Monday, April 28, 2014

Aimez-vous Brahms ?

Concertonet.com
Sébastien Gauthier
23/04/2014

Paris
Salle Pleyel
04/23/2014 -
Johannes Brahms : Akademische Festouvertüre en ut mineur, opus 80 – Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, opus 15 – Symphonie n° 1 en ut mineur, opus 68
Nicholas Angelich (piano)
Orchestre de Paris, Paavo Järvi (direction)

N. Angelich (© Stéphane de Bourgies)

C’est sans doute en raison des vacances de Pâques que la Salle Pleyel est apparue un peu plus clairsemée que ce que l’on pouvait légitimement attendre compte tenu du programme proposé, tout entier dédié à Johannes Brahms (1833-1897). Et pourtant, quelle émotion et quel plaisir d’avoir pu assister à ce concert qui fut, globalement, du plus haut niveau. Le programme, tout en adoptant la forme classique ouverture/concerto/symphonie était particulièrement conséquent avec notamment deux œuvres phares de la musique.

Peut-être était-ce la raison pour laquelle Paavo Järvi avait choisi de débuter non par la noire Ouverture tragique mais par la plus légère Ouverture pour une fête académique (1881), œuvre de circonstance qui permit à Brahms de remercier à sa façon l’Université de Breslau qui l’avait fait docteur honoris causa quelques mois avant la création de l’œuvre. Même si la fin s’avère quelque peu grandiloquente avec ses flûte piccolo, cymbales et triangle, cette ouverture permet d’emblée à l’Orchestre de Paris de prouver sa très grande forme grâce à des bois de toute beauté et des cuivres éclatants, un supplément de dynamisme ayant peut-être été souhaitable par ailleurs...

Mais le meilleur restait à venir avec l’impressionnant Premier Concerto pour piano (1859) sous les doigts de Nicholas Angelich. Le pianiste franco-américain connaît cette œuvre par cœur, lui qui l’a donnée notamment sous la baguette de Cristian Mandeal à Aix-en-Provence en novembre 2009, de Dmitri Liss en juillet 2010 au Festival de la Roque d’Anthéron ou de Yannick Nézet-Séguin au Théâtre des Champs-Elysées en juin 2012. Autant dire qu’il aura subjugué le public ce soir – en dépit d’une apparente fébrilité, ayant mis un peu de temps à bien régler la hauteur de son tabouret – grâce à un toucher délicat qui n’a pas pour autant fait l’impasse sur la violence du premier mouvement (Maestoso) ou sur le caractère conquérant du troisième (Allegro ma non troppo). Mais le plus émouvant aura certainement été ce deuxième mouvement à fleur de peau, témoignant de la timidité presque maladive du pianiste, osant à peine toucher au clavier de peur de trop en faire. Les larmes montent aux yeux, tout n’étant que non-dit et suggestion, la salle étant alors tout entière gagnée par une indicible émotion. Paavo Järvi se met au diapason d’Angelich, dirigeant la partie orchestrale avec vigueur même si l’on aurait pu souhaiter davantage de rage dans le premier mouvement et davantage de respect du tempo, l’orchestre accélérant parfois le rythme sans que cela ne soit ni nécessaire, ni attendu. Les acclamations du public et de l’orchestre engagent le soliste à donner en bis le Premier des trois Intermezzi de l’Opus 117, qu’il avait d’ailleurs déjà joué il y a six ans, presque jour pour jour: silence absolu de la Salle Pleyel, là encore émerveillée par tant de délicatesse.

En seconde partie, l’Orchestre de Paris donna la Première Symphonie (1876), autre fleuve brahmsien dans lequel il fit montre de toutes ses qualités dès le martellement initial des timbales. Il faut dire que la petite harmonie – Vincent Lucas à la flûte, Alexandre Gattet au hautbois, Pascal Moraguès à la clarinette et Giorgio Mandolesi au basson, pour ne citer que les chefs de pupitres, tous les autres musiciens étant du même niveau! – est sublime, éclairant ainsi la partition dans ses moindres détails. On ne peut non plus passer sous silence, dans le deuxième mouvement, la justesse infaillible de Roland Daugareil (Andante sostenuto) et, dans le quatrième, la grandeur du pupitre de cors emmené par Benoît de Barsony, qui a remplacé André Cazalet, présent pour sa part lors de la première partie du concert. Paavo Järvi donne de cette symphonie une interprétation très habitée, à commencer par un excellent premier mouvement où, chose assez rare, il effectue la reprise. Sans céder à la tentation de la facilité, il opte pourtant résolument pour une approche romantique de la symphonie, servi pour ce faire par d’onctueux (mais non sirupeux) pupitres de cordes aux legato ravageurs notamment dans le quatrième mouvement qui se conclut dans un tempo un peu trop rapide à notre goût. Devant l’enthousiasme des spectateurs, l’Orchestre de Paris offrit une Première Danse hongroise quelque peu maniérée mais qui souleva définitivement l’enthousiasme généré par un concert de très haute tenue. Chapeau bas!http://www.concertonet.com/scripts/review.php?ID_review=9796

