three top-flight soloists. And from the balcony, the Cincinnati Children’s Choir, prepared by Robyn Lana, projected pure, disciplined voices.

From the first note, this performance was remarkable not only for its refined power, but also for its spontaneity. The chorus, which has sung this often for the May Festival, has never sounded more energized, singing expressively and with a buoyant sound that made it truly exciting.

Hallmarks included clipped enunciation, precision of attack and glowing color. The first part, “Spring,” ended with a shout. And never have I heard the texts evoked so wonderfully in the orchestra, as well.

The soloists were excellent. Powell, who sang Miller in the May Festival’s “Luisa Miller,” was richly communicative in his solos such as “In Taberna” (In the Tavern).
But he stole the show in the role of the drunken abbot, as he stumbled and hiccupped through the humorous words. It may be hard to ever hear this performed “straight” again.

The high-flying soprano of Laura Claycomb was ideal for the girl in the red tunic. “In trutina” was deeply moving, and her voice soared with stunning beauty into the stratosphere in “Dulcissime.”

Tenor Lawrence Brownlee sang the impossibly high role of the roasted swan fearlessly and with a firm tone.

Through it all, there was spring to the rhythms, and witty details leaped out to the listener. Järvi’s view was one continuous arc, tautly controlled with brisk tempos and driving momentum. As a result, “Veni, veni venias” was quite jazzy. And who will ever forget the impressive power of the CSO brass and timpani in the drive to the final “O Fortuna”? It was earth shattering, and orchestra and chorus ended in a blaze of virtuosity, to the cheers of a large crowd.

In the first half, Brueggergosman made her debut in Berlioz’s lovely “Les nuits d’été” (Summer Nights). Since she last appeared with Cincinnati Opera in “Dead Man Walking,” she has transformed herself by losing 145 pounds. Now, she is something of a miracle, having survived a split aorta and open-heart surgery last June.

She projected a voluptuous soprano and communicated the six romantic poems by Theophile Gautier with emotion, involvement and mesmerizing presence.

“Absence” was approached with ravishing purity of tone and deep expression.
Part of the magic, though, was the depth and refinement of the orchestra, as Järvi captured the essence of each gem. The radiant finish, “The unknown isle,” evoked soaring music of the sea, as Brueggergosman sang of sailing on an angel’s wing.

The evening opened with another gem: the CSO premiere of Olivier Messiaen’s “Un sourire” (A Smile), written for the Mozart bicentennial in 1991. Its serene, mystical atmosphere was interrupted with bright interjections of “birdsong” in the percussion.

The concert repeats at 8 p.m. today (Saturday) in Music Hall. Tickets: 513-381-3300,www.cincinnatisymphony.org.

A "Carmina Burana" Long to be Remembered

By Mary Ellyn Hutton
Jan 16, 2010 - 5:42:24 AM
MusicinCincinnati.com
"I like to drink with my friends," sings the abbot of Cucany (in Latin) in Carl Orff's "Carmina Burana." Baritone Stephen Powell made the cleric's avowal visual as well as audible Friday night at Music Hall, stumbling to his feet and grabbing the podium to steady himself. It was but one choice moment in a performance of Orff's popular cantata by the Cincinnati Symphony Orchestra and May Festival Chorus that will long be remembered.

On the podium was CSO music director Paavo Järvi, whose choral credentials include not only his Baltic (Estonian) heritage, but a 2004 Grammy Award for Best Choral Performance (Sibelius Cantatas with the Estonian National Symphony Orchestra and Estonian choirs). Järvi, who leaves the CSO at the end of next season, led an outstanding program that also included Hector Berlioz' "Les nuits d'ete" ("Summer Nights") featuring soprano Measha Brueggergosman and the CSO premiere of Olivier Messiaen's "Un sourire" ("A Smile").

Orff fashioned his cantata in 1936 from a collection of medieval poems about wine, women and song. Instantly popular and never out of the repertoire, it makes a direct appeal through its rhythmic vitality, consonant harmonies and melody-and-accompaniment style. (Orff's use of repetition here has even been called proto-"minimalist" in the manner of late 20th-century composers like Philip Glass.) The work utilizes a huge orchestra, including an expanded percussion section, two pianos and celeste.

Centerpiece of the performance was the 126-voice May Festival Chorus directed by Robert Porco. The choristers, who showed balance and strength in all sections, sang with relish, punching out the mixed Latin and Old German text with great rhythmic and expressive focus (translations were projected over the stage). The Chorus was joined in part III by the Cincinnati Children's Choir directed by Robyn Lana (80 voices, positioned in the left balcony of the hall). Their sweet voices added a patina of innocence to the often ribald work. In addition to Powell, soloists included soprano Laura Claycomb and tenor Lawrence Brownlee. All three gave the work a delightful theatrical boost in addition to their superb singing.


