Wednesday, September 30, 2015

BEETHOVEN NEUVIÈME SYMPHONIE, ÉPISODE 2 : PAAVO JÄRVI À LA PHILHARMONIE

resmusica.com
Patrick Georges Montaigu
26/06/2015

Paris. Philharmonie de Paris. 15-I-2011. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Concerto pour violon et orchestre n°2 en ut dièse mineur op.129. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°9 en ré mineur op.125. Philippe Aïche, violon. Luba Orgonášová, soprano ; Petra Lang, mezzo-soprano; Michael Shade, ténor ; Matthias Goerne, basse. Chœur de l’Orchestre de Paris, chef de chœur : Lionel Sow. Orchestre de Paris, direction : Paavo Järvi.
Paavo Järvi à la tête de l’Orchestre de Paris
















Au lendemain de l’exécution de cette même ultime symphonie beethovénienne à l’Opéra Bastille, l’Orchestre de Paris prenait le relais conduit par son chef  offrant une prestation de haute volée dont on put, dans l’acoustique bien plus favorable de la Philharmonie, en percevoir clairement toutes les qualités.
Mais avant cela on put entendre le Concerto pour violon n°2 de Chostakovitch repris par , un des deux premiers violons solo de l’orchestre, après le forfait de Vadim Repin. On ne sait si le violoniste avait cette œuvre dans les doigts depuis une semaine, un an ou toute sa vie, mais il s’y lança sans trembler avec une intensité qui fit plaisir à entendre d’autant qu’elle était accompagnée d’une belle maitrise instrumentale. Peut-être une star du violon y aurait mis ici où là plus de nuances ou d’intentions,  a semblé y favoriser la constance et la cohérence du discours sur la fantaisie ou la prise de risque et il a sans doute eu raison. Avec son accompagnement « aux petits oignons » par un chef inspiré et un orchestre attentif, ce concerto fut une réussite.
Le point d’orgue de la soirée resta quand même, et de loin, l’exécution de la Symphonie n°9 de Beethoven, d’un niveau d’accomplissement rarement atteint à ce point. Jouant avec une urgence constante, au point d’enchainer les mouvements presque sans pause ou, dans le finale, de lancer la « marche turque » alors que la résonance du grandiose point d’orgue ne s’était pas éteinte, le chef imprima, par ses tempos vifs, un allant et un rebond permanent, une énergie motrice sans relâche, ne sacrifiant jamais la lisibilité, les phrasés ou la couleur orchestrale, qui souvent s’assèche dans ces conditions, mais pas ce soir, réussissant à rester expressif et vivant, évitant là encore l’écueil de l’uniformité réductrice trop souvent entendue ailleurs. Le difficile premier mouvement trouva sous la baguette de Paavo Järvi une densité et une concentration sans faille, réussissant la gageure de préserver la progression du mouvement, ses épisodes successifs étant alors parfaitement amenés, en particulier le grand climax central qui, pour une fois, ne tombait pas du ciel.
Cette capacité à ne rien sacrifier à l’hôtel de l’urgence et de la motricité fut la grande réussite de cette interprétation, d’un bout à l’autre, portée par un orchestre en grande forme qui suivit son chef comme un seul homme. Jusqu’au Prestissimo final facilement cafouilleur réussit ce soir comme rarement. Les forces chorales furent à la hauteur de la tâche, participant grandement à la glorieuse majesté du finale, y compris son quatuor teinté de stars. Même si notre sensibilité musicale nous porte volontiers vers des versions plus amples respirant plus profondément, on applaudit des deux mains à cette brillante exécution, sans doute ce que nous avons entendu de mieux dans ce style. Pour ses successeurs fraîchement nommés, Paavo Järvi vient de mettre la barre bien haute.
http://www.resmusica.com/2015/06/26/beethoven-neuvieme-symphonie-episode-2-paavo-jarvi-a-la-philharmonie/

