Tuesday, November 29, 2011

Paavo Järvi/Schumann

Dirigent Paavo Järvi on pälvinud Prantsuse kõrge autasu

Eesti Päevaleht
17.november, 2011
Priit Kuusik
Dirigent Paavo Järvi on pälvinud Prantsuse kõrge autasu Rauno Volmar (EPL arhiiv)

L'Orchestre de Paris' peadirigent teist hooaega Paavo Järvi on teenete eest Prantsusmaa muusikaelus ja prantsuse muusika tutvustajana saanud autasuks Prantsuse vabariigi kunstide ja kirjanduse ordeni.

Maineka tunnustuse ametlik nimetus on „Chevalier de l'Ordre des Arts et des Letters“ ja seda annab välja Prantsuse vabariigi kultuuri- ja kommunikatsiooni ministeerium. Ordeni tunnistusele on alla kirjutanud kultuuri- ja kommunikatsiooniminister Frédéric Mitterand.

Nagu esimene hooaeg, on ka teine hooaeg olnud Paavole koos Pariisi orkestriga väga sisukas. Paavo Järvi on aastal 2011 juhatanud orkestri ees siiani juba 33(!) kontserti, sh viinud muusikud kuue kontserdiga Hispaania reisile, kevadel kolme kavaga Viini Musikvereini „Kuldsesse saali“, pärast Austriasse Grafeneggi festivalile ja seejärel 1. septembril Tallinna avama meie hooaega. 12.-13. oktoobril tegi orkester kaasa Pariisis festivalil „Estonie tonique“, mängides Salle Pleyelis Eduard Tubina Sümfooniat nr 11.


Prantsuse muusikast on Paavo Järvi orkestriga mänginud tänavu 11 teost Berliozilt, samuti on kavades olnud Fauré, Ravel, Franck, Duruflé, Saint-Saėns, Messiaen ja Thierry Escaich.

Septembris ilmus teise CD-na Paavo Järvilt Orchestre de Paris' peadirigendina Gabriel Fauré autoriplaat, millel on peateoseks Fauré kuulus „Requiem“, samas veel „Pavane“, „Elégie“ ja teisigi teoseid. Koos orkestri kooriga on solistideks Matthias Goerne, Philippe Jaroussky ning orkestri kontsertmeister Eric Picard. Plaadikava mängiti kahel õhtul avalikult ka Salle Pleyelis.

Nüüd on Orchestre de Paris'l ees Järvi käe all pikk kontserdireis Aasiasse. N.ö lahkumiskontserdid on kodusaalis juba toimunud 9. ja 10. novembril, kus oli kavades viis reisil esitatavat teost. Ärasõit Jaapanisse toimub 18. novembril.

Jaapanis algavad kontserdid 19. novembril Tokyos NHK Hall'is, järgmised on vahepeal Yokohamas, Fukuokas, Kyotos ja Miyazakis, seejärel taas Tokyos Suntory Hall'is 26. ja 27. novembril. 30. novembril mängib Pariisi orkester Hiinas, Beijingis, kontserdipaigaks on Rahvuslik Etenduskunstide Keskus, 2. ja 3. detsembril antakse viimased kontserdid Lõuna-Koreas, Seouli Arts Centeris.

Kontserdireisi repertuaaris on muusika heliloojatelt, nagu Berlioz, Bizet, Debussy, Dukas, Franck, Mendelssohn, Messiaen, Ravel, Schumann ja Stravinski. Solistidena esinevad pianistid David Fray, Kun Woo Paik, Dang Thai Son, viiuldaja Akiko Suwanai ning orkestri omad esiklarnetistid Philippe Berrod ja Pascal Moragučs.

Juba detsembri esimese nädala lõpul sõidab Paavo Järvi Frankfurti Raadio orkestriga esinema Berliini Filharmoonia suurde saali.

http://www.epl.ee/news/online/dirigent-paavo-jarvi-on-palvinud-prantsuse-korge-autasu.d?id=61744090

新音楽監督パーヴォ・ヤルヴィ率いるパリ管弦楽団が来日中! 記者会見をレポート

CDJournal
2011/11/21 17:05掲載

 パーヴォ・ヤルヴィ(Paavo Jarvi)率いるパリ管弦楽団が、全国5ヶ所でのツアーのため来日中。11月18日に都内で記者会見が開かれました。

 今回は、音楽監督にヤルヴィを迎えてから初の来日となり、クラシック・ファンの注目度と期待値も膨らんでいます!