Brownlee negotiated the "Ballad of the Roasted Swan" ("Cygnus ustus cantat") with ease, from its perilously high-pitched opening through the bird's stratospheric turns on the spit, all in a voice edged with silver. Claycomb was the essence of sweetness, from her lament for the maiden without a lover ("Amor volat undique") to her own demure submission ("In trutina mentis dubia") and crystalline high notes on "Dulcissime, Totam tibi subdo me" ("Sweetest boy, I give my all to you"). Powell, who owns a warm, lyric baritone, had several big moments. "Estuans interius"("Seething inside with boiling rage") was taken at a nearly breathless clip.

His "Dies, nox et omnia" ("Day, night and all the world") with its treacherous falsetto extension had precision and expressive longing, echoing his earlier "Omnia sol temperat," where he sang of spring when a young man's fancy lightly turns to (true) love. He and Claycomb flirted quite engagingly in "The Court of Love," where he and love conquer all.

Järvi brought out all the exuberance and drive of "Carmina Burana" while culling its tender moments, as in the Round Dance of part I ("Springtime").
"O Fortuna," the famous chorus that frames the cantata -- and contains its ultimately sober message about the uncertainties of life -- shook the hall with explosive power.


The first half of the concert was devoted to the French masters. Brueggergosman and the CSO made the case for hearing Berlioz' "Les nuits d'ete" more often. (There has been only one prior performance by the CSO, in 1984 led by Michael Gielen, with mezzo-soprano Maria Ewing.) The five songs (Op. 7) are delicately scored, but with gem-like beauty against the voice, which sings of longing and lost love. The regal Brueggergosman sang with exquisite control, never "over-singing" or burdening her texts. "Villanelle" is about a pair of lovers exploring the woods, "Spectre of the Rose" about a flower that once graced a lady's bosom. "On the Lagoons" is a lament over a dead lover, while "Absence," "At the Cemetery" and "The Unknown Isle" pursue loss beyond the grave. The CSO woodwinds, always full of character, were consistently fine, including clarinetist Richard Hawley, who accompanied Brueggergosman to the very last note of "Spectre of the Rose," and kept "objecting" as "At the Cemetery" came to an end.

Messiaen's 1991
"Un sourire," written for the bicentennial of Mozart's death, was a lovely tribute, alternating a slow, gentle melody with instrumental "bird calls" by woodwinds and xylophone. Järvi shaped it affectionately, dropping his hands after a long moment at the end to let the silence become a part of the music. Note: Seen scrawled on a page of the score of "Une sourire," displayed in the Music Hall lobby during intermission: "Paavo, don't go."

The concert repeats at 8 p.m. tonight (Saturday, Jan. 16) at Music Hall.

Thursday, January 14, 2010

CSO 2010-2011 Season Annoucement


The 2010-2011 Cincinnati Symphony Orchestra season has been announced. See the CSO website for complete details!!
http://cincinnatisymphony.org/Content.php?id=245

Wednesday, January 13, 2010

Weniger ist mehr


Kultiversum - Die Kulturplattform
Das Gespräch führte Arnt Cobbers.

Paavo Järvi und die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen sind in Berlin, um ihre vierte Beet­hoven-CD aufzunehmen – wieder im legendären Großen Saal an der Nalepastraße. Die Stimmung ist konzentriert, doch unverkrampft – genau die Mischung, die man den Aufnahmen anhört. In der Mittagspause „entspannt“ sich Järvi beim Interview, dann geht‘s an die Einspielung des zweiten Satzes.

Herr Järvi, Ihr Beethoven klingt mit der Kammerphilharmonie so einfach und natürlich. Was ist das Geheimnis?
Für mich ist Beethoven der echte Test für einen Dirigenten. Man muss sich wirklich darüber im Klaren sein, was man will. Und man braucht ein sehr gutes Orchester. Wir machen die Symphonien jetzt seit zehn Jahren zusammen, wir haben viele Zyklen gespielt, aber jedes Mal, wenn wir auf Tour gehen, proben wir, als hätten wir die Stücke nie gesehen. Erst dann wird es zur zweiten Natur. Und das ist ja so eindrucksvoll mit diesem Orchester, sie unterbrechen die Proben oft und sagen: Gut, die Details sind klar, aber jetzt lasst uns mehr auf das Ganze achten, lasst uns mehr Spaß haben. Nehmen Sie dieses (singt) pam pa da damm pamm usw. – wenn das nicht technisch absolut ausgearbeitet ist, dann funktioniert es nicht. Aber wenn es absolut ausgearbeitet ist, dann hört man’s nicht mehr. Aber man fühlt es, es klingt richtig. Wir arbeiten viel an Sachen, die man später nicht mehr wirklich hört. (lacht) Und genau das muss man tun.