Album Review Shostakovich Cantatas

sinfinimusic.com
Mark Pullinger
04.06.2015

Shostakovich's distinctive musical voice shines through - even when writing for the Soviet authorities, says Mark Pullinger, who enjoys this assertive new recording from Estonian forces.
Label: Erato
Rating 4


Composed in the brief thaw in the Soviet Union’s cultural climate following Stalin’s death, Shostakovich’s cantata The Execution of Stepan Razin is set to controversial texts by Yevgeny Yevtushenko. It tells the tale of the Cossack Stenka Razin, who led raids against the tsarist regime, but was captured and executed in 1672. The spine-chilling execution scene ends with Stenka’s bloody head rolling to the ground and laughing at the Tsar. A revolutionary seeking freedom from oppression by tyrants was still a risky subject for the composer, even during Krushchev’s period of office.
Paavo Järvi draws fiery playing from the Estonian National Symphony Orchestra in a weighty recording. Bass Alexei Tanovitski is soft-grained (compared with Vitay Gromadsky on Kondrashin’s incendiary recording) and the Estonian Concert Choir a little too recessed, but it’s a performance that packs a punch.
Järvi adds two earlier cantatas composed as Communist Party-pleasing propaganda. The Song of the Forests is a hymn of praise to Stalin’s reforestation programme, while The Sun Shines over the Motherland, praised by Pravda for its 'energetic revolutionary spirit', cloys with its wholesome children’s choir. Even when appeasing the authorities, Shostakovich retains his distinctive voice and there is much to enjoy here.
Artists: Estonian Concert Choir; Narva Boys Choir; Estonian National Symphony Orchestra/Paavo Järvi
Shostakovich: Cantatas















http://www.sinfinimusic.com/uk/reviews/recordings/daily-reviews/paavo-jarvi-shostakovich-cantatas-song-of-the-forests-june-2015

KÕVA SÕNA: Mainekas Briti ajakiri valis aasta artistiks dirigent Paavo Järvi

delfi.ee
18.09.2015


Foto: Martin Dremljuga

Paavo Järvi läbis tihke konkurentst ning kümne kandidaadi seast valiti maineka Briti ajakirja Gramophone poolt aasta artistiks 2015 just eestlasest dirigent ja muusikaline direktor.

"Paavo Järvi, kellel on uskumatult lai repertuaar, on kehtestanud end ühe kõige mitmekülgsema ja inspireerivama dirigendina enda generatsioonist," kirjutab Gramophone.

Ajakirja sõnul teeb Järvist huvitava dirigendi tema muusika loomise värskus ning uudne lähenemine kesksele repertuaarile. "Järvi looming ulatub rahvusvahelisse dimensiooni ja tema tihe töögraafik viib ta sagedasti erinevatesse riikidesse üle maailma."

Grammy auhinna võitja Paavo Järvi on oma viiendat hooaega Orchestre de Paris muusikaline direktor ja tema lepingut kuulsa prantsuse orkestriga pikendati juba kuni 2016. aastani.

