Monday, October 27, 2014

De Zarathoustra à Attila

altamusica.com
Yannick Millon
22/10/2014
Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Nicholas Angelich à la salle Pleyel, Paris.

© Matthias Bothor
Concert pour les cent-cinquante ans de la naissance de Richard Strauss à la salle Pleyel, où l’Orchestre de Paris se fait étincelant sous la baguette de son directeur musical Paavo Järvi, notamment dans un Zarathoustra de haut vol et une Suite du Chevalier à la rose montrant qu’un orchestre français peut faire du vrai rubato dans la valse viennoise.

L’Orchestre de Paris poursuit décidément son ascension vers l’excellence entamée pendant les années Eschenbach si l’on en juge par cette soirée consacrée au cent-cinquantenaire de la naissance de Richard Strauss auquel Paavo Järvi rendait hommage à travers trois pièces emblématiques.

La Burlesque d’abord, composition de jeunesse inégale dont l’intérêt tient tant à l’éclairage de l’interprétation. Récemment, Wilhem Latchoumia s’y était perdu au festival de Besançon, dans une approche trop lisztienne. On apprécie ici davantage l’exergue des influences brahmsiennes, malgré le pianisme souvent crispé de Nicholas Angelich, qui fait claquer son Steinway dans les cascades de traits chromatiques.

Vif, virtuose sans être impeccablement articulé, l’accompagnement orchestral cherche avant tout l’énergie et le souffle rhapsodique, valables mais auxquels on continue de préférer l’irrévérence et la satire en touches kaléidoscopiques et frappes chirurgicales annonciatrices de Till l’espiègle.

Il faut dire que la soirée s’était ouverte sur une superbe exécution d’Ainsi parlait Zarathoustra, d’une qualité de son qui confirme la stature internationale de l’Orchestre de Paris, riche d’un tapis de cordes à la très belle densité et d’interventions de l’harmonie d’une ampleur stupéfiante – les cuivres graves.

C’est que Järvi, au tactus très régulier mais d’une lenteur constamment habitée dans les deux premiers volets, privilégie des tutti cosmiques, cuivres à leur acmé, sens de l’écrasante grandeur germanique et jeune timbalier à faire trembler les murs de Pleyel, véritable bras droit du chef jusque dans les ruades fracassantes du Chant de la danse, et dont le plaisir de jouer se lit sur des lèvres qui miment la frappe de concert avec le geste.

Le patron de l’OP ferait d’ailleurs mentir la légende selon laquelle les orchestres français ne savent pas jouer pianissimo en attaquant la fugue de Von der Wissenschaft aux confins du silence, pâleur terrifiée des violoncelles et contrebasses rampantes à souhait, textures constamment arachnéennes.

On pardonnera d’autant plus des accords terminaux trop sonores et le violon solo inégal de Philippe Aïche, excellent dans le Chant du somnambule après de longues minutes à chercher sa justesse, face à ce Zarathoustra tellement plus passionnant que celui de Gustavo Dudamel il y a deux mois à Salzbourg.

Pour conclure ce programme plein d’éclat, par son énergie contagieuse, Järvi parvient à rendre acceptable la Suite d’orchestre du Chevalier à la rose (à ne pas confondre avec les deux suites de valses antérieures), sorte de synthèse des meilleurs moments de l’opéra augmentée d’une coda au goût douteux.

La bonne nouvelle, c’est qu’un orchestre français s’y illustre dans le déhanché typique de la musique viennoise, en inégalisant de manière idiomatique les deuxièmes temps de la valse, renvoyant le triste épisode de Willi Boskovsky dépité face à l’Orchestre national à l’histoire ancienne.

Et même si le rubato de l’Orchestre de Paris gagnera sans doute de la souplesse avec le temps, les prises de risque de Järvi, pulsations retardées, points d’arrêts et accélérations fulgurantes, sont suivies bon pied bon œil par un orchestre galvanisé, qui jubile dans la coda teutonique qui clôt l’ensemble, justifiant le qualificatif d’« Attila décadent de la musique » dont Romain Rolland avait affublé Strauss.

Le compositeur se vantait assez d’avoir payé sa somptueuse villa de Garmisch-Partenkirchen avec les royalties du Chevalier à la rose ; on imagine que le prix de la piscine l’a décidé aussi tard qu'en 1944 à infliger à la musique délicate du duo final cette conclusion boursouflée déclenchant sans coup férir des tonnerres d'applaudissements.

Salle Pleyel, Paris
Le 22/10/2014
Yannick MILLON

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi, avec la participation du pianiste Nicholas Angelich à la salle Pleyel, Paris.
Richard Strauss (1864-1949)
Also sprach Zarathustra, op. 30 (1896)
Burleske en ré mineur (1890)
Nicholas Angelich, piano
Le Chevalier à la rose (1911), suite d’orchestre op. 59 (1944)
Orchestre de Paris
direction : Paavo Järvi

http://www.altamusica.com/concerts/document.php?action=MoreDocument&DocRef=5534&DossierRef=5084

[Live Report] Strauss à l’honneur chez l’orchestre de Paris

toutelaculture.com
Marie Charlotte Mallard
25/10/2014
Ce jeudi, l’orchestre de paris donnait un programme entièrement consacré à Richard Strauss avec le mythique et Nietzschéen Ainsi parlait Zarathoustra, puis la Burlesque pour piano et orchestre en ré mineur s’associant pour l’occasion une nouvelle fois à Nicholas Angelich pour terminer par La Suite pour orchestre du Chevalier à la Rose. Un programme ambitieux et très attendu.