Waren Sie von Kindheit an ein Beethoven-Fan?
Meine Liebe zu Beethoven ist nicht sofort aufgeblüht. Mein Vater hatte eine der größten Plattensammlungen in der Sowjetunion, und er hat oft Platten aufgelegt und gefragt: Wer dirigiert, welches Orchester? Ich bin aufgewachsen mit der Geschichte des Dirigierens, mit der Kenntnis der Tradition. Beethoven klang mir oft sehr dramatisch, pompös, mir fehlte das innere Leben, etwas störte mich an der Art, wie man ihn seit Wagner gesehen hat. Erst als ich die Kammerphil­harmonie Beethoven spielen gehört habe, hab ich gesagt: Das ist es! So muss man Beethoven spielen.

Da ist mehr Transparenz, es gibt eine Schönheit in der Einfachheit, es muss nicht alles schön „gemacht“ werden. Manchmal ist es so: Je einfacher die Linien, je aufrichtiger die Geste, desto berührender ist es. Und das hat nur mit dem Orchester zu tun. Es hat etwas damit zu tun, dass man sich als Gruppe einig ist darin, wie man Musik und besonders diese Musik hört. Ich war sehr glücklich, als ich sie vor zehn Jahren als Gastdirigent entdeckt habe, und seitdem haben wir in jedem unserer Konzerte Beet-hoven gespielt – und wir haben eine Menge Konzerte gegeben. Da rückt man natürlich immer näher zusammen, das ist ein Geben und Nehmen. Bei einem großen Orchester muss man mehr geben, das liegt in der Natur der Organisation. Hier dagegen bin ich viel mehr Teil der Gruppe. Dann kommt die Aufführung, und da braucht das Orchester jemanden, der die Impulse gibt, sonst funktioniert es nicht. Dirigieren als Beruf ist ein sehr fragwürdiges Unternehmen. (lacht) Es ist nicht so ganz klar, was der Dirigent tut. Aber man merkt sofort, wenn er nicht genug tut.

Warum dirigieren Sie Beet­hoven auch mit größeren Orchestern?
Dann wird es andere Musik, aber das ist nicht schlechter. Ich hab die Pastorale letztens in Cincinnati gemacht, das hatte wunderbare Farben, die amerikanischen Orchester haben eine völlig andere Vorstellung davon, was ein „guter“ Klang ist. Es gibt kein Richtig oder Falsch, es muss überzeugen. Natürlich ist die kleine Besetzung „authentisch“, so hat man es zu Beethovens Zeiten gespielt. Aber Authentizität interessiert mich überhaupt nicht. Auch Furtwänglers Beethoven ist sehr authentisch, es so zu machen war zu seiner Zeit richtig. Wir haben inzwischen vieles neu überdacht. Und es zeigt die Stärke und Kraft dieser Musik, dass sie so viel Nach- und Umdenken verträgt. Die Frage ist einzig und allein: Ist das, was wir tun, überzeugend, und kommen wir dem nahe genug, was wir in dem Stück sehen. Am Ende muss die Musik das Publikum berühren, ihm etwas sagen. Und wenn sie das tut, dann sind wir auf dem richtigen Weg.

Wie wichtig sind Ihnen die Intentionen des Komponisten?
Das ist die Grundlage. Aber jeder Text kann auf verschiedene Weise gelesen werden, der eine ist überzeugt, der Komponist wollte es so, der anderer ist überzeugt vom Gegenteil. Letzten Endes geht es darum, wirklich daran zu glauben, was man tut. Auch wenn man völlig daneben liegt, ist die Chance größer, dass das Ergebnis dann überzeugend wird. Je mehr Informationen man hat, desto besser. Zu wissen, dass ein bestimmtes Thema von einem Volkslied stammt, oder auch ein Bild Beethovens zu sehen, all das, auch scheinbar nutzloses, ergibt ein Wissen, ein Verständnis, das einem hilft, die Musik intuitiv zu verstehen. Wenn’s drauf ankommt, macht die Intuition 90 Prozent aus, das Wissen zehn Prozent. Aber diese zehn Prozent sind sehr wichtig.