Friday, April 25, 2014

Die lyrische Faust

Klassik.com
Dr. Aron Sayed
16.04.2014
War die Aufführung der Ersten Sinfonie von Brahms durch die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen unter Paavo Järvi im März noch wie mit geballter Faust gespielt, so nahmen sich die Bremer unter Führung ihres estnischen Chefdirigenten nun in der Vierten Sinfonie op. 98 auch mehr Zeit für die lyrischen Seiten. Das berühmte Kopfthema der e-Moll-Sinfonie wirkte durch die zarte Strichweise in den Violinen wie gehaucht. Erst in der Coda mit ihren abschließenden Orchesterschlägen brach dann die gewohnte Hochspannung durch. Zuvor stand vor allem eine fließende Darbietung des überstrukturierten Brahmsschen Gewebes mit Blick auf sämtliche Instrumentengruppen im Vordergrund. Die verblüffende Transparenz des Gesamtklangs der Kammerphilharmonie sucht in dieser Hinsicht wohl ihresgeleichen. Genauso interessant zu hören aber ist es, wie das Orchester  im 'Andante moderato' quasi auf Knopfdruck zwischen einer romantischen Lesart und der dominierenden hin und her zu wechseln versteht, der der historisch informierten Aufführungspraxis. Als das Hauptthema des Satzes gegen Ende noch einmal im Horn erklang, öffnete sich der Klang hin Richtung großes Sinfonieorchester.
Dass die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen ein extrem flexibles Orchester ist, bewies sie aber vor allem im Scherzo, das unter den Brahms-Sinfoniesätzen in Aufführungen oft einen Zug zum Schwerfälligen und Militärischen aufweist. Davon war hier nicht das Geringste zu spüren, stattdessen gelangte durch den vitalen Zugriff die atemberaubende Dramatik und das effektvolle Ineinandergreifen der Stimmen zum Vorschein, Luftsprung Paavo Järvis inklusive. Wie kontrastreich bei Brahms Heterogenes einander gegenübersteht und auseinander folgt, verdeutlichte man dann in der abschließenden Passacaglia: berückendes Flötensolo und anschließende Sturzfigur im Tutti, Figuren, die in der einen Sekunde vor Expressivität bersten, in der nächsten schon bis ins Minimale zurückgenommen sind. Dank der extrem wachen Phrasierung nicht nur der Streicher klangen in der Vierten auch die vermeintlich poltrigen Stellen klangschön und "sinnvoll", die ansonsten oft als Beleg für Brahms' mangelnde Instrumentationskusnt herhalten müssen. Quasi aus dem Stand brillant kam zu Beginn auch die 'Tragische Ouvertüre' daher, die wie aus einem Guss erklang. Paavo Järvi versteht es bei Brahms perfekt, den Wechsel von Spannung und Entspannung, Expressivität und Kantabilität so zu inszenieren, dass das große einheitliche Ganze zur Geltung gelangt, genauso wie die Einzelabschnitte für sich.
In eine ganz andere Welt führte vor der Pause Fazil Say mit Mozarts A-Dur-Klavierkonzert. Blendete man das laute Mitsummen und Gestikulieren mit der linken Hand (wenn sie, wie im Kopfsatz, weniger zu tun hatte) aus, blieb eine klar ausgehörte, auf dem Steinway überaus zeitgemäße Mozart-Interpretation. Mit der Kammerphilharmonie harmonierte der renommierte türkische Pianist ausgezeichnet, so zum Beispiel im Dialog mit dem Fagott im helltraurigen 'Adagio'. Auch das gegenseitige Sichbefeuern im heiter sprudelnden Finale blieb nicht ohne Wirkung. Zu Hochform lief Say dann in den beiden Zugaben auf. So zeigte er mit viel Liebe zum Detail (Agogik!) in den Variationen über 'Ah! vous dirai-je, Mama' KV 265 ("Morgen kommt der Weihnachtsmann"), wieviel Witz in den scheinbar einfachen Variationen steckt. Sein eigenes Stück 'Black Earth' war eine reizvolle Mischung aus Orientalismen und sich daran anschließenden Rachmaninoff-Allusionen. Durch Bearbeiten der Saiten im Instrumentenkörper mit der einen Hand und Spielen auf der Klaviatur mit der anderen entstand hier ein sehr einprägsamer reizvoller Klang zwischen Hackbrett und Baglama. Die tänzerische Seite des Abends wurde dann am Ende vom Orchester und wunderbaren Schleifern in den Oboen mit Brahms Ungarischem Tanz Nr. 3 in F-Dur abgerundet.

http://magazin.klassik.com/konzerte/reviews.cfm?TASK=review&PID=5456

Пааво Ярви — «Симфония весны»

classicalmusicnews.ru
Виктор Александров
19.04.2014
Пааво Ярви
Пааво Ярви
Знаменитый маэстро Пааво Ярви,  представитель легендарной дирижерской династии Неэме Ярви, продирижировал в городах Германии оркестрами Франкфурта и Бремена. Весенняя серия концертов ознаменовалась для Пааво Ярви совместными выступлениями с оркестрами Франкфуртского радио и Немецким камерным филармоническим оркестром Бремена.