Ainsi Parlait Zarathoustra, avant d’être poème symphonique dessiné par Strauss est poème philosophique en prose où Nietzsche expose l’avènement du Surhomme, détaché de la subordination morale et religieux. Ces premières notes sont emblématiques depuis sa popularisation par Elvis Presley en ouverture de ces concerts de 1971 et 1977, puis par le générique du journal de la Cinq de 1987 à 1991, mais surtout par leur utilisation dans L’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Des premières notes qui symbolisent l’adresse au soleil levant de Zarathoustra mais surtout, l’élévation du néant vers la lumière, que suggèrent la note grave et tenue initiale du contrebasson puis la monté harmonique des trompettes pour arriver à l’unisson de l’orchestre. Des premières notes risquées pour les musiciens, d’autant plus que leur ressassement et emprunt constant, a créé une véritable attente chez le spectateur qui dans son imaginaire auditif les distingue avec la perfection utopique et fantasmagorique que crée l’esprit.
Paavo Jarvi lève doucement sa baguette et d’un geste souple, ample et tempéré, donne tour à tour le départ de chaque instrument. Certains préfèrent dès le début conférer à ces premières notes de trompette de la puissance, Paavo Jarvi préfère tout comme pour le tempo, modérer l’ardeur avec un mezzo piano, et prendre le temps de poser chaque sons pour ensuite mieux faire éclater l’unisson, dont il exagère également le crescendo/decrescendo pour mieux garantir le suspens. Chaque reprise du motif verra son amplitude sonore augmenter pour aller vers une explosion lumineuse dont il a le secret. Moelleux et solennité du discours se feront entendre dans les parties suivantes, des caractères notamment portés par les cordes dans les parties 1 et 2. L’exécution est riche en couleurs, les cuivres sont musclés et terrifiants dans Des joies et des passions, les bois sensibles dans la 4e partie où le premier violon resplendit, mais la narration peine néanmoins à nous happer pleinement. On écoute avec attention et plaisir mais on ne parvient pas à l’emportement total, jusqu’en oublier la salle et le temps. Seule, Le chant de la Danse septième partie du poème parvint à aller au bout de ce processus, et c’est donc sur la fin de l’exécution que l’on accroche pleinement. Onirique elle va même jusqu’à revêtir un caractère fantastique. La force de l’avant dernière partie alliée à Un chant du somnambule  extrêmement sensible et émotif convainquirent le public. D’aucuns dirons nous l’attendions trop ce Zarathoustra et d’autres que l’exécution revêtait quelque chose de trop intellectuel, et manquait d’homogénéité.
Après l’entracte, nous retrouvons Nicholas Angelich pour une Burlesque pour piano et orchestre en ré mineur. Sans surprise et comme à chaque fois, le charme opère, et le jeu du pianiste nous subjugue littéralement. Virtuosité, sensibilité, grandeur, et fluidité, Angelich déploie un jeu toujours aussi riche, donnant un supplément d’âme à tout ce qu’il interprète. Ainsi, il s’approprie ici pleinement la pièce mettant en valeur par son touché assuré et délicat les caractères et influences. Sa narration est d’une clarté saisissante, et l’on distingue  sans aucun mal les traces de Brahms où Liszt disséminées dans l’œuvre par le compositeur. Aussi, l’on rentre pleinement dans l’œuvre, l’on est porté par le discours et l’on oublie cette fois ci entièrement la salle, le temps, suspendus aux doigts du musicien. Le pianiste est aussi bluffant dans les passages les plus doux que dans les plus virtuoses. Un moment excellent, une exécution sans faute largement ovationnée par le public.
Après un bis copieusement demandé la scène se mue pour laisser entendre la Suite pour orchestre du Chevalier à la Rose. Malgré un programme ardu, l’Orchestre de Paris ne manque pas en cette dernière partie de concert d’énergie comme en témoignait l’entrée de cors vigoureux,  déterminés claironnant hardiment. La partition expose particulièrement chaque pupitre, ainsi les cordes sont romanesques et les bois brillants et doucereux se relaient avec précautions et grande attention. La profondeur de l’orchestre intensifie le discours narratif de la pièce, et contrairement à Zarathoustra, on plonge pleinement dans l’œuvre et ce dès le début. Ce que l’on retiendra tout particulièrement de cette Suite d’orchestre c’est  l’incroyable et enivrante valse viennoise, menée par la main de maître de Paavo Jarvi. Le chef joue en effet sur l’exagération des tempi, élargit au maximum les ritardendo pour mieux faire ressortir le tourbillon de la danse en accélérant par la suite, afin de faire naître l’ivresse grisante de celle-ci chez le spectateur. Paavo Jarvi affiche une battue ample à tel point qu’il est parfois à deux doigts d’effectuer un demi-tour sur l’estrade. Porté lui-même par la rythmique, il nous semble véritablement danser et s’amuser sur cette valse étourdissante, insolente et impertinente. Un moment splendide où l’on verra sur les visages du public s’afficher de larges sourires. Les applaudissements enjoués et bravos fuseront de toute part, à tel point que l’orchestre n’hésitera pas à donner un bis. Une soirée Straussienne excellente et vivifiante !
Visuels: une: © DR / Nicholas Angelich © Marc Ribes pour Virgin Classics / Paavo Jarvi © DR
 
http://toutelaculture.com/musique/classique-musique/live-report-strauss-a-lhonneur-chez-lorchestre-de-paris/

Saturday, October 18, 2014

Niemand nennt mich Maestro



Stern
Florian Gless
Okt 2014

Пааво Ярви и Немецкий камерный филармонический оркестр Бремена на фестивале «Musikfest Opus 131»

ClassicalMusicNews.ru
Виктор Александров, Франкфурт на Майне
29/09/2014

Пааво Ярви. Фото - Jean Christophe Uhl
Пааво Ярви. Фото – Jean Christophe Uhl
В рамках международного музыкального фестиваля Opus 131, продолжающегося в эти дни во Франкфурте на Майне, на сцене Alte Oper выступил Немецкий камерный филармонический оркестр под управлением Пааво Ярви.
В афише форума участвуют выдающиеся музыканты и коллективы современности: Берлинский филармонический оркестр под управлением Саймона Рэттла, Лондонский филармонический оркестр с Владимиром Юровским, «Музыканты Лувра» и Марк Минковский, Хаген-квартет и многие другие.