http://m.publik.delfi.ee/article.php?id=72484957

Wednesday, September 23, 2015

Artist of the month

Record Geijutsu
Oct 2015







« WEEK-END ARVO PÄRT » : PAAVO JÄRVI FÊTE LES 80 ANS DU MAESTRO

toutelaculture.com
Géraldine Bretault
21/09/2015

Entamant sa dernière saison à la tête de l’Orchestre de Paris, désormais résident permanent de la Philharmonie, Paavo Järvi a souhaité commémorer en musique les quatre-vingt ans de son compatriote, le compositeur estonien Arvo Pärt. Hommage évanescent à un des compositeurs majeurs du XXe siècle.
Note de la rédaction : 
Tous les chefs le savent : fût-ce dans une salle à l’acoustique des plus favorables à l’intimité entre musiciens et spectateurs, l’alchimie d’un concert réussi est une science délicate, qui requiert les plus grands soins. Le choix de débuter le concert par trois pièces d’environ 5 minutes était risqué, empêchant une immersion immédiate du public dans l’univers d’Arvo Pärt. Il faut dire que les retardataires installés à la hâte par les hôtesses entre les deux premiers opus n’étaient pas pour y aider… Pourtant, très vite, la magie de la musique et le savoir-faire de Paavo Järvi ont opéré.
Après la Summa, véritable berceuse céleste pour orchestre, le jeu énergique et intense de la violoniste Viktoria Mullova s’est chargé d’embraser la Passacaille créée pour l’anniversaire de Gidon Kremer en 2003. Venait ensuite le Da Pacem Domine créé en 2004 en hommage aux victimes des attentats de Madrid. L’Orchestre était ici doublé du chœur, installé en arrière-scène, dont les altos ont entonné une antienne grégorienne exprimant la douleur.
La Sindone, créée à Turin en 2005, a alors saisi la salle de tout sa gravité. La science de l’équilibre d’Arvo Pärt a pris ici tout son sens, dans un contraste osé entre les dissonances les plus impétueuses et les accents cristallins du triangle. La première partie s’achevait avec le Credo, acmé de cette superbe soirée. Cette pièce en particulier rappelle le contexte dans lequel Arvo Pärt a grandi, à Tallinn : celui d’un pays soumis à l’occupation soviétique depuis 1944, et qui le poussera à s’exiler à Berlin en 1980. En 1968, Le Credo avait fait scandale. Sa force subversive transparaît encore aujourd’hui : Arvo Pärt a imaginé une partition pour chœur et orchestre à partir d’un collage du Prélude de Bach. Ces quelques notes si reconnaissables étaient égrenées ce soir dans un superbe rubato par Vincent Descharmes, en contrepoint d’un orchestre utilisé dans toute sa masse, opérant des ruptures de rythme et de nuances des plus osées, pour un spectacle aussi visuel qu’auditif. La salle a retenu son souffle, avant de libérer des applaudissements extatiques.
Après l’entracte, la seconde partie débutait avec la pièce Silhouette, dont les sons métalliques sont à interpréter comme un hommage imagé à Gustave Eiffel. Le public a pu se délecter de la place d’honneur offerte aux percussions, mises en valeur de surcroît par l’interprétation du chef Paavo Järvi, qui avait commencé par les étudier avant d’aborder la direction.
Créée en 1971, la Symphonie N°3 illustre l’émergence d’un style propre au compositeur, né de la crise créatrice qui avait succédé au Credo. Délaissant finalement le collage, ArvoPärt était en quête d’une nouvelle simplicité, profondément spirituelle, que restitue le style appelé tintinnabuli, puisqu’il évoque les tintements des cloches d’église. Les cuivres et les percussions y étaient une nouvelle fois à l’honneur, avant que les cordes ne reprennent du service dans le Cantus, pièce nostalgique dédiée à Benjamin Britten, décédé avant qu’Arvo Pärt ait pu le rencontrer.
Au terme de cette dense programmation, ponctuée par des envolées puissantes et lyriques et emmenée par la direction si légère et humble de Paavo Järvi, le public a eu la chance de voir le compositeur monter sur scène. Devant une longue standing ovation, Arvo Pärt a pu ainsi mesurer la reconnaissance de ses admirateurs.
SummaPassacagliaDa pacem DomineLa Sindone Credo pour piano, chœur et orchestreEntracte
SilhouetteSymphonie n° 3
Cantus in Memory of Benjamin Britten
http://toutelaculture.com/musique/classique-musique/week-end-arvo-part-paavo-jarvi-fete-les-80-ans-du-maestro/

BRUCKNER Symphonies Nos 4 & 6

gramophone.co.uk
Christian Hoskins
Sept 2015
88875 13126-2. BRUCKNER Symphony No 6
BRUCKNER Symphony No 6
88875 13124-2. BRUCKNER Symphony No 4
BRUCKNER Symphony No 4