Пааво Ярви составляет свои программы по принципу контраста, в них всегда чувствуются тонкость, изящество, оригинальный вкус и универсальность идей. График концертных выступлений у дирижера очень интенсивный, ему приходится поддерживать концентрацию и распределять силы между несколькими известнейшими коллективами Германии и Франции. Отмечу, что свой официальный контракт с франкфуртским оркестром в качестве главного дирижера Пааво Ярви завершил еще несколько месяцев назад, оставив за собой должность почетного лауреата оркестра. Артист будет появляться несколько раз в сезоне с очередными новыми проектами.
Вот и прошедший музыкальный вечер сулил череду неожиданных открытий. В AlteOper (Старой Опере) Франкфурта программа концерта была составлена из произведений Арво Пярта («Кантус Памяти Бенджамина Бриттена»), Второго концерта для фортепиано с оркестром Д. Д. Шостаковича (солировал Александр Торадзе), а также Третьей симфонии Франца Шмидта. В музыке австрийского композитора, представителя позднеромантического периода, Пааво Ярви впервые обращается, и твердо намерен в будущем записать все симфонии Шмидта с оркестром Франкфуртского радио.
 ПААВО ЯРВИ: «Мне непонятно, почему сегодня так редко в мире исполняют музыку Франца Шмидта, раньше такого не было. Сейчас мы постараемся восполнить этот пробел и представить полностью во Франкфурте весь симфонический цикл австрийского композитора.
Симфонии Шмидта открывают новый безграничный мир образов,  и я уверен, что каждая из них быстро найдет дорогу к слушателю. В его музыке ощутимо влияние Малера, Рихарда Штрауса и даже Антона Брукнера, учеником которого являлся Франц Шмидт.  Это огромный пласт позднеромантической эпохи австро-немецкой музыкальной традиции. Наряду с известной ораторией Шмидта «Книга с семью печатями» четыре симфонии композитора должны заслужить всеобщее признание.
На первой репетиции музыканты скептически отнеслись к материалу Третьей симфонии. И это очевидно. Ведь люди не знают по сути этой музыки, там очень много нот, хроматических гармоний, меняющихся почти на каждой доле. После первого концерта артисты признались мне, что их очень увлек мир образов в этой симфонии Шмидта.
Я считаю, что необходимо терпение и желание, чтобы послушать и пережить эту музыку, а не только один раз сыграть и забыть ее.
Франц Шмидт очень хорошо знал возможности оркестра, он ведь был профессором Венской Академии музыки, а также виолончелистом, концертмейстером группы виолончелей знаменитого Венского филармонического оркестра и не раз играл под управлением самого Густава Малера. Шмидт превосходно владел игрой на фортепиано. Он был одной из уважаемых персон венской музыкальной жизни своего времени».
 Сразу после франкфуртских выступлений Пааво Ярви перебрался в Бремен и Гамбург, где представил на суд слушателей свое интеллектуальное прочтение Первой симфонии до минор И. Брамса. К симфоническому творчеству немецкого классика Пааво Ярви подходит постепенно. В следующем сезоне он запишет с Бременским коллективом все симфонии Брамса.
Камерный филармонический оркестр Бремена особенно дорог Пааво Ярви, здесь есть своя удивительная гармония, по-особому домашняя атмосфера музицирования.
Пааво Ярви:«В Бременском оркестре играют только единомышленники. Мы вместе с артистами решаем интерпретацию сочинения, находим много новых идей в партитурах. Для меня это особая ситуация. Я привык дирижировать большими коллективами, в которых музыканты прекрасно понимают, что дирижер будет делать. А здесь я себя свободно ощущаю камерным артистом, соучастником процесса. Возможность импровизаций является неотъемлемой частью моей работы с бременскими коллегами. Каждый раз мы стремимся обнаружить нечто новое, непохожее на предыдущие репетиции и концерты».
Ярким украшением вечернего концерта в гамбургском Leizhalle стала Симфония № 100 «Военная» Йозефа Гайдна. Это произведение является частью цикла известных Лондонских симфоний. Название определяет дух музыки самого сочинения, насыщенного множеством сигналов и фанфар. Симфония пронизана маршевыми ритмами, энергией и стремительностью.
В этом сочинении Гайдн использует ударные инструменты  военного оркестра (треугольник, тарелки, большой барабан). Особенно импозантно смотрелись музыканты группы ударных в исторических костюмах солдат, которые вначале чинно расхаживали по партеру гамбургского зала на глазах у изумленных зрителей, а затем эффектно поднимались на сцену и постепенно примыкали к оркестровому составу.
Для Пааво Ярви важны оптимизм, жизненная энергия и солнечный свет музыки Гайдна, поэтому в его интерпретации сочинение приобрело новое, современное звучание. Те же самые настроения были  отражены и в Третьем скрипичном концерте В. А. Моцарта.
Солисткой выступила обаятельная российская скрипачка, уроженка Санкт-Петербурга, лауреат международных конкурсов  Алина Погосткина. Певучая кантилена, особое созерцательное начало преобладали в игре скрипачки. Оркестр под чутким руководством Пааво Ярви бережно и аккуратно аккомпанировал солистке.
В начале июня оркестр Франкфуртского радио под управлением Пааво Ярви совершит концертный тур по городам Чехии и Германии вместе с блистательной американской скрипачкой Хилари Хан, а цикл симфоний И. Брамса с Немецким камерным филармоническим оркестром Бремена  и маэстро Ярви в конце лета услышат жители США.
http://www.classicalmusicnews.ru/reports/paavo-yarvi-simfoniya-vesnyi/

Thursday, April 17, 2014

Bremen


Dirigent Paavo Järvi : "Paralysiert vor Angst"

Südwest Presse
BURKHARD SCHÄFER
14 April 2014

Der Dirigent Paavo Järvi ist der Spross einer estnischen Musikerdynastie und auf dem ganzen Erdball zuhause. Ein Gespräch über die Macht der Musik und Estlands Angst vor der russischen Politik.