Для Немецкого камерного филармонического оркестра и Пааво Ярви это был первый концерт нового сезона. В программе гастролей прозвучали произведения И. Брамса, В. А. Моцарта и Л. Бетховена, чья увертюра к балету «Творения Прометея» была сыграна особенно дерзновенно.
В 23-м концерте для фортепиано с оркестром В. А. Моцарта солировал турецкий пианист и композитор Фазиль Сай. Он гастролирует по всему миру, исполняет камерную музыку в ансамбле со скрипачкой Патриcией Копачинской и виолончелисткой Соль Габеттой, струнным квартетом «Борусан» из Стамбула; среди других партнеров Сая по сцене – Юрий Башмет, Шломо Минц, Максим Венгеров.
Фазиль Сай сотрудничает с выдающимися дирижерами современности: Антонио Паппано, Пааво Ярви, Зубином Метой, Юрием Темиркановым, Куртом Мазуром, Саймоном Рэттлом, Владимиром Федосеевым, Элиаху Инбалом. Творческий альянс Сая с Пааво Ярви увенчался большим успехом.
Фазиль Сай. Фото - Marco Borggreve
Фазиль Сай. Фото – Marco Borggreve
Интерпретация пианиста знаменитого концерта Моцарта оказалась свободной, лишенной оков академизма. Сай играл Моцарта так, как он воспринимает его музыку сегодня, как будто сочинение только что появилось на свет. Пианист даже подпевал себе, сидя за роялем.
В скором времени Фазиля Сая услышат в моцартовском цикле сонат на Зимнем Зальцбургском фестивале «Mozartwoche». Оркестр под управлением Пааво Ярви чутко следовал за солистом, передавая тончайшие грани эмоций моцартовского шедевра.
Вторая симфония И. Брамса, завершившая концерт, поразила своей монументальностью и внушительным размахом. Пааво Ярви добился от оркестра предельной сыгранности, безупречного ощущения формы и ансамблевой дисциплины. Каждая из частей брамсовского цикла воспринималась как откровение. После бурного финала симфонии Немецкий камерный филармонический оркестр Бремена и Пааво Ярви порадовали публику двумя Венгерскими танцами И. Брамса.
Музыканты играли с невероятной самоотдачей и энтузиазмом, всецело погружаясь в стихию национального мелоса и фольклора. Фестиваль Opus 131 продлится во Франкфурте на Майне до 5 октября.
Публику ожидают множество концертов, фильмов, спектаклей, симпозиумов, а также встреч со знаменитыми исполнителями.
http://www.classicalmusicnews.ru/reports/paavo-yarvi-i-nemetskiy-kamernyiy-filarmonicheskiy-orkestr-bremena-na-festivale-musikfest-opus-131/

Tuesday, October 14, 2014

Klassik-CD der Woche: Deutsche Kammerphilharmonie Bremen. Das Flehen der Römerinnen

Der Tagesspiegel
Udo Badelt
13.10.2014

Die CD der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen liegt vor und zeigt, dass Beethoven einen ganz eigenen Weg zum dramatischen Genre gegangen war: über seine Ouvertüren.


Nobody is perfect: Goethe brillierte als Lyriker, Epiker und Theaterdichter – und scheiterte doch als Naturwissenschaftler, der er so gerne gewesen wäre. Und Beethoven? Den kennen wir natürlich als grundstürzenden Schöpfer revolutionärer Symphonien, Streichquartette, Klaviersonaten. Mit dem Theater tat er sich schwerer. Nur eine Oper hat er geschrieben, „Fidelio“, und auch die erst nach vielen Be- und Umarbeitungen. Er konnte nicht für Stimmen komponieren, sagen böse Zungen, und führen den vierten Satz der neunten Symphonie als Beweis an. Umso schöner, dass jetzt diese CD der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen vorliegt, die zeigt, dass Beethoven einen ganz eigenen Weg zum dramatischen Genre gegangen war: über seine Ouvertüren.

Sinn und Zweck dieser Kompositionen, die heute – wie damals – meist völlig unabhängig von einem konkreten Theaterstück aufgeführt werden, sind um 1800 leidenschaftlich diskutiert worden. Sollen sie allgemein auf den Charakter des Dramas einstimmen, wie Mozarts „Figaro“-Ouvertüre, oder den konkreten Handlungsgang musikalisch nachzeichnen? Sechs Ouvertüren aus verschiedenen Schaffensperioden Beethovens sind auf dieser CD versammelt, mit den „Geschöpfen des Prometheus“ von 1801 fängt es an, es endet bei der klassizistisch-entspannten Gelassenheit der „Weihe des Hauses“ von 1822, die alle Formdiskussionen souverän hinter sich zu lassen scheint.

Beethovens Ouvertüren: kleine Symphonien, Experimente

Die Kammerphilharmonie Bremen und Paavo Järvi sind in den letzten Jahren durch ihre Interpretationen der Beethoven-Symphonien bekannt geworden. Mit dieser CD wollen sie offenbar weiteres symphonisches Material von Beethoven sichten. Denn das sind die Ouvertüren ja auch: kleine Symphonien, Experimente. Die Bremer setzen das auf berückende Weise um. Weil sie die konstrastierenden Themen, elementar für die Wirkung, so plastisch ausformen. Die herrischen Streichergesten in der „Coriolan“-Ouvertüre etwa, die im schroffen Gegensatz steht zu den elegischen, flehenden Bitten der Frauen, die den abtrünnigen Feldherrn beschwören, Rom nicht anzugreifen. Oder der samtgoldene Streicherklang, die flinken, koboldhaften Holzbläser in der grandiosen dritten Leonoren-Ouvertüre von 1806, die glücksdurchpulste Jubelstretta, in die das alles mündet. Wir erleben hautnah einen Beethoven, der über 20 Jahre hinweg tastet, sich ausprobiert, scheitert – und triumphiert.

http://m.tagesspiegel.de/kultur/klassik-cd-der-woche-deutsche-kammerphilharmonie-bremen-das-flehen-der-roemerinnen/10828190.html