Sind Sie der Person Beethoven mit den Jahren nähergekommen?
Er interessiert mich nur, um die Musik besser zu verstehen. Ich bin froh, dass ich in meinem Leben nicht vielen Genies begegnet bin. Denn die sind als Menschen oft schlimm. Ich bin auch froh, dass ich einigen begegnet bin – manche waren netter, andere weniger. Aber die Persönlichkeit oder das Leben eines Komponisten direkt mit seiner Musik zu verbinden, kann sehr in die Irre führen. Es gibt eine Freiheit des Geistes und eine Großzügigkeit in Bruckners Musik, die man vielleicht nie in seiner Person gespürt hat. Es gibt Musik, die man vielleicht weniger gern spielen würde, wenn man den Menschen gekannt hätte. Aber darüber mache ich mir keine Gedanken.

Wollten Sie die neun Symphonien schon lange aufnehmen?
Als ich jung war, war das eine monumentale Aufgabe. Vor zehn, fünfzehn Jahren, als die Plattenindustrie in die Krise geriet, dachte ich, das wird nie was. Und in der Tat fragen mich viele: Warum in aller Welt nimmst du Beethoven auf? Aber irgendwann wurde die Idee unumgänglich, wir waren so weit gekommen, dass wir es einfach machen mussten.

Hat Beethoven neun oder nur sieben bedeutende Symphonien geschrieben?
Ich liebe die ersten beiden! Die erste ist ein brillantes Stück, aber meine persönlichen Favoriten sind die Zwei und Vier. Diese drei Sympho­nien zeigen eine Seite von Beethoven, die wir nicht unbedingt sehen wollten oder an die wir nicht geglaubt haben: Da zeigt sich die Verbindung zur Vergangenheit, das ist echte Wiener Klassik, das ist noch nicht der große, heroische Meister, der Revolutionär, als den wir ihn sehen wollen. Man spürt, wie sehr Haydn ihn beeinflusst hat, da ist eine Leichtigkeit, eine Freude, die nach und nach aus seinem Werk verschwindet. Eine Art Schönheit, die nichts mit tiefer Emotion, mit Philosophie zu tun hat, da ist eine Einfachheit, die ich unwiderstehlich finde. Das Finale der Vierten zum Beispiel hat beinahe einen sportiven Charme, das ist fast albern. Beethoven ist alles andere als albern, aber er kann durchaus auch etwas albern sein. Und wenn wir diesen Aspekt an Beethoven erkennen und ernst nehmen, dann finden wir ihn auch in der Eroica – und sogar Hinweise darauf in der Fünften. Das liebe ich.

Sie haben mal gesagt, Dirigieren sei kein Beruf, sondern eine Lebensweise. Was heißt das für Ihr Leben außerhalb des Konzertsaals?
Es mag pathetisch klingen, aber mein Leben dreht sich nur darum, was ich tue. Und das genieße ich. Ich liebe es, Musik zu hören, ich entdecke laufend neue Stücke, nicht weil ich muss, sondern weil ich es mag. Andere sammeln Briefmarken. Meine Briefmarken sind neue Stücke. Alles in meinem Leben ist direkt oder indirekt verbunden mit meiner Arbeit. Selbst wenn ich einen freien Morgen habe – ich stehe unter der Dusche und merke, dass ich das Thema des zweiten Satzes pfeife, den ich am Vorabend dirigiert habe. Das lebt in einem, und das ist wunderbar. Das ist wie eine Religion, ich kann die Musik nicht ausschalten und sagen, ich mache mal eine Woche ohne. Nicht mal einen Tag. Auch wenn ich nicht wirklich Musik mache. Und als Chefdirigent oder Künstlerischer Leiter hat man zusätzlich eine Menge Dinge zu überlegen.

Ihr Verhältnis zur Kammerphilharmonie wirkt fast symbiotisch. Wie ist das möglich, wo Sie noch zwei weitere Orchester leiten und dem in Tallinn eng verbunden sind?
Jede Beziehung ist anders. Diese Art von kammermusikalischer und persönlicher Beziehung wäre mit einem anderen Orchester nicht möglich. Die Kammerphilharmonie ist selbstverwaltet und funktioniert demokratisch. Hier fühle ich mich nicht wie ein Dirigent, das heißt in einer Stellung, wo ich meine Sichtweise durchsetzen muss. Hier lade ich meine Batterien auf. In den großen Orchestern kann man nicht alle Musiker mitnehmen und einbinden, es sind zu viele, und viele Meinungen sind nicht nur aus musikalischen Gründen so. Wenn wir in Bremen über Musik reden, geht es nur um Musik, nur das Ergebnis zählt.