Einer der profiliertesten Dirigenten seiner Generation: Der aus Estland stammende Amerikaner Paavo Järvi leitet seit 2010 das Orchestre de Paris. Hier dirigiert er den zu den größten und angesehensten Orchestern der Welt zählenden Musikkörper am 1. September 2011 in der Estonia Concert Hall in Tallinn. Foto: afp  

In welchem Alter war für Sie klar, dass Sie Musiker werden wollten?
PAAVO JÄRVI: Nicht nur Musiker! Von meinem vierten Lebensjahr an wusste ich, dass ich auch ein Dirigent werden wollte. Ich hatte zu dieser Zeit ja noch nicht mal eine wirkliche Idee davon, was ein Dirigent überhaupt macht. In diesem Alter hatte mein Wunsch nur damit zu tun, wie ich meinen Vater sah. Mit welcher Liebe und positiven Aufgeregtheit er über Musik sprach und mit ihr umging. Dazu hatte er eine Fähigkeit, diese Liebe zu vermitteln. Er sagte immer "hör da zu", oder "ist das nicht großartig?". Und als ich in das Alter kam, in dem ich darüber nachdenken konnte, was mein Berufswunsch ist, war für mich klar, dass ich immer das Gleiche sein wollte wie er.
Wie lange haben Sie in Ihrer Heimat Estland gelebt?
JÄRVI: Ich bin dort aufgewachsen bis zum Alter von 17 Jahren. Das war während der Zeit der sowjetischen Besatzung.
Haben Sie unter den russischen Besatzern gelitten?
JÄRVI: Ehrlich gesagt, zu dieser Zeit - wir haben Estland 1980 verlassen - war ich noch ein Jugendlicher. Ich bin 1962 geboren. Ich war ein Student in der späten Breschnew-Ära, und diese Art von Repressionen, von denen man aus der Stalin-Zeit noch hörte, existierten zu diesem Zeitpunkt nicht mehr. Aber die basalen sowjetischen Werte waren natürlich noch da. Die Grenzen waren geschlossen, die Sprache war unterdrückt, die Medien waren kontrolliert. All diese Dinge eines totalitären Regimes waren tagtäglich lebendig - das, was wir jetzt in einer wachsenden Anzahl von Staaten wieder sehen.
Haben Sie Angst vor der Krim-Krise? Haben die Balten Angst?
JÄRVI: Angst ist gar nicht das richtige Wort. Sie sind in Schrecken versetzt, sie sind direkt paralysiert vor Angst. Und dies aus zwei Gründen. Erstens: Die Realität, die in der Ukraine und auf der Krim ihren Lauf nimmt. Zweitens: Die Ex-Sowjetländer realisieren nun in großem Maße - ich möchte nicht das Wort Desillusionierung benutzen -, dass die westlichen, demokratischen Werte nicht wirklich auf allen Gebieten existieren. Sie merken, dass sie keinen Schutzschild besitzen. Sie dachten, die westliche Welt würde sie schützen und nun müssen sie erkennen, dass dies gar nicht der Fall ist. Und so herrscht eine spezielle Atmosphäre der Angst, in der sie wahrnehmen, dass sie in Gefahr schweben und dass man auf die Alliierten nicht zählen kann.
Vor 25 Jahren schafften die Esten, Letten und Litauer die singende Revolution. War und ist das die eigentliche "Waffe" der Balten?
JÄRVI: Auf alle Fälle! Und das war eines der unglaublichsten und wundervollsten Geschehnisse unserer Region, dass es die Musik und das Singen waren, die uns geschützt und vereint haben. Wenn man zurückschaut, ist es unglaublich symbolisch. Zu der damaligen Zeit war unser baltisches Gebiet, das eine Ex-Sowjet-Region ist, in dieser Sache geistig vereinigt und hat nicht mehr an eine autokratische Diktatur geglaubt. Und nun, 25 Jahre später, hast du eine Situation, wo Russland wieder in Länder einmarschiert. Und die Leute im Westen würden dazu sagen, ach nein, das wird niemals passieren, das ist eine andere Welt. Und wir alle wollen glauben, dass das wahr ist, aber ich fürchte, das ist es nicht.
Die aus der ehemaligen Sowjetunion stammende Komponistin Sofia Gubaidulina wünschte sich nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion eine Verbrüderung. Ein Wunsch, der bei den baltischen Musikern mit Skepsis gesehen wird.
JÄRVI: Ich bin mir sicher, wenn Sofia Gubaidulina sagt, "ich wünsche mir, dass wir alle Freunde und Brüder sind", dann meint sie nicht, dass wir ein Teil des großen russischen Reiches sein sollen. Gubaidulina ist nicht russisch, sie ist tartarisch. Es ist wirklich eine absolut verständliche Wunschvorstellung eines Menschen, besonders eines Künstlers, so nah wie möglich mit den Leuten seiner Region geistig verbunden sein zu wollen und im Endeffekt nicht nur in seinem Umfeld, sondern überall auf dem Globus. Aber diese Reaktion der restlichen Welt hat enorm mit der Angst vor russischer Okkupation zu tun. Denn sowohl die russische ideologische Besatzung als auch die imperialistische Okkupation waren ein Albtraum für alle russischen Nachbarn. Meine Mutter ist Russin, ich liebe Russen. Ich mag russische Musiker, ich habe mehr russische Musiker-Freunde als andere. Mein Problem waren niemals die Russen oder die russische Kultur. Das russische imperialistische Denken ist es, das mich bestürzt.
Was beunruhigt Sie am meisten?
JÄRVI: Wenn auf diese Art ungedeckte Kräfte in ein anderes Land gehen und dort ein Referendum erzwingen, hat das nichts zu tun mit den Wurzeln des großen russischen Reichs. Das ist das beste Beispiel für KGB-Taktiken, benutzt in einer naiven westlichen Welt. Die beobachten, diskutieren und meinen, sie müssten Meetings abhalten. Das ist eine typische westliche Reaktion, und da ich nun selbst seit Jahren ein Westbewohner bin, kann ich beide Seiten nachvollziehen. Ich weiß aber auch, wie diese Art der Naivität von Putin benutzt werden kann, um das alles durchzusetzen, was er will. Auf der anderen Seite sehe ich, wie Syrien sich selbst killt und in Afrika töten sich die Leute gegenseitig - wir haben diese völlig kranke Welt. Haben wir irgendetwas aus der Geschichte der Menschheit gelernt? Nein! Alles geht nur um Machtspiele, Gewalt und finanzielle Interessen. Das ist enttäuschend.