Die Berliner Philharmoniker suchen ihren Chef

RP-online.de
Wolfram Goertz
07/10/2014
 
Berlin. 2018 wird Simon Rattle das großartige Orchester verlassen. Einige aussichtsreiche Kandidaten haben das Zeug, ihn zu beerben.
Im Jahr 2018 gibt der König die Krone im fremden Land zurück und begnügt sich mit einem Krönchen in der Heimat. Wenn es stimmt, dass der Brite Simon Rattle die Berliner Philharmoniker verlässt, um daheim das London Symphony Orchestra zu übernehmen, dann wäre das künstlerisch ein Abstieg, aber gewiss ein Signal aus patriotischem Herzen und gesundheitlicher Klugheit. Rattle wird dann 63 Jahre alt sein und sich im Gefühl sonnen können, in Berlin viel bewegt zu haben.
Er hat nach seinem eher introvertierten Vorgänger Claudio Abbado das Konzerterlebnis als solches in offensive Richtungen gelenkt. Vor allem hat er die Philharmoniker auf ihrem Weg in einen neuen medialen Aggregatzustand begleitet: Es ist jetzt ein Orchester im wärmenden Bett einer Stiftung, die von der Deutschen Bank getragen wird; mit einem eigenen Schallplattenlabel; mit globaler Präsenz durch Live-Streaming der Konzerte. Rattle passt perfekt in diese Ära, weil er unautoritär wirkt und tatsächlich ein Anti-Maestro ist.
Das geht bisweilen zu Lasten der musikalischen Qualität. Das merkt man bei der neuen Platte des Renommier-Orchesters: Die vier Symphonien von Robert Schumann hat Rattle soeben derart empfindungsfrei und aalglatt runtergehobelt, dass man sagen muss: Die Premiere versank fast im Bett des Rheins. Die "Rheinische" hat man lange nicht so bedeutungslos erlebt.
Tatsächlich gibt es auch in Berlin Stimmen, die an Ort und Stelle den Mangel an dirigentischer Erstklassigkeit beklagen. Simon Rattles Zeit war weitgehend frei von überdimensionalen Interpretationen, selbst wenn er in alle Richtungen viel riskierte. Rattle hat das Repertoire der Philharmoniker gespreizt, aber in diesem weiten Raum selbst keine wegweisenden Marken setzen können. Schon Sir Simons Berliner Beginn mit Gustav Mahlers Fünfter Symphonie cis-Moll war beinahe zwanghaft geraten: Da wollte einer alles in der Partitur zum Hören bringen. Das Ergebnis: Man hörte nichts mehr.
Natürlich sind die Berliner Philharmoniker schon längst auf der Suche nach einem Nachfolger. In der modernen Zeitrechnung ist 2018 beinahe übermorgen. Wer käme denn in Frage für dieses hehre Amt? Hier eine Übersicht über die derzeit immer wieder gehandelten Namen. Christian Thielemann (geboren 1959) wäre in der deutschen Hauptstadt sozusagen der deutsche Nationalkapellmeister. Käme er tatsächlich aus Dresden nach Berlin, wäre damit eine Furtwänglerisierung der Philharmoniker verbunden, eine gewiss auch programmatisch deutliche Preußenlastigkeit, die manche ersehnen, die manchen aber schon vorab suspekt ist. Derzeit leitet er die Staatskapelle Dresden. Gustavo Dudamel (1981) ist einer der Feuerköpfe aus Lateinamerika. Er hat sich aus dem venezolanischen "Sistema" hochgearbeitet zu einem seriösen Superstar, der lächelnd fast jeden Klassiker in den Rang der Erfolgsnummer katapultiert. Dudamel versprüht unendlichen Charme und glühende Musikalität, doch ist er auch realistisch für Berlin? Seit 2009 ist er immerhin Chef in Los Angeles.
Andris Nelsons (1978) stammt aus der lettischen Dirigenten-Tradition und ist gelernter Trompeter. Er hat Rattle bereits in Birmingham beerbt, und dass er ihm auch nach Berlin folgt, ist nicht unwahrscheinlich. Von diesem Sommer an ist Nelsons für fünf Jahre Chef des Boston Symphony Orchestra, das mal als bestes Orchester der Welt galt. Dort könnte er nach vier Jahren beruhigt parallel fahren: noch ein Jahr in Boston, aber am Beginn einer ganzen Dekade in Berlin. Nelsons ist mitteleuropäisch durchglüht und besitzt etwas gewinnend Jungenhaftes. Er hat glänzende Aussichten. Yannick Nézet-Séguin (1975) ist in seiner Altersgruppe möglicherweise Nelsons' ärgster Konkurrent für Berlin. Der aus Montréal stammende Frankokanadier ist seit 2012 Musikdirektor des Philadelphia Orchestra, das derzeit neben Boston problemlos konkurrieren kann. Für Nézet-Séguin wäre es in Berlin ein nahtloser Anschluss in einer Karriere, in der sich phänomenale Wirksamkeit (auch für die Galerie) mit musikalischer Intelligenz paart.
Kirill Petrenko (1972) wäre von seiner rein dirigentischen Kompetenz her fraglos ein Top-Kandidat. Er besitzt aber ein entscheidendes Manko: Der amtierende Generalmusikdirektor der Bayerischen Staatsoper liebt Oper über alles. Ob er mit einem reinen Konzertorchester, das nur gelegentlich Musiktheater gibt, glücklich auf Gegenseitigkeit würde, ist nicht zu glauben. Was die erzieherische Qualifikation anlangt, so wäre er - Münchner Spitzname: Penetrenko - für die Philharmoniker fraglos ein Gewinn. In der laufenden Spielzeit darf er in Berlin Mahlers 6. Symphonie dirigieren, zweifellos ein Chefstück.
Paavo Järvi (1962), der fulminante Este, war Chef beim hr-Orchester, strich beim Orchestre de Paris die Segel und ist derzeit nur in Japan unter Vertrag - und bei der Deutschen Kammerphilharmonie in Bremen, der er sich gründerväterlich verbunden fühlt. Järvi wäre für Berlin das Signal eines Aufbruchs auch in ein historisch informiertes Musizieren. Aber er ist sehr knorrig.
Die Berliner Philharmoniker wünschen sich in jedem Fall einen Künstler jüngeren Alters, der bereits gewaltig in die Welt strahlt. Das macht die Selektion spannend. In genau einem Jahr wird die Entscheidung vermutlich gefallen sein.
Quelle: RP

 http://www.rp-online.de/kultur/die-berliner-philharmoniker-suchen-ihren-chef-aid-1.4578244

Tuesday, October 07, 2014

Cincinnati director set to release 'Maestro'

Cincinnati.com
Janelle Gelfand
06/10/2014

A new documentary follows Paavo Jarvi, Lang Lang, Joshua Bell, other stars behind the scenes.
A new documentary, "Maestro" by Cincinnati-based filmmaker David Donnelly,
follows Paavo Järvi, pianist Lang Lang, violinists Joshua Bell and Hilary Hahn and other stars over the course of two years as they perform to sold-out halls across the globe. The trailer shows some of the drama and also loneliness that happens at the top, and behind the scenes in the music world.
The documentary – narrowed from 200 hours of footage down to 90 minutes – has multiple Cincinnati scenes, including Music Hall, as well as the international stages Järvi performs on with his orchestras of Bremen (Deutsche Kammerphilharmonie), Frankfurt and Paris. It includes footage of a tour to Japan, as well as a European tour.
Donnelly, 33, a native Northern Kentuckian, has spent the last three years directing "Maestro." The film was produced by Luke McIntosh, a college friend of Donnelly's, and Ford D'Aprix. The camera travels around the world with Järvi, music director laureate of the Cincinnati Symphony Orchestra, as he performs with stars Lang Lang, Bell, Hahn and Pekka Kuusisto, and orchestras in Frankfurt, Bremen, Paris and Tokyo.
The documentary is nearly ready for release. This week, Donnelly hopes to finalize the last piece of fundraising through a Kickstarter campaign.