 会見にはヤルヴィのほか、事務局長のブリュノー・アマール、芸術監督のディディエ・ド・コッティニーが登壇。最初にアマールより以下の挨拶がありました。
 「パリ管弦楽団がはじめて日本を訪れたのは1976/77年シーズンのとき。以来、何度も来日していますが、今回のツアーにはふたつの特別な意味があります。ひとつは新たな音楽監督を迎えてからはじめての日本ツアーとなること。もうひとつは、震災のあった年に日本を訪れたことです。日本の皆さんとともに、音楽で祈りを届けたいと思います」

 ドイツ・カンマーフィルなどとともに毎年のように日本を訪れているヤルヴィにとっても、今回のパリ管とのツアーは特別なものだそうです。
 「これまでは主にドイツのレパートリーを日本で演奏してきましたが、今回のプログラムはフランスやロシアの作品ということで、これまでとは違う面を見ていただきたく思います」

 数々のオーケストラの音楽監督を兼任するヤルヴィにとって、パリ管とはどういうオーケストラなのか、そして今後どういった方向を目指していくのか、ヤルヴィはこのように語ってくれました。
 「パリ管はミュンシュによって創設されてからエッシェンバッハの時代に至るまで、輝くような音色と豊かな感情をもったオーケストラとして人々を魅了してきました。このエモーショナルな演奏こそ、パリ管の伝統でしょう。私は音楽監督としてこの伝統を大切にしつつ、慣習にとらわれることなく、同時に反対の側面も見ていきたいと考えています。

 具体的には古典派やドイツのレパートリーを広げたい。ハイドンやモーツァルト、シューベルトやベートーヴェンなどをオーセンティックな解釈で演奏してみたいと思います。また、自分の出身地である北欧の作曲家、シベリウスのツィクルスや、ニールセンなどの作品も取り上げていくつもりです。

 フランスのレパートリーについても、20世紀フランスの印象派や現代作品なども積極的に取り上げ、より多彩なプログラムにしていきたいと思います」

 フランス国内でのヤルヴィへの評価と期待は、相当なもののようです。芸術監督コッティニーは次のように語りました。
 「パリ管には、本当の意味でフランスの作品を振ることができる指揮者が必要不可欠です。今回のプログラムにも入っている〈幻想交響曲〉はそのなかでも格別。パリ管には作曲者ベルリオーズによる初演があり、ミュンシュによる伝説的名演があり……パリ管を相手に〈幻想〉を振るのはなかなか大変なことなのです。しかしヤルヴィの〈幻想〉はすごかった。演奏のあと、オーケストラの皆がポカンと口を開けているのです。それほど、ヤルヴィの〈幻想〉は自然でフレッシュなものでした。彼はフランスのレパートリーを振れる卓抜した指揮者です」

 ソリストに諏訪内晶子、ダン・タイ・ソン、ダヴィッド・フレイという豪華な顔ぶれを迎えて、日本ツアーは27日まで続きます。ご期待ください!

■パリ管弦楽団 2011年11月 来日ツアー
パーヴォ・ヤルヴィ(指揮)
諏訪内晶子(vn)
ダン・タイ・ソン(p)
ダヴィッド・フレイ(p)

11月22日(火) 19:00 福岡・アクロス福岡
問:アクロス福岡チケットセンター [Tel]092-725-9112

11月23日(水・祝) 15:00 京都・京都コンサートホール
問:京都コンサートホール [Tel]075-711-3090

11月24日(木) 19:00 宮崎・宮崎県立芸術劇場(メディキット県民文化センター)アイザックスターンホール
問:宮崎県立芸術劇場チケットセンター [Tel]0985-28-7766

11月26日(土) 18:00 東京・サントリーホール
問:カジモト・イープラス [Tel]0570-06-9960

11月27日(日) 14:00 東京・サントリーホール
問:カジモト・イープラス [Tel]0570-06-9960

※詳細はKAJIMOTOのサイトまで。
http://www.kajimotomusic.com/
パリ管


パリ管

左からブリュノー・アマール、パーヴォ・ヤルヴィ、ディディエ・ド・コッティニー
パーヴォ・ヤルヴィ(PAAVO JaRVI)

パーヴォ・ヤルヴィ(PAAVO JaRVI)
1962年、エストニアの首都タリン生まれの指揮者。80年に渡米、カーティス音楽院に学ぶ。現在はシンシナティ交響楽団の音楽監督のほか、ドイツ・カンマーフィルハーモニー・ブレーメンの芸術監督、エストニア国……

http://www.cdjournal.com/main/news/paavo-jarvi/41653

Deux Järvi pour le prix d’un : le sobre et l’imaginatif

Resmusica.com
Patrick Georges Montaigu
13.11.2011

Paris. Salle Pleyel. 10-XI-2011. Carl Maria von Weber (1786-1826) : Der Freichtütz, ouverture. Felix Mendelssohn (1809-1847) : Concerto pour violon et orchestre n°2 en mi mineur op.64. Hector Berlioz (1803-1869) : Symphonie fantastique. , violon. Orchestre de Paris, direction : Paavo Järvi


C’est à une soirée romantique que nous conviait l’Orchestre de Paris dirigé pas son actuel patron Paavo Jarvi avec le concours de la violoniste japonaise puisque allaient se succéder Weber, Mendelssohn et enfin Berlioz avec sa célèbre Symphonie fantastique. De quoi montrer, pour l’orchestre parisien, tempérament et savoir faire dans des œuvres bien connues des publics du monde entier à la veille de sa tournée asiatique.

