NUIT CLAIRE
FOCUS NUIT CLAIRE 4 JUIN 2026 JEAN-CHARLES HOFFELÉ Paavo Järvi note : « Le Mahler que nous découvrons dans la Septième symphonie paraît sous un jour plus complexe, plus sombre, plus philosophique que celui exposé par ses œuvres précédentes ». Dont acte, mais plus sombre vraiment ? Coda d’un triptyque où Mahler en sera resté au seul orchestre symphonique, la Septième ouvre en effet sur de nouveaux mondes. Elle étend d’ailleurs l’instrumentarium, ajoutant aux cloches d’alpages déjà employées dans le grand notturno de la Sixième Symphonie guitare et mandoline, usant de l’immense phalange comme d’un instrument à géométrie variable : les deux Nachtmusik viennent vraiment d’ailleurs, Paavo Järvi y entend, plus que les prémices de certains alliages de la Seconde Ecole de Vienne , vraiment des ovni musicaux : dosages fascinants qui ne corsètent jamais les étranges poésies où Mahle...