Although he's worked extensively in Hollywood, "Maestro" is Donnelly's feature length film debut. Here are some stills from the film, and comments in his own words:
"About five years ago, I was living in the same building that Paavo was. We became friends, and he asked me to come to classical music concerts. Initially I wasn't too interested in it. But he's very persuasive. I started going to concerts and became a fan. I was lucky, because he would tell me the story behind the pieces, and when I would go to the concerts, the story and the narrative was already in place.
"A few instances made a strong impact; I started inviting friends and realized how hard it was to get his peers to go. Everyone has misconceptions about the concert experience. A lot of young people don't consider that the way to spend a Friday night.


"It was the single greatest challenge of my life but also the greatest blessing. Mostly it was me and my cinematographer (CCM e-media grad) Heath Saunders. I traveled the world with some of the most brilliant musicians alive. I had an eye-opening experience with the shoot itself. But getting the film finished, with all the technicalities involved – whether it's synching the sound – a nightmare if you have multiple cameras and people moving at lightning speeds. A big challenge for us is that classical musicians don't want to appear vulnerable. It took a lot of persuasion to allow us to show rehearsals – when they're in blue jeans, without makeup.
"Hilary Hahn -- we filmed her in Tokyo. Paavo is huge in Japan, and he's going to be head of the NHK Symphony. People were waiting in line for 2/12 hours to get his autograph. It's amazing how much they love him there.
"The story is the journey to the stage. I wanted to show a larger audience how much classical musicians at this level are like professional athletes. There are a lot of parallels, like the pre-game kind of feeling of getting ready for a big concert, the discipline that's required, the pressure that starts to build, because you're going to be on a world stage, the slim margin of error. The amount of practice – they practice their whole lives. Hopefully, it will resonate with people who appreciate professional sports.


"We definitely show the nerves. The opening of the film is the two minutes before Paavo is opening the season at Orchestre de Paris. He gets a knock on the door, and it's, 'OK, we're ready.' There are 3,000 people waiting downstairs. And the French minister of culture is in the crowd, and he determines how much money the orchestra gets. There are lots of moving parts."
Visit the Kickstarter page to see how to get a DVD, sponsor a school screening or attend the gala premiere, slated for Jan. 10 in Philadelphia.


 http://www.cincinnati.com/story/entertainment/arts/2014/10/06/maestro-orchestras-cso-paavo-jrvi-lang-lang-joshua-bell-hilary-hahn/16668331/

Musikalische Sternstunde

General-Anzeiger-bonn.de
Von Bernhard Hartmann
06/10/2014
Zwei Siegertypen: Pianist Arkadi Volodos (links) und Dirigent Paavo Järvi. Foto: Barbara Frommann
Zwei Siegertypen: Pianist Arkadi Volodos (links) und Dirigent Paavo Järvi. Foto: Barbara Frommann

Unter Leitung ihres charismatischen Chefs Paavo Järvi erarbeiteten die Musiker in den ersten Jahren alle neun Sinfonien Beethovens, die sie dann 2009 als kompletten Zyklus in der Beethovenhalle vorstellten. Ihr vitales und mitreißendes und immer ganz eng an der Partitur orientiertes Spiel setzte Maßstäbe der Beethoven-Interpretation weit über die Grenzen des Festivals hinaus. Wenn das Festival eine Beethoven-Medaille für Interpreten zu vergeben hätte, Järvi und die Bremer würden die Kandidatenliste zweifellos anführen.

Jetzt war das Orchester vorläufig zum letzten Mal beim Beethovenfest. Die Residency soll unter Nike Wagners Intendanz nicht weiter fortgesetzt werden. Schön, dass sie sich mit einem Werk von Beethoven im Programmzentrum von ihrer Bonner Wirkungsstätte verabschiedeten: Man spielte das Klavierkonzert Nr. 3 in c-Moll, wobei es eine durchaus spannende Frage war, wie das für seinen schlanken und agilen Ton bekannte Ensemble sich musikalisch mit dem in der romantisch-russischen Tradition großgewordenen Pianisten Arkadi Volodos vertragen würde.

Volodos betrat in den 90er Jahren mit zirzensischen Horowitz-Versionen ohnehin schon virtuoser Werke die internationale Bühne, zeigte aber später, dass er auch ein begnadeter Schubert-Interpret ist. Im Beethoven'schen Klavierkonzert kamen beide Seiten dieser Persönlichkeit zu Wort, wobei die seelenvolle Seite durchaus den größeren Anteil erhielt.

Schon die mit feinster Anschlagsnuancierung ausformulierte lyrische Antwort auf die heroische Molldreiklangsgeste hatte ganz große Klasse. Volodos hauchte dem Klavierpart von Beginn an Seele ein, nie, auch nicht in der Kadenz, verlor sein Spiel an musikalischer Intensität. Das einleitende Thema des Largo spielte Volodos extrem getragen und lud es zugleich mit einer immensen Spannung auf.

Dass dieser Ansatz von Järvi und dem Orchester aufgegriffen wurde, zeigte auch noch einmal die Qualität dieses Ensembles. Nie hatte man das Gefühl, dass hier zwei Ideologien aufeinandertreffen würden.

Im Gegenteil: Das Zusammenspiel der Partner funktionierte in schönstem musikalischen Einverständnis. Das finale Rondo führte diese musikalische Sternstunde auf großartige Weise zu Ende, wobei das leichte tänzerische Element ebenso zu seinem Recht kam wie die herrische Geste. Für den Applaus bedankte sich Volodos mit einer romantischen Interpretation einer Bach'schen Vivaldi-Bearbeitung.

Umrahmt wurde das Klavierkonzert mit Werken von Krzysztof Penderecki und Johannes Brahms. In seiner Sinfonietta für Streicher blickt der polnische Komponist stilistisch zurück auf die erste Hälfte des 20. Jahrhunderts, wobei krachende Akzente Erinnerungen an Strawinskis "Sacre" evozieren, während die lebhafte Polyphonie des finalen zweiten Satzes eher an die Künste eines Hindemith denken ließ. Das Orchester kehrte beide Aspekte dieser mitreißenden Musik virtuos hervor.