L’Ouverture du Freischütz entama le concert avec l’accompagnement d’un téléphone portable fort mal venu sur un tel pianissimo introductif, alors que l’orchestre faisait montre d’une belle densité expressive. Sans être tendue jusqu’à l’arc, la suite fit preuve d’une intensité raisonnable qui permit d’avancer sans surprise dans l’action et de présenter les différents personnages de l’opéra. Järvi ne poussa pas son orchestre dans ses retranchements ce qui donna peut-être une sensation de « confortable » un chouïa éloigné de la profondeur du drame romantique que d’autre chef réussissent à atteindre. L’ensemble avait néanmoins une belle tenue même si on ne s’est pas sentit au fin fond de la forêt de Bohême.

Le célèbre Concerto pour violon de Mendelssohn nous permit d’entendre pour la première fois en live le Dolphin utilisé jadis par Jasha Heifetz, cette fois entre les mains d’Akiko Suwanai. La violoniste et le chef s’entendirent fort bien pour nous offrir une version d’un superbe classicisme, au sens étymologique du terme, sans faute de gout (jusqu’à … voir plus bas), jamais sur-jouée ni allégée, où tout tombait juste, qui avançait avec décision, droit et sans sourciller, où la sonorité chantante et lumineuse du violon nous charmait. Cette belle harmonie faillit s’arrêter net lorsqu’une corde lâcha, laissant un instant la violoniste muette et désemparée. De sa main gauche le chef lui indiqua son premier violon Roland Daugareil, les deux échangèrent alors leur instrument. Ce qui nous rappela un incident similaire survenu jadis dans cette même salle à à qui il fallut toutefois moins d’une fraction de seconde pour échanger son violon avec Luben Yordanoff, impressionnant réflexe des deux hommes. Après quelques bonnes minutes passées à remettre le précieux objet en état et s’être assuré qu’il fonctionnait bien, Roland Daugareil rendit (peut-être à regret !) le Strad à sa légitime utilisatrice. Et pour ceux que se demanderait si cette substitution était acoustiquement perceptible, la réponse était, au moins « vue » de notre très bonne place ce soir (et on sait à quel point ça peut jouer), franchement oui, car avec son instrument d’emprunt, Akiko Suwanai produisit un son moins chatoyant, moins charmeur, à l’expression en léger retrait. C’est donc rassurée qu’elle attaqua l’Andante qui conserva la sobre noblesse de phrasé entendue jusqu’ici et espérée jusqu’à la fin, ce qui n’arriva pas. Car le tempo et l’articulation franchement vigoureux choisis pour l’Allegro molto vivace, firent perdre à ce final son caractère savoureux et spirituel que la simple et gratuite virtuosité ne remplacera jamais. A moins de s’appeler Heifetz et de réussir la fusion des deux. Si on met de côté cette fin trop uniment spectaculaire, ce concerto avait belle allure et le public très enthousiaste, se vit offrir deux jolis bis, même si sans surprise deux Bach.

Si la première partie de concert était très classique de ton, la seconde fut beaucoup plus originale avec une lecture pleine d’imagination et d’idées (peut-être trop d’ailleurs) de la Symphonie fantastique. Ennui impossible avec cette lecture au tempo mobile, à chaque instant active et dynamique, tellement d’ailleurs qu’on ne pourrait vous la raconter (il fallait y être !), mais où finalement le fil directeur nous a semblé à la longue de plus en plus difficile à percevoir. Sans doute fallait-il prendre le parti de se laisser porter et ne pas trop essayer d’analyser pour profiter des qualités réelles de cette vision de chef et de la réalisation instrumentale qui avait de beaux moments. C’est là une des qualités essentielle de ce chef que de pouvoir nous offrir des lectures personnelles, attachantes, non routinières, qui capture sur l’instant l’attention de l’auditeur, quitte à ne pas convaincre à 100% (rappelons nous sa Nouveau monde). Mais il sait le faire avec une sincérité convaincante sans extrémisme ni dogmatisme, donnant l’impression que la musique vit librement, ce qui nous semble essentiel.