Given the immediacy of its musical invention and its modest dimensions, the relative neglect of Bruckner’s Sixth Symphony is difficult to fathom, although the long-term paucity of recommendable recordings might well have been a factor. Fortunately, recent years have seen the appearance of a number of outstanding new versions, including Herbert Blomstedt’s with the Leipzig Gewandhaus Orchestra (Querstand, 11/13) and Jaap van Zweden’s with the Netherlands Radio Philharmonic Orchestra (Challenge Classics). Now we have another, an extremely well-recorded account under the baton of Paavo Järvi, whose Brucknerian credentials were established a few years back with a notable Seventh Symphony (RCA, 9/09). 
Järvi’s Sixth has a feeling of rightness that comes from a full understanding of the work’s architecture as well as its distinctive emotional orbit, all realised with playing of exceptional refinement and expressiveness. The virtues of the performance are too many to detail, but the splendour of the first movement coda and the unforced eloquence of the Adagio stand out, while the perceived difficulties of the finale fade into insignificance when performed with such commitment. Choosing between performances of the quality of Blomstedt, van Zweden and Järvi is an unenviable exercise; all have something distinctive to offer and all are worthy a place in any record collection. Possibly Blomstedt has the edge in the two middle movements, but Järvi delivers a sense of elation in the symphony’s coda that is simply incomparable.
The performance of the Fourth Symphony, recorded the previous year, has many of the same qualities. In a short essay in the CD booklet, Järvi explains that he perceives the symphony as being lighter and sunnier than its companions and seeks to avoid the traditional monumental approach to Bruckner interpretation. The result involves slightly faster tempi than usual in the first two movements but also a convincing sense of power and depth.
Less positively, Järvi also refers to combining details from the various editions ‘in the pursuit of realising the optimal version of the Fourth Symphony’. In practice, what we get is essentially the Nowak edition of the 1878/80 score with some minor additions from the Bruckner/Löwe/Schalk version of 1888. These include the lower strings playing forte rather than ppp in bar 169 of the first movement (4'54") and, most notably, the addition of a cymbal clash in bar 76 of the finale (2'32"). More puzzling is Järvi’s decision to accent the non-pizzicato strings at the start of the Trio of the Scherzo (4'29"), a feature not suggested by any of the editions. There’s also an unmarked crescendo a few bars before main climax of the Andantethat ensures the brass resound thrillingly but leaves the fff peroration itself at bar 221 (12'10") sounding slightly undernourished.
Järvi’s textual adjustments are regrettable but hardly unique; recordings of the 1878/80 version by Jochum (DG), Karajan (DG), Barenboim (Warner) and Jansons (RCO) also include the cymbal clash in the finale. For those untroubled by such issues, Järvi’s new recording is one of the most compelling to appear in recent years, although Haitink’s 2011 recording with the LSO is at least as distinguished as an interpretation, as well as offering complete fidelity to the Nowak score.
http://www.gramophone.co.uk/review/bruckner-symphonies-nos-4-6

Wednesday, September 16, 2015

Saturday, September 12, 2015

L’Orchestre de Paris et Paavo Järvi ont offert à leur public une somptueuse ouverture de saison 2015-2016

brunoserrou.blogspot.fr
Bruno Serrou11.09.2015

Paris, Philharmonie, jeudi 10 septembre 2015


Paavo Järvi, Lars Vogt et l'Orchestre de Paris, 10 septembre 2015. Photo : (c) Frédéric Désaphi / Orchestre de Paris

Pour le concert d’ouverture de son ultime saison de Directeur musical de l’Orchestre de Paris, Paavo Järvi a choisi un programme qui lui sied comme un gant, à l’instar de la phalange française. Deux œuvres majeures de Brahms et de Sibelius qu’un seul numéro d’opus sépare à trente-cinq ans de distance… 