http://m.swp.de/ulm/nachrichten/kultur/Dirigent-Paavo-Jaervi-Paralysiert-vor-Angst;art4308,2559888

Monday, April 14, 2014

Wednesday, April 09, 2014

Paavo Jarvi Jorg Widmann: Armonica (Pan Classics)

Independent.co.uk
Andy Gill
22/03/2013
Paavo Järvi is one of the busiest contemporary conductors, working here with the Frankfurt Radio Symphony Orchestra on  a programme combining three pieces by Jorg Widmann with complementary works by Mauricio Kagel, Beat Furrer and Peter Ruzicka. The latter’s “Clouds” is an accumulation of sonic droplets and mist into a torrential downpour, while Kagel’s Etude No 3 offers a Stravinskian cacophony of horns. But it’s Widmann’s title track that stands out: inspired by Mozart’s interest in the glass harmonica,  it features a blend of strings, accordion and tuned percussion emulating that instrument’s long, keening tones, everything shaped “lightly and vitreously... like a musical suspension of gravity”,  as Widmann describes it.
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http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/classical/reviews/classical-album-reviews-paavo-jarvi-the-juilliard-string-quartet-carolyn-sampson-9205278.html

Orchestre de Paris, Paavo Järvi et Radu Lupu à la Salle Pleyel

Gobuz.com
André Tubeuf
03/04/2014

Header_Lupu (2)
(DR)
On tenait à entendre l’Orchestre de Paris dans la même salle, lui aussi dans une grande symphonie, deux jours seulement après le choc du Concertgebouw à Pleyel dans Brahms et Bruckner. Première constatation : la sonorité de Paris s’épanouit plus naturellement dans les volumes et les matériaux de Pleyel où le Concertgebouw semble à la recherche de quelque ampleur (ou pli d’aisance) de plus pour respirer et s’épanouir à l’aise, quelque chose de rêche pouvant en venir à sa sonorité. Seconde constatation : il y a désormais dans les cordes de Paris un possible moelleux, un fondu en même temps qu’une scintillation qu’on n’aurait osé espérer il y a quelques saisons. Cela s’est vu dans le Langsamer Satz de Webern (bien inutilement lénifié pour orchestre à cordes) et, beaucoup plus utilement, dans le Ruhevoll de la Quatrième de Mahler, d’emblée magiquement illuminé par le soyeux des cordes ; et de la façon sans doute la plus significative, par la qualité chambriste exemplaire avec laquelle l’Orchestre et son soliste se sont entendus dans le largo du Premier concerto de Beethoven, de bout en bout joué par Radu Lupu avec une simplicité, un détachement, ce qu’on pourrait croire une désinvolture apparente : et une sonorité, un génie du toucher simplement venus des dieux. Le tact de Paavo Järvi de bout en bout d’un programme aussi complexe et contrasté, atteignait ici à son mieux.
(DR)
(DR)