CCrédit photographie : A.Suwanai/DR

http://www.resmusica.com/2011/11/13/deux-jarvi-pour-le-prix-d%E2%80%99un-le-sobre-et-l%E2%80%99imaginatif/

Der Dirigent Paavo Järvi erzählt von Muhu, seiner Lieblingsinsel in Estland

Visitestonia.com
Roland Mischke

Die musikalische Karriere von Paavo Järvi, 48, begann früh. Der Sohn des Dirigenten Neeme Järvi ging 1980 mit Eltern und Geschwistern in die USA. Dort setzte er sein in Tallinn begonnenes Studium Percussion und Dirigieren fort. Zuvor hatte er in Estland Schlagzeug gespielt in Erkki-Sven Tüürs kammermusikalischem Rockensemble In Spe, seinerzeit eine der beliebtesten Rockgruppen. Diese Zweigleisigkeit im Schaffen – Klassik und Pop – bestimmte auch weitere Stationen von Paavo Järvi.

In Stockholm leitete er als Dirigent das Kungliga Filharmoniska Orkestern, seit vielen Jahren ist er Künstlerischer Leiter der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen. Als Chefdirigent des Sinfonieorchesters des Hessischen Rundfunks erregte Paavo Järvi im Jahr 2006 die Aufmerksamkeit als er beim Music Discovery Project 2007 Klassik mit Pop kreuzte und mit mehreren berühmten DJs und anderen Künstlern aus der Popbranche arbeitete. Inzwischen hat der Este mit dem US-Pass das Orchestre de Paris als Chefdirigent übernommen. Unterstützt hat er aber auch das Projekt seines alten Freundes Erkki-Sven Tüür, „Exodus“, ein Konzert für Violine und Orchester. Das Werk wurde in mehreren Städten in Europa und Amerika, auch in Tokio, aufgeführt.

Herr Järvi, warum sind die Esten so musikverliebt? Wurde ihnen das Singen in die Wiege gelegt?

Ja, wir wachsen mit Musik auf, wir hören sie überall, im Wind, im Wellenschlag, sogar im Fallen des Schnees. Das ist eine Kultur in unserem Land, an der kann kein Este vorbei. Und das Singen hängt ja mit unserer Unabhängigkeit zusammen. Wir haben alle Herrscher überstanden, weil wir unsere Lieder gesungen haben. So viel hat sich in den Jahrhunderten unserer Geschichte geändert, aber die Lieder unserer Vorfahren sind uns geblieben. Sie arbeiten seit mehreren Jahren für die deutsche Kammerphilarmonie Bremen und sind Chefdirigent des Sinfonieorchesters des Hessischen Rundfunks in Frankfurt. Was unterscheidet Esten und Deutsche? Welche Gemeinsamkeiten haben sie?
Die Unterschiede zwischen beiden Völkern sind minimal, eigentlich gar nicht vorhanden. Ich weiß, wovon ich rede, denn ich lebe derzeit in Paris und kann nur sagen, dass ich nirgendwo eine Verbindung zwischen französischer und estnischer Lebenskultur ausmachen kann. Bei Deutschen und Esten aber sehe ich sehr viele Ähnlichkeiten im Wesen, in der Gemütsart. Und damit ist nicht nur die Disziplin gemeint. Wir verstehen einander einfach gut. 800 Jahre Deutscher Ritterorden hat im Baltikum auch seine Spuren hinterlassen.

Sie dirigieren in der ganzen westlichen Welt. Wie oft sind Sie noch in Estland?

So oft ich es kann. Im Sommer auf jeden Fall, im Juli und August findet in Pärnu das Järvi Summer Festival statt. Ich bin dort künstlerischer Berater. Wir haben in diesem Jahr 150 Musiker da gehabt, Solisten, Ensembles, Orchester. Es gab fünf große sinfonische Konzerte, aber auch viel Kammermusik. Und auch 2012 wird gut werden.

Sie haben Estland schon 1980 in Richtung Amerika verlassen. Welche Erinnerungen an Ihre Jugend in der Heimat sind geblieben?

Mein Favorit war und ist Pärnu, da habe ich als junger Mensch viele Sommer verbracht. Natürlich gefällt mir auch Tallinn, da bin ich geboren und dort ist viel passiert in den letzten Jahren. Auch Tartu gefällt mir und unsere vielen Inseln.

Haben Sie eine Lieblingsinsel?

Ja, Muhu, Estlands drittgrößte Insel. An der Westküste gibt es die Überreste einer Bauernburg, anderswo finden sich Begräbnisstätten aus dem Neolithikum. Vor etwa 3000 Jahren war die Insel schon besiedelt. In Richtung Süden liegt traumhaft zwischen Meer und Wald der Gutshof Pädaste mit seinen bemoosten Feldsteinmauern. Die haben alle Jahrhunderte und Herren überdauert.