C’est sur l’immense chef-d’œuvre qu’est le Second concerto pour piano de Brahms que s’est ouverte le premier programme de la nouvelle quarante-neuvième saison de l’Orchestre de Paris. Un moment de pur bonheur musical. Remplaçant favorablement Hélène Grimaud, souffrante, Lars Vogt, qui a joué partition ouverte et couchée au-dessus des marteaux de son Steinway de toute évidence pour se rassurer. Beaucoup plus humble et concentré que sa consœur, plus ample, nuancé et coloré de son, exaltant ainsi des sonorités puissantes et contrastées, le pianiste allemand s’est volontiers laissé porter au dialogue avec Paavo Järvi et l’Orchestre de Paris avec lesquels il avait donné Salle Pleyel en 2011 le Concerto n° 1 du même Brahms, chacun jouant sa partie dans le même sens avec une qualité d’écoute et de partage qui a suscité une musicalité quasi parfaite. Les solistes de l’Orchestre de Paris ont partagé avec le pianiste un même panache sans fioritures, particulièrement les cornistes André Cazalet dès l’entrée de l’Allegro initial et Philippe Dalmasso par la suite, mais aussi tous les premiers pupitres des bois (Vincent Lucas, flûte, Michel Bénet, hautbois, Philippe Berrod, clarinette, Giorgio Mandolesi, basson). Le son chaud et puissant du violoncelle d’Emmanuel Gaugué dans le sublime dialogue avec le piano qui irradie l’Andante, dont la brûlante cantilène s’est avérée un peu trop soutenue et le vibrato trop large et appuyé. La chaleur et l’engagement partagés qui ont irisé cette interprétation ont magnifié une expressivité souveraine, qui a remarquablement préludé à la Cinquième symphonie de Sibelius. Auparavant, en bis, Lars Vogt a donné un Nocturne de Chopin au nuancier infini que l’on eut aimé retenir jusqu’au bout de la nuit… 

L’on connaît les affinités de Paavo Järvi avec l’œuvre de Jean Sibelius, dont il a gravé symphonies, poèmes symphoniques et cantates avec succès avec divers orchestres. Sa profonde connaissance de l’œuvre du compositeur finlandais vient d’ailleurs d’être consacrée par la Médaille Sibelius que lui a décernée au titre de Directeur musical de l’Orchestre de Paris l’Association Sibelius à l’occasion du cent-cinquantenaire de la naissance du compositeur. Depuis sa nomination à Paris en 2010, le chef estonien a dirigé nombre de pages du père de la musique finlandaise, notamment la Suite de LemminkaïnenTapiola, le Concerto pour violon, la Symphonie n° 2 et, déjà, la Symphonie n° 5 en 2011, tandis qu’est annoncé pour 2016 la parution de la première intégrale discographique française des symphonies de Sibelius par l’Orchestre de Paris, enregistrements qui couronneront la collaboration de la phalange parisienne avec Paavo Järvi comme Directeur musical…

La conception de la Symphonie n• 5 en mi bémol majeur op. 82 par Paavo Järvi, qui a magnifiquement tiré profit des textures souples, profondes et ardente de son orchestre, a démontré combien cette symphonie se situe dans l’héritage brahmsien. Le chef estonien a ménagé une noble nostalgie, donnant ainsi à cette œuvre une grandeur souveraine, apportant en outre dans le majestueux choral final une clarté et une progression haletante, pour conclure sur six puissants accords des tutti ponctués de terrifiants silences emplis de l’écho envoûtant renvoyé par la grande salle de la Philharmonie. Les pupitres solistes et les cuivres respirant largement, attestant d’une maîtrise exceptionnelle du souffle et des longs phrasés, tandis que le timbalier Camille Baslé donnait une résonance singulière à la progression de cet hallucinant finale. Mais les cordes dans leur ensemble - les contrebasses en particulier - aux textures tour-à-tour feutrées et lumineuses, ont aussi admirablement servi cette œuvre grandiose que les instruments à vent, bois incandescents et cuivres sombres, ont somptueusement colorées.
http://brunoserrou.blogspot.fr/2015/09/lorchestre-de-paris-et-paavo-jarvi-ont.html?m=1

Эстонский дирижер Пааво Ярви награжден почетной медалью Сибелиуса

classicalmusicnews.ru
11.09.2015



Эстонский дирижер Пааво Ярви награжден почетной медалью Сибелиусa

Эстонский дирижер Пааво Ярви награжден почетной медалью Сибелиуса.