S’il y a une troisième constatation, c’est qu’une tradition, une bouteille, ça demande quand même des années, pour ne pas dire des dizaines d’années. Orchestre jeune, Paris sait être chez lui dans tout, ce qui en somme est sa mission, il n’a pas de patrimoine spécifique à défendre (ou alors bien étroit). Mais certaines musiques voient leur sonorité, mais d’abord leur approche, changée aux mains d’un orchestre où année après année le fil se passe et se transmet, et un tissu orchestral arrive à sa plénitude. Dans ce plus discret (et en apparence anodin, avec son prétexte enfantin) des Mahler, l’Orchestre de Paris est encore à la recherche d’une continuité du son ; en sorte que les accidents d’itinéraire, toujours voyants chez Mahler (et plus d’une fois vedettes de la narration) mais volontairement plus effacés dans cette Quatrième, laissent parler le flux, si on peut dire. Que le lisse (ou le rêve, ou la vision) intègre ruptures, brefs sauts dynamiques, ce qui pourrait secouer, faire contraste, accidenter le parcours (aux yeux de beaucoup, le rendre par là plus intéressant). D’attaque, dès les premiers grelots, on a vu l’Orchestre à la recherche de sa propre balance sonore. Vite établie, elle a ensuite permis un vrai parcours comme une coulée avec, notamment en début de Ruhevoll, une qualité étale, scintillante et illuminée qu’on n’osait pas attendre.
(DR)
(DR)
Mlle Dragojevic s’est habillée en petite sirène pour nous chanter La Vie au Ciel du 4e mouvement. Elle phrase Mahler, et elle l’articule, deux choses bien différentes, dont elle s’acquitte aussi bien. L’écriture de ce lied n’est pas si tendue qu’elle exige une tessiture à l’exclusion d’une autre. Va donc pour mezzo. Mais c’est un fait que dans les moments les plus graves que la soliste ait à chanter, l’argentin du timbre passe mieux avec les instruments fournis de Mahler que la sonorité plus neutre de la mezzo, cette mezzo en tout cas, à ces moments-là, et qu’alors les mots, tout simplement, sont mangés par les instruments. Bruno Walter avait ses raisons pour préférer ici les Ivogün ou Schöne ou Novotna — des sopranos, mais d’abord des timbres. Les très bonnes qualités passe-partout de Mlle Dragojevic ne sont pas marquantes au point de faire oublier cet inconvénient-là, et ce qui vient d’un rien criard à l’aigu, là où celui-ci pourrait flotter…
http://blogs.qobuz.com/andretubeuf/2014/04/03/orchestre-de-paris-paavo-jarvi-et-radu-lupu-a-la-salle-pleyel/

Le magicien Radu Lupu enchante une soirée où l’Orchestre de Paris et Paavo Järvi ont séduit par la beauté plastique de leur interprétation mais suscité des réserves dans leur conception de la Symphonie n° 4 de Mahler

Brunoserrou.blogspot
Bruno Serrou
04/04/2014

Radu Lupu. Photo : (c) Orchestre de Paris

Concerto de rêve hier, Salle Pleyel, offert par un Radu Lupu incroyable d’aisance et de facilité qui a réussi à éblouir dans une œuvre tellement jouée qu’il nous semble la connaître par cœur. Rien qu’à l’Orchestre de Paris, il a été programmé une vingtaine de fois en quarante-trois ans, dont deux avec Radu Lupu. Le Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ut majeur op. 15 de Beethoven est, il est vrai, de ces œuvres dont on ne se lasse pas et qui permettent des approches sans cesse renouvelées. Pour son troisième essai, le pianiste roumain a médusé le public de Pleyel. Installé le dos profondément calé contre le dossier de sa chaise, les bras tendus loin du cor sur le clavier, l’air de ne pas y toucher, les doigts voltigeant sur les touches, le pianiste roumain est comme en apesanteur. Il ne joue pas, il est la musique-même. Le regard voyage vers les notes à atteindre d’un air détaché, va et vient entre les instruments solistes de l’orchestre avec lesquels il dialogue, comme le somptueux chant de la clarinette dextrement tenue par Pascal Moraguès, le chef et le piano. Extraordinairement maître de lui, Lupu n’a jamais la tête dans le clavier, son toucher est immatériel, le jeu d’une agilité déconcertante est comme détaché de toute technique pianistique, et il en émane un son façonné par un prestidigitateur. A côté, les autres pianistes sont comme des tâcherons qui mettent les mains dans le cambouis. 
Paavo Järvi et Radu Lupu dans les coulisses de la Salle Pleyel. Photo : (c) Orchestre de Paris
Après une onctueuse introduction, l’Orchestre de Paris et Paavo Järvi ont tissé un beau velours à Radu Lupu, après que les cordes se soient échauffées dans le Langsamer Satz (Mouvement lent) pour quatuor à cordes d’Anton Webern arrangé sans génie par le chef américain Gerard Schwarz. En bis, Lupu a retrouvé son cher Robert Schumann, en donnant un virevoltant Oiseau prophète, septième des Waldszenen op. 82.
Gustav Mahler en 1906. Photo : DR
En seconde partie, Paavo Järvi a offert une Symphonie n° 4 en sol majeur (1899-1901) de Gustav Mahler fine, chatoyante, fort bien structurée, l’Orchestre de Paris exaltant des sonorités moelleuses et fruitées (un remarquable Roland Daugareil dans ses multiples solos que la partition lui réserve, notamment dans le deuxième mouvement où son jeu était bien dans l’esprit du violoneux voulu par Mahler, un brillant André Cazalet au cor solo, un infaillible Frédéric Mellardi à la trompette, un enthousiaste Giorgio Mandolesi au basson), dirigée avec un sens du détail d’une grande acuité au service de la globalité du discours. Comme s’il voulait goûter à satiété les qualités de la phalange dont il est le patron, Järvi a excessivement réfréné les tempi dans les deux mouvements initiaux, surtout dans le deuxième, qui atteint la même durée que le premier, au point que les deux associés ont dépassé la demi-heure, tandis que l’ensemble de la symphonie a dépassé l’heure au lieu des cinquante-quatre minutes prévues. En revanche, le Ruhevoll est apparu de toute beauté, expressif et objectif à la fois, là où tant de chefs se font empesés et larmoyants, ce qui n’a pas empêché l’angoisse et le trouble de poindre, tandis que les cuivres ont instauré un sentiment d’ivresse qui a saisi d’effroi. Le finale a la chaleur, la grâce et la sérénité du paradis chanté avec une simplicité par la mezzo-soprano suédoise Katija Dragojevic dont la voix est cependant apparue trop charnue pour une partie écrite pour une soprano au timbre désincarné.