Halten Sie dieses Modell für ideal?
Ja, und es funktioniert auch in großen Orchestern. Die Berliner und die Wiener Philharmoniker sind ja selbstverwaltete Orchester. Allerdings: Je größer der ökonomische Druck, desto verführbarer ist man, auch was Hierarchien­ betrifft. Die großen Plattenfirmen und Konzertagenturen diktieren das Leben der Berliner und der Wiener Philharmoniker zu einem gewichtigen Teil. Und am Ende werden viele künstlerische Entscheidungen aus wirtschaftlichen Gründen getroffen. Das ist völlig verständlich. Erfolg ist etwas sehr Gefährliches. Erfolg erzeugt Druck, weil man von ihm profitieren will. In dem Moment, in dem die Leute einen mit ihrer Liebe entdecken, kommen schon die Fesseln, die emotionalen Fesseln. Man wird verführt zu Dingen, die einen zuvor nie interessiert haben, weil man diese Möglichkeiten einfach gar nicht hatte. Ein Orchester ist ein guter Anker, weil ein Orchester den Wert des Festhaltens an den Idealen stärker im Auge hat als etwa Dirigenten und Solisten, die eine persönliche Gratifikation erhalten. Deshalb ist es gut, Leute zu haben, die sagen: Nein, das ist musikalisch nicht gut für uns. – Aber es wäre doch so großartig, man könnte so viel verkaufen … – Das Orchester sagt: Nein! Und das ist richtig. Das ist eine wundervolle Balance.

In Biografien werden Sie mal als estnischer, mal als amerikanischer Dirigent genannt.
Ich bin Este und werde es immer bleiben. Ich denke estnisch. Aber 1980 sind wir in die USA gegangen wegen der politischen Situation. Ich bin estnischer und amerikanischer Staatsbürger.

Wo ist Ihre musikalische Heimat?
Meine musikalische Basis ist Haydn, Mozart, Beethoven, Brahms. Und ich hatte zum Glück nie die Chance zu fragen, ist Carl Nielsen es wert, sich mit ihm zu beschäftigen oder nicht. Ich hab es einfach von Kindheit an getan. Es gibt großartige Dirigenten, die nie in ihrem Leben einen Nielsen oder einen Martinú dirigieren werden – weil sie es nicht wollen. Und das macht sie ärmer. Ich habe viele Schüler, die nicht viel wissen. Ich finde es erstaunlich, wie viele Leute es gibt, die nicht begierig sind, Neues zu entdecken.

Kann ein guter Dirigent alles dirigieren?
Ja, aber jeder Dirigent hat seine Grenzen, was an der eigenen Persönlichkeit liegt und weniger an der Kultur, aus der man stammt. Man muss nicht alles dirigieren. Aber man findet nur heraus, ob man eine Affinität für etwas hat, wenn man sich wirklich damit beschäftigt. Es gibt viele Pauschalurteile: Haydn ist langweilig, Reger ist überorchestriert, Hindemith hat keinen Sexappeal – das ist Quatsch, völliger Unsinn! Hindemith kann enorm spannend sein, und wenn Max Reger gut gemacht wird, kann er unglaublich leicht und lustig sein. Mein Vater hat uns immer ermuntert, neugierig zu sein – und dafür bin ich ihm sehr dankbar.

Sie geben rund 100 Konzerte im Jahr. Macht Dirigieren süchtig?
Järvi Ja! Jedes Orchester hat seine eigene Persönlichkeit, sein Profil, seine eigenen Tourneen und Projekte. Ich muss fair sein und allen gleich viel geben. Wenn ich nur ein Orchester hätte, würde es die Breite meines Repertoires einschränken. Und das möchte ich nicht. Ich mache viel zeitgenössische Musik in Cincinnati, wir entdecken Bruckner in Frankfurt, hier mache ich Beethoven und in Tallin vor allem estnische Musik. Das fügt sich alles zusammen – ich habe ein sehr interessantes Leben.

Welche CD-Aufnahmen würden Sie jemandem empfehlen, der noch keinen Beethoven im Regal hat?
Järvi Natürlich unsere. (lacht) Furtwängler unbedingt. Karajans zweite Gesamteinspielung ist sehr gut. Und es gibt viele gute Aufnahmen einzelner Symphonien: Es gibt einige sehr gute von Gardiner. Harnoncourt hat eine sehr gute Achte. Ich würde nie sagen, kaufen Sie eine Box und dann haben Sie Beethoven. So funktioniert Musik nicht. CD-Sammeln ist eine Sucht. Wenn man ein Stück mag, will man erfahren, wie jemand anders es gesehen hat.