Was bedeutet Ihnen die deutsche Klassik?

Sie ist die Basis für alle klassische Musik weltweit. Komponisten wie Bach, Beethoven, Mozart, Bruckner oder Mahler waren fundamental wichtig für die Entwicklung der Klassik. Und es gibt keinen Platz in der Welt, wo diese Musik so sehr zur Allgemeinheit der Menschen gehört. Deutschland ist immer noch der beste Platz für die Klassik.

Und die estnische Musik?

Sehr wichtig war die Zeit des Übergangs vom 19. zum 20. Jahrhundert. Unsere besten Musiker sind Eduard Tubin, Erkki-Sven Tüür, Veljo Tormis, Helena Tulve, Heino Eller und Tõnu Kaljuste. Heute ist Arvo Pärt eine Ausnahmeerscheinung der estnischen Musik.

http://www.visitestonia.com/de/kultururlaub-paavo-jarvi

Tetzlaff: Violin-Konzerte Schuman und Mendelssohn (Montage rbb) * Druckversion * Beitrag empfehlen Mendelssohn Bartholdy und Rob

Kulturradio.de
Dirk Hühner
17.11.2011

Tetzlaff: Violin-Konzerte Schuman und Mendelssohn (Montage rbb)

Mendelssohn Bartholdy und Robert Schumann: Violinkonzerte

Mit Christian Tetzlaff

Ein glückliches und zwei unglückliche Werke kombiniert Christian Tetzlaff auf seiner neuen CD. Das Violinkonzert von Felix Mendelssohn Bartholdy steht ganz vorne auf der Sonnenseite.

Feinfühlig und versiert

Kaum ein Konzert wird mehr geliebt und öfter aufgeführt. Umso erstaunlicher ist es, dass Christian Tetzlaff erst jetzt eine Aufnahme davon eingespielt hat. Die Fantasie und das Konzert von Robert Schumann haben dagegen immer noch einen schweren Stand beim Publikum. Zu sehr sind sie mit Schumanns Krankengeschichte belastet.

Christian Tetzlaff hat bisher zwischen Bach und Schönberg immer wieder seine Feinfühligkeit und Versiertheit bewiesen. Gerade auch als Kammermusiker, zum Beispiel im Rahmen des Festivals "Spannungen" oder mit seinem eigenen Tetzlaff-Quartett, ist er von allerhöchster Qualität.

Eigene Lesart
Auch bei einem so oft gehörten Werk wie dem Mendelssohn-Konzert findet er noch eine eigene Lesart. So gestaltet er den Beginn als ein zartes Frage-Antwort-Spiel und lässt ihn sich langsam entfalten. Das Finale nimmt er einen halben Schritt langsamer als die Konkurrenz. So findet er noch viele übersehene Details.

Schumann profitiert besonders von Tetzlaffs Feinsinn. Dessen Ton wiegt kein Gramm zu viel und verleiht der Fantasie die vom Komponisten intendierte Leichtigkeit. Das d-Moll-Konzert wirkt in Tetzlaffs Interpretation eher filigran als düster, die musikalischen Gedanken werden liedhaft weitergesponnen. Das Frankfurter Radio-Sinfonieorchester bekommt von seinem estnischen Chefdirigenten Paavo Järvi kräftige, aber keineswegs übertriebene Akzente zugewiesen.

Für eine Live-Aufnahme klingt die CD bemerkenswert satt und präzise im Orchester. Christian Tetzlaffs leichtflüssiges Spiel lässt keinen noch so winzigen Gedanken an Unglück aufkommen.
Dirk Hühner, kulturradio

Bewertung: KKKKK

Stand vom 17.11.2011

Mehr Informationen zum Thema:

Felix Mendelssohn Bartholdy und Robert Schumann
Violinkonzerte
Christian Tetzlaff, Violine
Frankfurter Radio-Sinfonieorchester
Paavo Järvi
Ondine
ODE 1195-2

http://www.kulturradio.de/rezensionen/cd/2011/mendelssohn_bartholdy.listall.on.printView.true.html

Wednesday, November 09, 2011





Paavo Järvi dirigiert Schumann

NDR.de
Marcus Stäbler
08.11.2011

CD der Woche
Schumann: Sinfonien Nr. 3 ("Rheinische") und Nr. 1 ("Frühlingssinfonie")
Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, Leitung: Paavo Järvi
Aufnahme: 2009/2010

Paavo Järvi © HR / Sascha Rheker Fotograf: Sascha Rheker Nach den Aufnahmen der Beethoven-Sinfonien widemen sich Paavo Järvi und die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen nun Robert Schumann.