http://brunoserrou.blogspot.fr/

Thursday, April 03, 2014

Järvi festivalile tuleb klaverivirtuoos Alexander Toradze

Err.ee
Tiiu Laks
02/04/2014
14.-20. juulini toimuva Rahvesuvahelisele Pärnu Muusikafestivali Järvi Akadeemia kuulsate muusikute nimekirja lisandub rahvusvaheliselt väga kõrgelt hinnatud pianist Alexander Toradze.
Alexander Toradze esineb 15. juulil Pärnu Kontserdimajas, mil laval on ka Riga Sinfonietta ning dirigeerib Paavo Järvi. Esitusele tuleb Dmitri Šostakovitši 1. klaverikontsert.
Alexander Toradze on romantilise klaverirepertuaari meisterlik virtuoos. Teda iseloomustab teoste ebatavaline tõlgendus, sügavalt poeetiline lüürilisus ja intensiivselt emotsionaalne ja kaasahaarav esituslaad. Oma tegevusega on tal põhjust ennast pidada vene suurte pianistide liini jätkajaks.
Hiljuti on Toradze teinud koostööd näiteks Rootsi Raadio Sümfooniaorkestri, Tšehhi Filharmoonikute, Orchestre National de France’i, Pacificu, Montreali ja Londoni Sümfooniaorkestritega, BBC ja Dresdeni Filharmoonikutega,Toronto, Seattle’i Sümfooniaorkestritega ning Londoni Filharmoonikutega. 2012. aastal andsid plaadifirma Pan ja Hessischer Ringhääling välja kõrgelt hinnatud albumi, millel Toradze esitab Šostakovitši Klaverikontserte koostöös Frankfurdi Raadio Sümfooniaorkestri ning dirigent Paavo Järviga.
Toradze salvestus Prokofjevi Klaverikontsertidest koostöös Marinski teatri orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga on leidnud kriitikute poolt tunnustatud äramärkimist. Rahvusvaheline ajakiri Piano Quarterly hindas Toradze Prokofjevi Kolmanda klaverikontserdi interpretatsiooni 70 valitud albumi seas ajalooliselt parimaks salvestuseks. Tunnustatud salvestuste seas on veel Skrjabini “Prometheus” koostöös Marinski orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga ning Angel/EMI plaadifirma all ilmunud sooloalbum, millel kõlavad Mussorski, Stravinski, Raveli ja Prokofjevi teosed.
Toradze esineb regulaarselt mitmetel suvefestivalidel, sealhulgas Salzburgis, Peterburi Valgetel öödel, Londoni BBC PROMSi kontsertidel, Edinburghʼis, Rotterdamis, Mikkelis, Saratogas ja Ravinias.
Toradze on sündinud 1952. aastal Tbilisis Gruusias. Ta on lõpetanud Moskva Tšaikovski nimelise konservatooriumi, kus ta ka professoriks sai. 1983. aastal asus ta alaliselt elama USA-sse. 1991. aastal määrati ta Indiana South Bendi ülikooli Martin Endowedi klaveri õppetooli professoriks, kus ta pani aluse unikaalsete meetoditega õpikeskkonnale. Toradze klaveristuudio rahvuseline liikmeskond on pälvinud kriitikute positiivset tähelepanu.
Toimetas
Tiiu Laks
http://kultuur.err.ee/v/muusika/73ad8094-6379-4f92-a82a-c9f88e04a72c

Pärnus annab kontserdi Gruusia klaverivirtuoos Alexander Toradze

Delfi.ee
02/04/2014
14.-20. juulini toimuva Pärnu Muusikafestival Järvi Akadeemia kuulsate muusikute nimekirja lisandus rahvusvaheliselt väga kõrgelt hinnatud pianist Alexander Toradze.
Toradze esineb 15. juulil Pärnu Kontserdimajas, mil laval on ka Riga Sinfonietta ning dirigeerib Paavo Järvi. Esitusele tuleb Dmitri Šostakovitši 1. klaverikontsert.