Die erste Serenade für Orchester von Johannes Brahms, mit der Järvi und die Bremer den offiziellen Teil ihres Bonner Gastspiels in der ausverkauften Beethovenhalle beschlossen, ist ein merkwürdiges Zwitterwesen, das mehr sein will als nur unterhaltsame Abendmusik, aber sich noch nicht zu wirklicher sinfonischer Größe aufschwingt. Im Grunde ist es eine anspruchsvolle Vorstudie für die vier späteren Sinfonien des Komponisten.

Die Bremer, die sich zuletzt intensiv mit Brahms auseinandergesetzt haben, hauchten dieser Musik mit schönen Bläserfarben und zupackendem Streicherklang musikalisches Leben ein. Das Publikum klatschte begeistert Beifall, und man bedankte sich mit zwei Zugaben, die das Programm sinnig fortsetzten: mit Brahms' Ungarischem Tanz Nr. 3 und Beethovens Prometheus-Ouvertüre.

Beethovenfest in Bonn: Musikalische Sternstunde | GA-Bonn - Lesen Sie mehr auf:
http://www.general-anzeiger-bonn.de/bonn/kultur/Musikalische-Sternstunde-article1467621.html#plx903589576


Zwei Siegertypen: Pianist Arkadi Volodos (links) und Dirigent Paavo Järvi. Foto: Barbara Frommann
 
BONN. Kein anderes Orchester hat den Beethovenklang der Ära der früheren Beethovenfest-Intendantin Ilona Schmiel so sehr geprägt wie die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, die seit 2004 jährlich als Orchestra in Residence nach Bonn reiste.

Unter Leitung ihres charismatischen Chefs Paavo Järvi erarbeiteten die Musiker in den ersten Jahren alle neun Sinfonien Beethovens, die sie dann 2009 als kompletten Zyklus in der Beethovenhalle vorstellten. Ihr vitales und mitreißendes und immer ganz eng an der Partitur orientiertes Spiel setzte Maßstäbe der Beethoven-Interpretation weit über die Grenzen des Festivals hinaus. Wenn das Festival eine Beethoven-Medaille für Interpreten zu vergeben hätte, Järvi und die Bremer würden die Kandidatenliste zweifellos anführen.

Jetzt war das Orchester vorläufig zum letzten Mal beim Beethovenfest. Die Residency soll unter Nike Wagners Intendanz nicht weiter fortgesetzt werden. Schön, dass sie sich mit einem Werk von Beethoven im Programmzentrum von ihrer Bonner Wirkungsstätte verabschiedeten: Man spielte das Klavierkonzert Nr. 3 in c-Moll, wobei es eine durchaus spannende Frage war, wie das für seinen schlanken und agilen Ton bekannte Ensemble sich musikalisch mit dem in der romantisch-russischen Tradition großgewordenen Pianisten Arkadi Volodos vertragen würde.

Volodos betrat in den 90er Jahren mit zirzensischen Horowitz-Versionen ohnehin schon virtuoser Werke die internationale Bühne, zeigte aber später, dass er auch ein begnadeter Schubert-Interpret ist. Im Beethoven'schen Klavierkonzert kamen beide Seiten dieser Persönlichkeit zu Wort, wobei die seelenvolle Seite durchaus den größeren Anteil erhielt.

Schon die mit feinster Anschlagsnuancierung ausformulierte lyrische Antwort auf die heroische Molldreiklangsgeste hatte ganz große Klasse. Volodos hauchte dem Klavierpart von Beginn an Seele ein, nie, auch nicht in der Kadenz, verlor sein Spiel an musikalischer Intensität. Das einleitende Thema des Largo spielte Volodos extrem getragen und lud es zugleich mit einer immensen Spannung auf.

Dass dieser Ansatz von Järvi und dem Orchester aufgegriffen wurde, zeigte auch noch einmal die Qualität dieses Ensembles. Nie hatte man das Gefühl, dass hier zwei Ideologien aufeinandertreffen würden.

Im Gegenteil: Das Zusammenspiel der Partner funktionierte in schönstem musikalischen Einverständnis. Das finale Rondo führte diese musikalische Sternstunde auf großartige Weise zu Ende, wobei das leichte tänzerische Element ebenso zu seinem Recht kam wie die herrische Geste. Für den Applaus bedankte sich Volodos mit einer romantischen Interpretation einer Bach'schen Vivaldi-Bearbeitung.

Umrahmt wurde das Klavierkonzert mit Werken von Krzysztof Penderecki und Johannes Brahms. In seiner Sinfonietta für Streicher blickt der polnische Komponist stilistisch zurück auf die erste Hälfte des 20. Jahrhunderts, wobei krachende Akzente Erinnerungen an Strawinskis "Sacre" evozieren, während die lebhafte Polyphonie des finalen zweiten Satzes eher an die Künste eines Hindemith denken ließ. Das Orchester kehrte beide Aspekte dieser mitreißenden Musik virtuos hervor.

Die erste Serenade für Orchester von Johannes Brahms, mit der Järvi und die Bremer den offiziellen Teil ihres Bonner Gastspiels in der ausverkauften Beethovenhalle beschlossen, ist ein merkwürdiges Zwitterwesen, das mehr sein will als nur unterhaltsame Abendmusik, aber sich noch nicht zu wirklicher sinfonischer Größe aufschwingt. Im Grunde ist es eine anspruchsvolle Vorstudie für die vier späteren Sinfonien des Komponisten.

Die Bremer, die sich zuletzt intensiv mit Brahms auseinandergesetzt haben, hauchten dieser Musik mit schönen Bläserfarben und zupackendem Streicherklang musikalisches Leben ein. Das Publikum klatschte begeistert Beifall, und man bedankte sich mit zwei Zugaben, die das Programm sinnig fortsetzten: mit Brahms' Ungarischem Tanz Nr. 3 und Beethovens Prometheus-Ouvertüre.

BONN. Kein anderes Orchester hat den Beethovenklang der Ära der früheren Beethovenfest-Intendantin Ilona Schmiel so sehr geprägt wie die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, die seit 2004 jährlich als Orchestra in Residence nach Bonn reiste.