Mit ihren Interpretationen der Beethoven-Sinfonien haben Paavo Järvi und die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen weltweit für Furore gesorgt: Die Konzerte wurden hymnisch besprochen und vom Publikum gefeiert; die Aufnahmen mit zahlreichen Preisen ausgezeichnet. Jetzt steht ein neues Projekt auf dem Programm. Derzeit widmen sich das Orchester und sein Chefdirigent den Sinfonien von Robert Schumann.

Kernig und transparent - mit Überraschungen

Hier ist ein perfekt gebauter Klangkörper am Werk: drahtig, schlank und muskulös. Die jahrelange Beschäftigung mit Beethoven war offenbar ein ideales Training für die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen.

Das Orchester spielt kernig und gleichzeitig wunderbar transparent. Durch ihre Klarheit sorgt die Aufnahme für einige Überraschungen - zum Beispiel, wenn Robert Schumann das prägnante Anfangsmotiv in einer zweiten Stimme zeitversetzt imitiert, wie bei einem Kanon. Damit bringt er die Taktschwerpunkte ordentlich ins Wanken.

Große Spannungsbögen

Die dritte Sinfonie klingt viel weniger verträumt als sonst - und der Rhein strömt nicht so zähflüssig dahin, wie bei manchen Konkurrenzeinspielungen. Das Scherzo bekommt einen tänzerischen Schwung.

Wie schon bei Beethoven ist auch hier eine starke Bewegungsenergie zu spüren. Jede Phrase, jede Note drängt auf ein Ziel hin. So entstehen große Spannungsbögen und packende Steigerungen.

Atemberaubend, wie das Tremolo der Streicher im Finale der Frühlingssinfonie anwächst, während sich die Bläserakkorde nach oben schrauben. In solchen Passagen scheinen die Musiker so weit vorn auf der Stuhlkante zu sitzen, als wollten sie jederzeit aufspringen.

Wunderbare Bilder

Paavo Järvi, seit 2004 künstlerischer Leiter der Kammerphhilharmonie, lenkt das Temperament seines Orchesters ziel- und stilsicher in die richtigen Bahnen. Dabei formt er wunderbare Bilder - wie im vierten Satz der Rheinischen Sinfonie mit der Überschrift "Feierlich".

Mit choralhaften Klängen schafft Schumann die Klangräume einer großen Kathedrale, vielleicht inspiriert von einer Prozession im Kölner Dom. Allmählich legt sich ein Nebelschleier über die Szenerie - Gänsehaut.

Sorgfalt, Spielfreude und Fantasie sind einige der wichtigsten Zutaten zum Erfolgsrezept der Aufnahme, die uns mit ihrer ganz eigenen Handschrift fesselt. Damit ist dem Bremer Dreamteam unter Leitung von Järvi erneut ein großer Wurf gelungen. Auch bei Schumann führt kein Weg an der Kammerphilharmonie vorbei.

CD-Cover: Paavo Järvi: Schumann © RCA Red Seal
Schumann

Paavo Järvi

  • Typ: CD
  • Bestellnummer: 88697964312
  • Verlag: RCA Red Seal
http://www.ndr.de/kultur/klassik/ncdsjaervi101.html

Sunday, November 06, 2011

Classical CDs Weekly: Fauré

The arts desk
Graham Rickson
5. November 2011

Paavo Järvi brings life to a popular requiem setting Jean Christophe Uhl

Fauré: Requiem Chœur de l’Orchestre de Paris, Orchestre de Paris, Paavo Järvi, with Philippe Jaroussky (counter tenor), Matthias Goerne (baritone) (Virgin Classics)

Fauré’s understated Requiem is another iconic work which has suffered by dint of its popularity; too many dodgy amateur performances convinced me that I never wanted to hear it again. And then a fresh-sounding recording turns up, and makes you realise that there is something special going on here. It’s Fauré’s restraint which surprises: there’s little shock and bombast in this Requiem but a great deal of warm, fuzzy consolation. The surprise in Paavo Järvi’s live recording of the full orchestral version is counter tenor Philippe Jaroussky’s solo in the Pie Jesu, a gamble which comes off beautifully; Jaroussky’s otherworldly vocal perfect for this work. Mathias Goerne is less distinctive, but Järvi’s large choir make a pleasingly rich sound and the overall effect is more sincere and less cloying than it can be. It’s a sober, serious reading, with a final In Paradisum which didn’t make me wince.