Alexander Toradze on romantilise klaverirepertuaari meisterlik virtuoos. Teda iseloomustab teoste ebatavaline tõlgendus, sügavalt poeetiline lüürilisus ja intensiivselt emotsionaalne ja kaasahaarav esituslaad. Oma tegevusega on tal põhjust ennast pidada vene suurte pianistide liini jätkajaks.
Hiljuti on Toradze teinud koostööd näiteks Rootsi Raadio Sümfooniaorkestri, Tšehhi Filharmoonikute, Orchestre National de France’i, Pacificu, Montreali ja Londoni Sümfooniaorkestritega, BBC ja Dresdeni Filharmoonikutega,Toronto, Seattle’i Sümfooniaorkestritega ning Londoni Filharmoonikutega. 2012. aastal andsid plaadifirma Pan ja Hessischer Ringhääling välja kõrgelt hinnatud albumi, millel Toradze esitab Šostakovitši Klaverikontserte koostöös Frankfurdi Raadio Sümfooniaorkestri ning dirigent Paavo Järviga.
Toradze salvestus Prokofjevi Klaverikontsertidest koostöös Marinski teatri orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga on leidnud kriitikute poolt tunnustatud äramärkimist. Rahvusvaheline ajakiri Piano Quarterly hindas Toradze Prokofjevi Kolmanda klaverikontserdi interpretatsiooni 70 valitud albumi seas ajalooliselt parimaks salvestuseks.
Õnnestunud salvestuste seas on veel Skrjabini “Prometheus” koostöös Marinski orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga ning Angel/EMI plaadifirma all ilmunud sooloalbum, millel kõlavad Mussorski, Stravinski, Raveli ja Prokofjevi teosed.
Toradze esineb regulaarselt mitmetel suvefestivalidel, sealhulgas Salzburgis, Peterburi Valgetel öödel, Londoni BBC PROMSi kontsertidel, Edinburghʼis, Rotterdamis, Mikkelis, Saratogas ja Ravinias.
Toradze on sündinud 1952. aastal Tbilisis Gruusias. Toradze on lõpetanud Moskva Tšaikovski nim. Konservatooriumi ning sai seal peagi professoriks. 1983. aastal asus ta alaliselt elama USAsse. 1991. aastal määrati ta Indiana South Bendi ülikooli Martin Endowedi klaveri õppetooli professoriks, kus ta pani aluse unikaalsete meetoditega õpikeskkonnale. Toradze klaveristuudio rahvuseline liikmeskond on pälvinud kriitikute tähelepanu rahvusvahelisel tasemel.


http://publik.delfi.ee/news/muusika/parnus-annab-kontserdi-gruusia-klaverivirtuoos-alexander-toradze.d?id=68365437

Pärnu Muusikafestival Järvi Akadeemia toob Eestisse pianist Alexander Toradze

Muusikaelu.ee
 2.apill 2014

14.-20. juulini toimuva Pärnu Muusikafestival Järvi Akadeemia kuulsate muusikute nimekirja lisandub rahvusvaheliselt väga kõrgelt hinnatud pianist Alexander Toradze. Toradze esineb 15. juulil Pärnu Kontserdimajas, mil laval on ka Riga Sinfonietta ning dirigeerib Paavo Järvi. Esitusele tuleb Dmitri Šostakovitši 1. klaverikontsert.
Alexander Toradze on romantilise klaverirepertuaari meisterlik virtuoos. Teda iseloomustab teoste ebatavaline tõlgendus, sügavalt poeetiline lüürilisus ja intensiivselt emotsionaalne ja kaasahaarav esituslaad.  Oma tegevusega on tal põhjust ennast pidada vene suurte pianistide liini jätkajaks.
Hiljuti on Toradze teinud koostööd näiteks Rootsi Raadio Sümfooniaorkestri, Tšehhi Filharmoonikute, Orchestre National de France’i, Pacificu, Montreali ja Londoni Sümfooniaorkestritega, BBC ja Dresdeni Filharmoonikutega,Toronto, Seattle’i Sümfooniaorkestritega ning Londoni Filharmoonikutega. 2012. aastal andsid plaadifirma Pan ja Hessischer Ringhääling välja kõrgelt hinnatud albumi, millel Toradze esitab Šostakovitši Klaverikontserte koostöös Frankfurdi Raadio Sümfooniaorkestri ning dirigent Paavo Järviga.
Toradze salvestus Prokofjevi Klaverikontsertidest koostöös Marinski teatri orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga on leidnud kriitikute poolt tunnustatud äramärkimist. Rahvusvaheline ajakiri Piano Quarterly hindas Toradze Prokofjevi Kolmanda klaverikontserdi interpretatsiooni 70 valitud albumi seas ajalooliselt parimaks salvestuseks. Õnnestunud salvestuste seas on veel Skrjabini “Prometheus” koostöös Marinski orkestri ja dirigent Valeri Gergijeviga ning Angel/EMI plaadifirma all ilmunud sooloalbum, millel kõlavad Mussorski, Stravinski, Raveli ja Prokofjevi teosed.
Toradze esineb regulaarselt mitmetel suvefestivalidel, sealhulgas Salzburgis, Peterburi Valgetel öödel, Londoni BBC PROMSi kontsertidel, Edinburghʼis, Rotterdamis, Mikkelis, Saratogas ja Ravinias.
Toradze on sündinud 1952. aastal Tbilisis Gruusias. Toradze on lõpetanud Moskva Tšaikovski nim. Konservatooriumi ning sai seal peagi professoriks. 1983. aastal asus ta alaliselt elama USAsse. 1991. aastal määrati ta Indiana South Bendi ülikooli Martin Endowedi klaveri õppetooli professoriks, kus ta pani aluse unikaalsete meetoditega õpikeskkonnale. Toradze klaveristuudio rahvuseline liikmeskond on pälvinud kriitikute tähelepanu rahvusvahelisel tasemel.
Piletid on müügil! 10. aprillini saab festivali passi soetada 60 euro eest.
AlexanderToradzePaavoJarvi0©Jean-ChristopheUhl
http://muusikaelu.ee/parnu-muusikafestival-jarvi-akadeemia-toob-eestisse-pianist-alexander-toradze/

Wednesday, April 02, 2014