Начиная с 1965 года, медаль присуждается Обществом Сибелиуса Финляндии за выдающиеся достижения в исполнении и исследовании музыки Яна Сибелиуса.

В числе первых награжденных – президент Финляндии Урхо Кекконен, Айно Сибелиус, Герберт фон Караян.

Пааво Ярви удостоен награды как дирижер оркестра Парижской филармонии – оркестр под управлением Пааво Ярви стал единственным музыкальным коллективом во Франции, который записал все семь симфоний Сибелиуса.

Пааво Ярви – крупнейший дирижер современности, работающий с ведущими оркестрами Америки, Европы и Азии.

tatar-inform.ru

http://www.classicalmusicnews.ru/news/estonskiiy-dirizher-paavo-yarvi-nagrazhden-pochetnoiy-medal-yu-sibeliusa/

Sibelius-mitali on myönnetty Pariisin Orkesterin pääkapellimestari Paavo Järvelle

finlande.fr
9.9.2015
Paavo Järvi
Pariisin Orkesterin pääkapellimestari Paavo Järvi.Kuva: Jean Christophe Uhl
Sibelius-Seuran hallitus on myöntänyt Pariisin Orkesterin pääkapellimestarille, virolaiselle Paavo Järvelle arvostetun Sibelius -mitalin. Hän on ansiokkaasti tehnyt Jean Sibeliuksen musiikkia tunnetuksi eri puolilla maailmaa johtamissaan konserteissa ja nyt erityisesti Ranskassa. Hän tekee Pariisin Orkesterin kanssa levytyksen Sibeliuksen kaikista sinfonioista, mikä on etenkin Ranskassa musiikkihistoriallinen tapahtuma.
Paavo Järvi on levyttänyt Sibeliuksen musiikkia myös muiden orkestereiden kanssa ja voittanut Grammy Awardin Sibeliuksen kantaateilla Eestin Kansallisen Sinfoniaorkesterin ja kuorojen kanssa.
Mitalin luovuttaa Pariisissa Suomen suurlähettiläs Risto Piipponen syyskuun 9 päivänä pidettävässä Pariisin Orkesterin syyskauden avauskonsertissa, jossa orkesteri soittaa Paavo Järven johdolla Sibeliuksen 5. sinfonian.
Meneillään olevan Sibeliuksen syntymän 150-vuotisjuhlavuoden aikana mitali luovutetaan nyt toisen kerran kapellimestarille. Berliinin filharmonikkojen johtaja Sir Simon Rattle sai mitalin toukokuussa Berliinissä.

http://www.finlande.fr/public/default.aspx?contentid=333631&nodeid=32223&culture=fi-FI

PAAVO JÄRVI AWARDED THE SIBELIUS MEDAL

PAAVO JÄRVI AWARDED THE SIBELIUS MEDAL

The governors of the Sibelius Society have elected to award the
prestigious Sibelius Medal to the Estonian Paavo Järvi, Musical Director and Chief Conductor of the Orchestre de Paris.

The Sibelius Medal will be presented to Paavo Järvi in Paris by the Finnish Ambassador to France, Mr. Risto Piipponen, at the opening concert of the new season of the Orchestre de Paris on September 9th, on which occasion the orchestra will perform Sibelius Symphony no. 5, conducted by Paavo Järvi.

On dedicating the medal, the Sibelius Society commented “Paavo Järvi has promoted the music of Sibelius with great talent in concerts which he has conducted throughout the world and particularly in France. With his passion and drive he is making history by recording the complete Sibelius symphony cycle with the Orchestre de Paris - a project so far never undertaken by any other French orchestra. His existing discography includes important Sibelius recordings which have gained international critical acclaim, including the release of the Cantatas with the National Estonian Orchestra and Estonian choirs on Erato which received a Grammy."

This is the second time the Sibelius Medal is awarded to a conductor this year which celebrates the 150thanniversary of the composer’s birth. Sir Simon Rattle, chief conductor of the Berlin Philharmonic Orchestra, received the medal in May in Berlin.

Wednesday, September 02, 2015