Virgin’s couplings are generous. They’re familiar in the case of the brief Pavane, here heard with its superfluous choral part, a setting of a truly atrocious poem, and the Elégie for cello and orchestra, beautifully played by Eric Picard. The early Cantique de Jean Racine sounds good here, but more interesting is a rare performance of Super flumina Babylonis, an ambitious ten minute Psalm setting which is so much more impetuous and heady than the Requiem. It’s Fauré working with bold colours rather than pastel shades.

http://www.theartsdesk.com/classical-music/classical-cds-weekly-faur%C3%A9-mahler-choir-merton-college-0

Friday, November 04, 2011

Christian Tetzlaff spielt Mendelssohn und Schumann

NDR kultur
Christoph Vratz
04.11.2011

Felix Mendelssohn-Bartholdy: Violinkonzert e-Moll op. 64
Robert Schumann: Violinkonzert d-Moll
Fantasie für Violine und Orchester C-Dur op. 131
Christian Tetzlaff, Violine
Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt
Leitung: Paavo Järvi

Geiger Christian Tetzlaff © Alexandra Vosding Christian Tetzlaff

Auch der Geiger Christian Tetzlaff hat das Label gewechselt. Das liegt derzeit mal wieder im Trend. Jetzt ist er bei Ondine, und seine erste Aufnahme für die Finnen markiert den Beginn einer mehrjährigen Zusammenarbeit. Auf dem Programm stehen zwei bekannte romantische Konzerte, die bislang in Tetzlaffs Diskografie noch fehlten. Als Dirigenten hat er Paavo Järvi zur Seite, mit dem er in Bremen schon manches Mal erfolgreich zusammen gearbeitet hat.

Frei von jedem Kitsch-Verdacht

Wie oft schon ist das Violinkonzert von Felix Mendelssohn Bartholdy als Süßholz-Raspelei gedeutet worden? Selbst prominente Geiger wie Anne Sophie Mutter sind dagegen nicht gefeit. Nun stellt sich auch Tetzlaff dieser Aufgabe.

Schon mit den ersten Takten fällt dem Hörer ein Stein von Herzen: Dieser Mendelssohn ist frei von jedem Kitsch-Verdacht. Selbst bei den Übergängen in die leisen Regionen verzerrt Tetzlaff nichts. Er wechselt die Klangfarbe, aber er dehnt nicht gleichzeitig das Tempo wie Kaugummi.

Wahre Kunst

Bei den virtuosen Stellen, im Finale etwa, will Tetzlaff gar nicht erst vordergründig zaubern. Seine Agilität und Beweglichkeit zeugen von größtmöglicher Selbstverständlichkeit - das ist wahre Kunst!

Umgekehrt findet Tetzlaff im langsamen Satz zu einem sehr innigen Ton. Selbst in den melancholischen Momenten bewahrt er eine eigene Form von Schönheit. So unverfälscht hat man diese Stelle selten gehört.

Großartiges Geigenspiel

Die drei auf dieser CD versammelten Stücke wurden live in der Alten Oper Frankfurt aufgezeichnet. Neben dem Mendelssohn-Konzert enthält diese Produktion die späte Fantasie für Geige und Orchester von Robert Schumann sowie dessen d-Moll-Violinkonzert. Die Bezeichnung des ersten Satzes: "In kräftigem, nicht zu schnellem Tempo" nehmen alle Beteiligten erfreulich wörtlich.

Das Radio Sinfonieorchester Frankfurt wagt sich unter Järvis Leitung aus der Assistenten-Rolle heraus. Orchester und Solist verschmelzen zu einem Ganzen. Dadurch ergeben sich kraftvolle Überleitungen und, vor allem im langsamen Satz, feine kammermusikalische Dialoge.

Tetzlaff ist ein Feinmotoriker, ein Nuancen-Finder, eine Dünnhaut. Er kennt auch die Verletzlichkeit dieser Werke, gewinnt ihnen aber auch ihren silbrig strahlenden Glanz ab. Tetzlaff ist keiner, der ein Feuer erst anzünden muss, damit es lodert. Großartiges, uneitles Geigenspiel!


http://www.ndr.de/kultur/klassik/ncdstetzlaff103.html

Wednesday, November 02, 2011

"American Portraits"

Classicalcdreview.com
May 2011
S.G.S.

"AMERICAN PORTRAITS"
COLEMAN: Streetscape. Deep Woods. HIGDON: Fanfare Ritmico. PANN: Slalom. HOLLAND: Halcyon Sun. PUTS: Network.
Cincinnati Symphony Orchestra/Paavo Järvi.
Cincinnati Symphony Orchestra MEDIA CSOM-845 TT: 76:18.



Music from mainly the easier wing of contemporary American music. As the erstwhile "major labels" cut back to strictly the tried and true, more and more orchestras are putting out their own line of CDs, including the Cincinnati Symphony. Presenting grab-bag of composers, most with some Cincinnati connection, the CD offers a program of lighter stuff.