Beethovenfest in Bonn: Musikalische Sternstunde | GA-Bonn - Lesen Sie mehr auf:
http://www.general-anzeiger-bonn.de/bonn/kultur/Musikalische-Sternstunde-article1467621.html#plx1907672165
http://www.general-anzeiger-bonn.de/bonn/kultur/Musikalische-Sternstunde-article1467621.html

Friday, October 03, 2014

VIDEO: An intimate look at life of classical music’s Paavo Jarvi

Baltictimes.com
02/10/2014
 
A fascinating new documentary film, titled MAESTRO, follows Grammy award-winning Estonian conductor Paavo Jarvi and an array of brilliant classical musicians (pianist Lang Lang, violinists Joshua Bell and Hilary Hahn, among others) over the course of two years as they perform to sold-out halls across the globe.
Paavo Jarvi is a native of Estonia. In January 2013, he was awarded the Order of the White Star by the Estonian president for his outstanding contribution to Estonian culture.
Since the start of his career, Jarvi has prioritized his support of Estonian composers including Arvo Part, Erkki-Sven Tuur, Lepo Sumera and Eduard Tubin.
He is currently artistic adviser of the Parnu Festival and Jarvi Academy, where he supports young talent through conducting master classes. He is also artistic adviser of the Estonian National Symphony Orchestra and was named Estonian Public Broadcasting’s 2012 Musician of the Year.
MAESTRO is from a first-time filmmaker and the campaign for the film is built around promoting their Kickstarter. The documentary has already been completed, but the group is turning to crowd-funding in order to get music rights and such so that the film can be released.
They would like the public to become familiar with this film, which takes an intimate, unprecedented glimpse into the life of renowned conductor Jarvi, and a vibrant, contemporary portrait of the world of classical music.
Official synopsis: For a period spanning two years, a film crew follows Grammy award-winning conductor Paavo Jarvi and an array of brilliant musicians as they perform to sold-out halls across the globe. The resulting footage captures the pressures of self-expression, the rush of performance, and above all, the power of a universal language.
Maestro is an intimate, unprecedented glimpse into the life of a renowned conductor and a vibrant, contemporary portrait of the world of classical music.
For more information visit MaestroMovie.com

http://www.baltictimes.com/news/articles/35646/#.VC6Eb1fLbbx

Saturday, September 27, 2014

Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen

AlteOper.de

Musikfest Opus 131 - Aufbrüche in der Musik
Die Deutsche Kammerphilharmonie
Bremen
Dienstag 23. September 2014
20:00, Großer Saal


Fazil Say (c) Marco Borggreve

Paavo Järvi Leitung Fazil Say Klavier

Ludwig van Beethoven Ouvertüre zum Ballett "Die Geschöpfe des Prometheus" c-Moll op. 43Wolfgang Amadeus Mozart Klavierkonzert Nr. 23 A-Dur KV 488Johannes Brahms Sinfonie Nr. 2 D-Dur op. 73

19:00 Großer Saal
Vorkonzert und Einführungsgespräch
FAZIL SAY Klavier
Berg, Sonate h-Moll op.1
Moderation: Hans-Jürgen Linke

Nach dem Konzert: Nach(t)konzert

Sein Name lässt sich mit „Vorausdenker“ übersetzen. Er ist das Sinnbild für den aus sich selbst heraus schöpfenden Menschen: Prometheus. Ludwig van Beethoven war fasziniert von dieser rebellischen Gestalt der griechischen Mythologie und überzeugt davon, dass seine eigene Kunst jedem Hörer ein Stück prometheischen Geist mit auf den Weg geben könne. Beim Konzert der Deutschen Kammerphilharmonie Bremen steht mit Beethoven und Mozart die Wiener Klassik im Zentrum – jene bedeutende Epoche, die für Solokonzert, Sonate, Streichquartett und Sinfonie Konventionen formuliert hat, welche für Generationen ihre Gültigkeit haben sollten, doch nicht zuletzt von Beethoven im gleichen Atemzug schon wieder in Frage gestellt wurden. In einem Vorkonzert begibt sich Fazil Say an einen wichtigen Wendepunkt der Musikgeschichte, markiert von den Komponisten der sogenannten „Zweiten Wiener Schule“. In Alban Bergs erster Klaviersonate lässt es sich förmlich spüren, wie sie als völlig freies Klavierstück gründlich mit einer Gattung aufräumt, deren Namen sie dennoch trägt.

Mit freundlicher Unterstützung der
DZ Bank
und der
Gesellschaft der Freunde der Alten Oper Frankfurt

https://www.alteoper.de/de/programm/veranstaltung.php?id=513458596

Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris ouvrent la saison à Pleyel

Diapason
Rémy Louis
22/09/2014
  
Photo: Marc Lyons
C'est avec un brin de tristesse que l'on a assisté à l'ouverture de saison de l'Orchestre de Paris, après l'annonce faite en août par Paavo Järvi – via Facebook – qu'il ne renouvellerait pas son mandat après la saison 2015-2016. Tristesse que dissipe le dialogue intact des musiciens et de leur chef : le Concerto pour violon de Brahms reçoit une lecture vive et imaginative, drue et tout en nervures, peut-être au détriment de la chaleur romantique du son. Maxim Vengerov (dont c'est le retour à l'Orchestre de Paris) rayonne désormais avec une intensité plus mature et intérieure, moins tournée que naguère vers le brillant immédiat – encore qu'il en reste des traces dans sa propre cadence pour l'Allegro non troppo ! Le phrasé de l'Adagio, les échanges avec les bois sont superlatifs. Et en bis, la Méditation de Thaïs distille des inflexions et des respirations dignes d'un chanteur.
Dernière saison de Paavo Järvi à Paris
Un mécanisme orchestral ténébreux envahit ensuite une Symphonie n° 3 de Roussel coulée sans ambages dans un métal digne de Prokofiev – ce qui se comprend –, mais avec un sérieux peut-être excessif (Vivace, Allegro con spirito). Il tourne à la saturation dans La Valse. Appuyée, alternant linéarité et creusement (accents, contrastes), elle s'assimile à un Sacre du printemps ravélien. Même Chostakovitch n'est pas si loin, tant sensualité organique et mystère cèdent le pas à l'éruption obsessionnelle de la matière – si style et esthétique interrogent, l'engagement est total, l'impact incontestable.
Main droite ferme et agile de Xavier Philips
La semaine suivante, Järvi imprègne les Métaboles de Dutilleux d'une lumière plus minérale – un éclairage encore différent de ceux de Gergiev, Rattle ou Gatti. Vision détaillée et moderniste, tendue mais toujours organique, attentive aux rapports de tempo comme à l'unité des longs tapis de cordes. Le Concerto pour violoncelle de Lalo hérite ensuite d'une lecture presque rugueuse, aux volumes puissants : Xavier Philips en délivre une vision d'une très haute maîtrise, plutôt sombre de timbre, très concentrée (justesse impeccable, main droite ferme et agile à la fois... une nécessité ici). Elle va de l'avant sans jamais faiblir, tout en différenciant toujours subtilement climats et phrasés (prolongés en bis par la Serenata de la Suite pour violoncelle seul n°1 de Britten).
Expériences musicales marquantes
Comme un fait attendu, le chef porte ensuite au triomphe une Symphonie n° 5 de Tchaïkovski fervente et altière – rien de sentimental ni de complaisant, mais un climat authentique posé d'emblée par deux clarinettes extraordinairement nuancées. Début captivant, auquel répond le solo de cor de l'Andante cantabile con alcuna licenza, dont deux légers accrocs ne ternissent en rien la sensibilité ni la justesse de phrasé. Les jeux de réponse du quatuor, la profondeur des violoncelles et contrebasses, l'impeccable architecture d'ensemble obéissent à un élan passionné et contagieux, jusqu'à une conclusion naturellement flamboyante. Oui, on peut avoir des regrets pour l'avenir. Mais dans l'immédiat, vivons ces expériences musicales marquantes dont l'Orchestre de Paris et Paavo Järvi sont aujourd'hui coutumiers.
Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris. Paris, Salle Pleyel, les 11 et 17 septembre.

http://www.diapasonmag.fr/actualites/critiques/paavo-jarvi-et-l-orchestre-de-paris-ouvrent-la-saison-a-pleyel
ClassicalMusicNews.ru
Виктор Александров
27/09/2014
Пааво Ярви. Фото - ean Christophe Uhl
Пааво Ярви. Фото – ean Christophe Uhl
В рамках международного музыкального фестиваля Opus 131, продолжающегося в эти дни во Франкфурте на Майне, на сцене Alte Oper выступил Немецкий камерный филармонический оркестр под управлением Пааво Ярви.
В афише форума участвуют выдающиеся музыканты и коллективы современности: Берлинский филармонический оркестр под управлением Саймона Рэттла, Лондонский филармонический оркестр с Владимиром Юровским, «Музыканты Лувра» и Марк Минковский, Хаген-квартет и многие другие.

Для Немецкого камерного филармонического оркестра и Пааво Ярви это был первый концерт нового сезона. В программе гастролей прозвучали произведения И. Брамса, В. А. Моцарта и Л. Бетховена, чья увертюра к балету «Творения Прометея» была сыграна особенно дерзновенно.
В 23-м концерте для фортепиано с оркестром В. А. Моцарта солировал турецкий пианист и композитор Фазиль Сай. Он гастролирует по всему миру, исполняет камерную музыку в ансамбле со скрипачкой Патриcией Копачинской и виолончелисткой Соль Габеттой, струнным квартетом «Борусан» из Стамбула; среди других партнеров Сая по сцене – Юрий Башмет, Шломо Минц, Максим Венгеров.
Фазиль Сай сотрудничает с выдающимися дирижерами современности: Антонио Паппано, Пааво Ярви, Зубином Метой, Юрием Темиркановым, Куртом Мазуром, Саймоном Рэттлом, Владимиром Федосеевым, Элиаху Инбалом. Творческий альянс Сая с Пааво Ярви увенчался большим успехом.
Фазиль Сай. Фото - Marco Borggreve
Фазиль Сай. Фото – Marco Borggreve
Интерпретация пианиста знаменитого концерта Моцарта оказалась свободной, лишенной оков академизма. Сай играл Моцарта так, как он воспринимает его музыку сегодня, как будто сочинение только что появилось на свет. Пианист даже подпевал себе, сидя за роялем.
В скором времени Фазиля Сая услышат в моцартовском цикле сонат на Зимнем Зальцбургском фестивале «Mozartwoche». Оркестр под управлением Пааво Ярви чутко следовал за солистом, передавая тончайшие грани эмоций моцартовского шедевра.
Вторая симфония И. Брамса, завершившая концерт, поразила своей монументальностью и внушительным размахом. Пааво Ярви добился от оркестра предельной сыгранности, безупречного ощущения формы и ансамблевой дисциплины. Каждая из частей брамсовского цикла воспринималась как откровение. После бурного финала симфонии Немецкий камерный филармонический оркестр Бремена и Пааво Ярви порадовали публику двумя Венгерскими танцами И. Брамса.
Музыканты играли с невероятной самоотдачей и энтузиазмом, всецело погружаясь в стихию национального мелоса и фольклора. Фестиваль Opus 131 продлится во Франкфурте на Майне до 5 октября.
Публику ожидают множество концертов, фильмов, спектаклей, симпозиумов, а также встреч со знаменитыми исполнителями.

http://www.classicalmusicnews.ru/reports/paavo-yarvi-i-nemetskiy-kamernyiy-filarmonicheskiy-orkestr-bremena-na-festivale-musikfest-opus-131/

Classical album reviews: Paavo Jarvi, The Juilliard String Quartet, Carolyn Sampson

Independent.co.uk
Andy Gill
22/03/2014
Paavo Jarvi Jorg Widmann: Armonica (Pan Classics)
Paavo Järvi is one of the busiest contemporary conductors, working here with the Frankfurt Radio Symphony Orchestra on  a programme combining three pieces by Jorg Widmann with complementary works by Mauricio Kagel, Beat Furrer and Peter Ruzicka. The latter’s “Clouds” is an accumulation of sonic droplets and mist into a torrential downpour, while Kagel’s Etude No 3 offers a Stravinskian cacophony of horns. But it’s Widmann’s title track that stands out: inspired by Mozart’s interest in the glass harmonica,  it features a blend of strings, accordion and tuned percussion emulating that instrument’s long, keening tones, everything shaped “lightly and vitreously... like a musical suspension of gravity”,  as Widmann describes it.
****

http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/classical/reviews/classical-album-reviews-paavo-jarvi-the-juilliard-string-quartet-carolyn-sampson-9205278.html