New Yorker Charles Coleman, at one time composer-in-residence with the orchestra, contributes two works. Streetscape is the kind of piece I like in theory -- giving back the energy of city streets, going back at least to the "Hawthorne" movement of Ives's "Concord" Sonata and continuing through such things as Gershwin's An American in Paris, Michael Daugherty's Motor City Triptych, and Jennifer Higdon's City Scape. Deep Woods is the kind of piece that makes me stop short with misgiving before even hearing it. Too often, you get rather New-Age-y doodles. I can say that Streetscape meets my expectations. It even updates some Gershwinisms (particularly the very opening of Porgy and Bess) as it erupts in jazz and Latin rhythms. For contrast, we get an impressive lyrical section, arising from a duet between solo violin and cello and building over a long span, reminding me, at any rate, of the lonely, Romantic yearning big cities inspire. It ends with a punch.
Deep Woods, on the other hand, lashes about without much point. Despite a very busy surface, it comes over as mainly static, much of its fifteen minutes hovering around the same tonal center. Although I could distinguish motives, I felt no argument, no purposeful impulse forward -- rather one vamp after another. Although not a minimalist work, it shares some of the inertia of minimalism badly done.

For me, Carter Pann stands out from other composers for his great sense of humor and wit. Slalom, as you might guess, takes you on a wild ride. The opening timpani-and-orchestra strokes of the Beethoven Ninth scherzo, and we're off! Brilliantly scored, it shimmers and crackles. That Pann carries this off for nine minutes without the piece becoming stale probably impresses me the most. Even when the piece comes to relative breathing points, the momentum keeps going, like a skier's lift-off and hang time. The piece doesn't end, so much as you watch the skier receding further down the hill.

A student of Ned Rorem, Bernard Rands, and Robert Saxton, among others, Jonathan Bailey Holland teaches at Berklee College of Music in Boston. Commissioned by the Cincinnati for the opening of the National Underground Railroad Center in 2004, Halcyon Sun is a substantial work. I'd love to know how its first audience received it. Instead of a vivacious, festive curtain-raiser, Holland provided a long, mainly sober meditation on the occasion. Like Deep Woods, Halcyon courts stasis. Unlike Deep Woods, it casts a closely-argued line. You really do have to pay attention, and the slow tempo doesn't push you along in spite of yourself. Rhetorically, we move from darkness to light, ending up with a sober chorale. "Halcyon" means calm or happy or even prosperous, but Holland gives us something more emotionally ambiguous. Amid the prayers of "free at last," he doesn't rest there. One senses a uneasy sub-current -- like mourning past wrongs or apprehending future struggle. Halcyon Sun stakes out richer territory than I, for one, expected.

The work of Kevin Puts (as in, "he puts down his briefcase on the table," rather than what you were probably thinking) has changed over the years. His new music sounds little like his early stuff, and prior to this disc, I knew only the most recent. Network, from the Nineties, shows Puts's then-attraction to Minimalism and shares with such works a fondness for scintillating textures and ostinato, but not the rigorous working-out of process of composers like Reich. Puts has already moved into the post-Minimalist world of John Adams, on his way to something almost neo-Romantic. Network is an accomplished, shiny score, but I don't think all that memorable or, for that matter, all that different from Michael Torke. I much prefer what the composer does now.

I have no idea what greatness in music is, other than an expression of how much I like a particular piece. I don't claim to be able to predict what will last. Nevertheless, when I hear something by Jennifer Higdon, I usually find myself thinking of things like Bartók's Concerto for Orchestra or perhaps a Stravinsky ballet. Fanfare Ritmico (2000), a festive curtain-raiser, nevertheless has that sort of star quality for me. Higdon has mastered the orchestra, in this case producing a "big-shoulder" sound over a rhythmic beehive. Furthermore, it sounds like nobody else. She's a prodigious inventor of riffs and even viewpoints. She achieves great variety even between works. She may end up as one of those composers you can program an entire concert from. I have trouble waiting around for more.

The Cincinnati Symphony Orchestra predates by a few decades the Cleveland Orchestra, its powerful neighbor to the northeast. Indeed, it's the oldest professional orchestra in Ohio. However, it has more in common with an orchestra like the St. Louis, both in its approach to music-making and in what it plays. It may not reach the level of the Cleveland, but I can think only of two American symphonic ensembles that do, and then only occasionally (incidentally, I'm from Cleveland). It's not a matter of mere precision, as previous writers (for and against) have proposed, but more the sensitivity of ensemble and the apparent ability of each player to know exactly where they are along the arc of music and the path ahead.

Nevertheless, the Cincinnati -- what's more in essentially new music -- does display precision, a fiery tone, and a grasp of the architecture as Järvi communicates it to them. I enjoyed this disc.

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